Le premier tour de l’élection présidentielle de 2022 s’est déroulé le 10 avril dernier et marque comme en 2017 par l’accession de d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen au second tour. Un match retour mais que proposent les candidats du second tour au sujet de l’automobile ?
Emmanuel Macron, LREM
Le candidat président sortant est fermement attendu sur ce sujet par les associations et les automobilistes. Son premier gouvernement, mené par Edouard Philippe avait conduit à la crise des Gilets Jaunes en raison de l’augmentation conséquente taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Ce même gouvernement avait pris la mesure controversée de descendre la vitesse maximale du réseau secondaire à 80km/h. À présent, le candidat de La Republique En Marche voit la fin de son mandat impactée par les prix records des carburants. Quelles sont ses propositions ?
Les propositions du candidat ont été présentées aux représentants de la filière automobile au mois de mars dernier par le ministre de l’économie Bruno Le Maire qui à pour l’occasion jouée le rôle de porte-parole :
Tout d’abord, le plan France 2030 prévoit 8 milliards d’euros d’investissement dans l’industrie française et mise en place du Crédit Impôt Recherche. Une partie de ce budget sera destinée aux constructeurs automobiles français afin de développer la production des véhicules électriques dans l’hexagone. Ce qui montre que le président sortant souhaite une électrification massive du parc automobile tricolore avec certaines mesures comme : accélération du nombre de bornes de recharge rapides, maintenir le bonus de 6 000 € pour les véhicules électriques.
Le candidat Emmanuel Macron propose aussi un leasing social ayant pour but de doter les Français d’un véhicule électrique. La formule pourrait prendre la forme d’une location longue durée avec un prix d’appel à 100€ par mois. Le prix de cette offre devrait être modulable selon les critères sociaux. Cependant, cette proposition reste pour le moment floue car aucune précision n’a été apportée par l’équipe de campagne.
Le président sortant ne prévoit alors pas de mesures immédiates pour combattre le prix des carburants. La récente mesure de remise gouvernementale sur les prix des carburants de 18 centimes peut éventuellement rentrer dans les mesures du candidat mais celle-ci n’a pas vocation à rester sur le long terme car sa fin est prévue pour le 31 juillet.
Marine Le Pen, RN
La candidate du Rassemblement National à pour cette échéance massivement orientée sa campagne sur le thème du pouvoir d’achat. Cette préoccupation première pour les Français constitue un élément clef dans son accession au second tour. Elle propose donc logiquement un tas de mesures permettant selon elle l’augmentation du pouvoir d’achat des Français. Dans le lot, on retrouve des mesures concernant les automobilistes.
Marine Le Pen souhaite diminuer la TVA sur les carburants, actuellement à 20%, elle prévoit de la diminuer à 5,5% en les considérants comme des produits de première nécessité. Une mesure analogue à celle de son homologue du PS, Anne Hildago.
La candidate du Rassemblement National estime également que l’automobile doit être revalorisée. Son porte-parole Jean-Phillipe Tanguy déclare : « Pendant de nombreuses années, la voiture a été pénalisée par les différents gouvernements. Nous entendons aussi des propos diabolisant à son sujet. Nous ne le partageons pas cette défiance. » Ainsi, elle souhaite diminuer la fiscalité trop punitive sur les véhicules et supprimer immédiatement les ZFE (zones à faibles émissions).
Le sujet de l’automobile permettrait à lui seul de rendre compte de l’important clivage entre les deux candidats. Il pourrait également être un facteur déterminant pour les deux figures qui sont actuellement très proches dans les sondages. Emmanuel Macron est crédité de 51% des intentions de vote, Marine Le Pen 49% selon le sondage IFOP. La dernière ligne droite est lancée et on ne sait pas si le véhicule de tête carbure à l’essence ou à l’électricité.
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