Le lancement d’une nouvelle Bugatti est toujours un évènement marquant dans l’univers automobile. Le constructeur français a l’habitude de repousser les limites du possible avec des voitures surpuissantes et parmi les plus rapides du monde. Mais depuis le rachat de Bugatti, de nouvelles perspectives semblent se présenter pour le constructeur. L’achat par Rimac laissait entrevoir un avenir électrique pour Bugatti. Toutefois, la nouvelle Bugatti Tourbillon conserve un moteur thermique, avec une toute nouvelle architecture unique sur le marché.
Un tout nouveau moteur hybride
Pour le développement de la Bugatti Tourbillon, les ingénieurs avaient plusieurs choix ; soit améliorer le W16 turbo de la Chiron, adopter un moteur électrique en s’appuyant sur l’expertise de Rimac ou développer un tout nouveau moteur hybride. C’est cette dernière solution qui a été retenue par le constructeur.

De ce fait, on retrouve sous le capot arrière de la Bugatti Tourbillon un moteur V16 8,3 litres atmosphérique développant la puissance de 1 000 chevaux et un couple de 900 Nm. Ce moteur apprécie les hauts régimes avec une zone rouge perchée à 9 000 tours/minute. Le caractère de ce bloc s’annonce bien différent d’une Bugatti Chiron.
Mais 1 000 chevaux ne suffisent plus aux Bugatti, c’était la puissance de la Veyron présentée au début des années 2000. 20 ans plus tard, la course à la puissance à continué, il fallait donc trouver une solution pour gonfler la puissance de la Tourbillon. Rimac a alors utilisé son expertise de fabricant d’hypercars électriques. Ainsi, la Tourbillon reçoit trois moteurs électriques, deux sur le train avant, un à l’arrière. La puissance électrique est de 800 chevaux s’ajoutant aux 1 000 chevaux thermiques. Vous ne rêvez pas, la nouvelle Bugatti Tourbillon propose bien la puissance de 1 800 chevaux. Cerise sur le gateau, la batterie électrique de 25 kWh autorise une autonomie électrique de 60 km. Elle pourrait alors se passer du règlement du malus écologique en France.
Pour transmettre toute cette puissance au sol, elle utilise une transmission intégrale et une boîte automatique à double embrayage comptant huit rapports.
Des performances supersoniques
En réunissant le meilleur monde des moteurs thermiques et électriques dans de telles puissances, la Bugatti Tourbillon propose des performances impressionnantes. Avec un 0 à 100 km/h expédié en 2 secondes, il lui faut seulement 5 secondes pour atteindre 200 km/h, 10 secondes pour arriver à 300 km/h, tandis que la barre des 400 km/h est franchie en 25 secondes. La vitesse de pointe atteint 445 km/h. C’est 5 km/h plus rapide que la Bugatti Chiron Super Sport bridée à 440 km/h mais capable débridée d’atteindre 490 km/h, imaginez de quoi est capable cette Tourbillon sans bride électronique !

Un luxe presque indescent
À bord, la Bugatti Tourbillon fait preuve d’un luxe rarement observé dans une automobile. L’hypercar s’inspire de l’horlogerie et de la haute couture. Toujours pas d’écran en guise de tableau de bord, la volonté de Ferdinand Piech, papa de la première Veyron est respectée. L’Allemand, patron du groupe Volkswagen à l’époque, ne souhaitait pas voir l’intérieur de la Veyron se démoder à cause d’un écran.

De ce fait, le compteur de la Bugatti Tourbillon est un mécanisme complexe et impressionnant composé de 600 pièces, en titane, saphir et rubis. Les informations sont nombreuses, on retrouve la vitesse et le régime moteur, mais aussi la puissance exploitée, diverses températures et bien sûr la jauge à carburant capable de faire le saut de l’ange à chaque accélération, tant ce V16 est gourmand en essence.

Le volant est reconnaissable entre 1000, son centre est fixe tandis que la jantes est mobile. Une conception utilisée chez un autre constructeur français dans les années 2000, Citroën notamment avec le C4, C5 et C6.

Si le prix de cette Bugatti Tourbillon est annoncé à 3,8 millions d’euros, il devrait exploser après la personnalisation de l’habitacle. Le carbone est bien évidemment présent à la demande mais aussi d’autres matériaux prestigieux comme le cuir ou encore de l’aluminium. L’intérieur de la Bugatti Tourbillon est sans fausse note.
Un style sans rupture
Vous l’avez compris, la rupture est sous le capot de la Bugatti Tourbillon. En revanche, le style est proche de la Chiron et aussi dans la lignée de la Veyron. La calandre est reconnaissable facilement, mais son aspect élargi rappelle le projet de la Bugatti Atlantic. À l’arrière, les projecteurs de la Tourbillon rappellent ceux de l’exclusive Voiture Noire.

De manière générale, il semblerait que la Chiron ait été allongée et légèrement aplatie pour donner cette Tourbillon paraissant plus élancée.
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