Selon France Stratégie, l’institution rattachée au Premier ministre, limiter les rejets de CO2 à l’échappement n’est pas suffisant pour améliorer la qualité de l’air. Dans son rapport intitulé « Comment faire enfin baisser les émissions de CO2 des voitures », l’institut semble trouver la solution en énonçant l’idée d’un bonus-malus lié au poids du véhicule.
« Pseudo baisse » des émissions de CO2 des véhicules neufs
A l’origine, la Commission européenne a prévu de soutenir la réduction des rejets de CO2 dans le domaine du transport par l’instauration de 3 piliers, dont la baisse des émissions carbones des véhicules neufs, la fiscalité incitative et la mise en place d’un étiquetage d’information du produit. Le seul qui a fait l’objet d’une harmonisation au niveau européen est la baisse des émissions carbones des voitures neuves. Seulement voilà, malgré des tests d’homologation concluant une baisse de 30% de ces émissions (entre 2001 et 2017), la réalité est tout autre. En conduite réelle, leur baisse ne représentait que 10%.
Un malus saignant pour les grosses voitures
On peut dire que seule la Norvège a suivi à la lettre l’application des 3 piliers de la Commission européenne, ce qui a conduit aujourd’hui le pays à atteindre les objectifs environnementaux. En penchant davantage sur les mesures prises par le gouvernement norvégien, celui-ci a instauré un bonus-malus non seulement sur les émissions de gaz carbonique, mais aussi sur le poids des véhicules. Selon le rapport, cette décision permettrait :
- aux véhicules plus légers d’être moins taxés que les plus lourds
- aux ménages modestes de disposer des véhicules plus économes en carburant
- aux constructeurs d’orienter leur marché vers les véhicules aussi légers que moins énergivores.
À titre d’exemple, la Norvège fait bénéficier à l’acheteur d’un véhicule léger de 900 kg un bonus de 1 500 €, tandis que celui qui achète un modèle de 2,5 T devra régler un malus de 17 500 €.
Poids allégés, batteries allégées
Toujours prêts à déployer tout leur possible pour respecter les normes environnementales, les constructeurs automobiles pourraient mettre fin à la production des gros modèles comme les SUV ou les véhicules électriques de plus de 2T. En effet, lorsque le poids de la voiture est allégé, celui de la batterie se retrouve logiquement allégé. Ce qui permettrait un gain environnemental considérable.
La batterie de la Tesla Model 3 est un bel exemple avec ses 500 kg. Son énergie est de 75 kWh et si on la départageait, elle pourrait permettre à une flotte de 5 voitures électriques légères (batterie de 15 kWh) de parcourir chacune 200 km.
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