La Jazz est une petite citadine conçue par le constructeur japonais Honda en vue de concurrencer ses adversaires européens. Cependant, il faut avouer que le véhicule n’a jamais été le premier choix du public français. En effet, seulement 1228 exemplaires de la Japonaise ont trouvé preneurs au cours du premier trimestre 2015. Afin de redynamiser ses ventes et améliorer son image, Honda sort une réédition de sa citadine. Vantée comme la citadine du grand retour, la nouvelle Honda Jazz compte effacer les mauvais souvenirs, mais un problème subsiste : une motorisation qui se retrouve à bout de souffle.
Ouvrez les portes à la Jazz
Il y a quelques mois, le marché européen accueillait la nouvelle Honda Jazz. Arrivée pour réparer quelques erreurs de son prédécesseur, cette troisième génération arrive tout de même deux ans après la deuxième génération. Avouons que face à des Renault Clio ou Fiat 500, la petite japonaise fait pâle figure. Cela dit, nombreux étaient ceux qui s’attendaient à retrouver un moteur hybride à double motorisation essence électrique sur la nouvelle Jazz, il n’en est rien. En effet, Honda a choisi de fournir un moteur 4-cylindres 1.3 i-VTEC qui après les essais semble remarquablement manquer de souffle, presque autant que celui de la précédente génération.
Si l’on s’en tient à la fiche technique de l’automobile, le constructeur promettait un moteur à essence 1,3 litre développant 102 ch, plus performant et moins gourmand en carburant. Mais le souci est que le nouveau bloc moteur gagne certes deux chevaux de plus, mais est en régression en ce qui concerne le couple. De 127 Nm à 4.800 tr/min, le couple moteur passe désormais à 123 Nm à 5000 tr/min. Avec de telles configurations, il semble assez difficile de contenir le poids moyen de la citadine qui tutoie la tonne.
En conclusion, la nouvelle Honda Jazz aurait pu proposer mieux sous son capot si le constructeur n’avait pas décidé de faire le mesquin. La nouvelle configuration pourrait plaire au public qui ne souhaite qu’avoir un simple véhicule de ville, mais difficile il sera de satisfaire les puristes.
Notons tout de même qu’au lieu de proposer un moteur diesel moins gourmand, le constructeur ait préféré adapter à son moteur essence, des bribes d’une configuration hybride. Sans véritablement proposer un moteur semi-électrique, la voiture s’équipe tout de quand même de pièces plus légères afin de réduire les pertes par frottement.
Qui a dit Atkinson ?
Loin d’une simple rénovation de sa citadine, Honda change tout sur la Jazz. En premier lieu, la plateforme du véhicule change et s’adapte à celui du nouveau HR-V. De plus, le châssis renforcé assure plus d’agilité et plus de confort aux occupants. Couplé à une boîte de vitesse mécanique à six rapports (cinq sur la précédente génération), le nouveau moteur tant critiqué dispose d’une nouvelle technologie de réduction de la consommation dite Atkinson. Cet ajout est probablement le point fort du VTEC qui accompagne la nouvelle Honda.
En effet, grâce à la technologie Atkinson, le moteur effectue un cycle permettant de réduire le pourcentage d’avancement des pistons au cours de leur remontée vers les soupapes. Ainsi, il y a moins d’air comprimé et donc moins d’énergie gaspillée. Là où le bât blesse est que cette forte réduction affecte le couple moteur qui s’affaiblit (dû à la faible compression du mélange air-essence) et par ricochet réduit cruellement la puissance du moteur.
La Honda Jazz n’aime pas les voies rapides
Comme souligné plus haut, le nouveau bloc VTEC 4-cylindres de la citadine Honda manque de vélocité. Cependant, en ville la Jazz est quasiment parfaite. La conduite se fait sans accrocs et même à 4000 tr/min, très peu de vibrations se font sentir dans l’habitacle. À contrario, ne comptez pas sur la belle pour fournir toute sa puissance sur les autoroutes. En effet, le 1.3 i-VTEC tire la langue dès que le régime monte et un violent bourdonnement vous conseille très vite de lever le pied. Néanmoins, la Jazz retrouve très vite son agilité dans les virages rapides et les routes sinueuses grâce à ses centres de roulis déplacés et ses freins assistés par la technologie Agile Handling Assist (système d’aide au pivotement).
Lors de son annonce, la Honda Jazz se vantait d’une consommation moyenne en carburant de 5.0L/100 km avec 116 g de rejet de dioxyde de carbone par kilomètre parcouru. Après nos tests, nous avons remarqué que la citadine consomme un peu moins d’un litre (0.6l) aux 100 km comparativement à sa devancière.
Loufoque et spacieuse malgré tout
On aura beau critiquer son moteur, il faut avouer que la Honda Jazz est un beau véhicule. Avec son allure de minispace et son design atypique, la citadine offre suffisamment d’espace à bord et même dans son coffre. Plus longue de 9 cm, elle propose des sièges légèrement relevés qui rappellent étonnamment ceux dans les salles de cinéma. Cette nouvelle configuration lui permet d’offrir 115 mm au niveau des jambes, 65 mm aux genoux, mais surtout un volume de coffre qui varie entre 300 et 1314 litres (bien plus que la Renault Clio). Et tout cela, pour un tarif de départ fixé à 15 238 €, à voir ici.
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