La France souhaite se positionner activement dans le secteur en plein essor des véhicules électriques. Pour ce faire, elle doit non seulement développer des voitures électriques, mais également produire et stocker l’électricité nécessaire à leur fonctionnement. Dans une démarche visant à renforcer son indépendance industrielle, une entreprise française s’apprête à investir plus de deux milliards d’euros dans la production de batteries, avec un projet ambitieux dans le nord de la France.
Une société iséroise bientôt dans le Nord de la France !
La ville de Grenoble et sa région se distinguent comme un véritable vivier d’innovations, abritant des entreprises audacieuses. Parmi elles, Verkor prévoit un investissement colossal de 850 millions d’euros pour la création de son usine de batteries dans le nord de la France.
Ce montant record pour une start-up française n’est pas le fruit d’un effort isolé de Verkor. En effet, la société basée en Isère bénéficie du soutien de plusieurs investisseurs, dont certains constructeurs automobiles, dont Renault, qui ont participé à ce projet.
Avec le soutien des institutions
Verkor ne se lance pas dans cette entreprise seule. Elle est accompagnée par des acteurs publics engagés dans le projet. La Banque européenne d’investissement s’engage à hauteur de 600 millions d’euros, tandis que l’État français contribue généreusement avec un financement de 650 millions d’euros. La présentation officielle de ce projet par le président Emmanuel Macron illustre l’ampleur de l’initiative.
https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1702185408023638246?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1702185408023638246%7Ctwgr%5Ecc0362d0e5ce739fbeedda8dd46f48edf3b31b44%7Ctwcon%5Es1_c10&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.bfmtv.com%2Feconomie%2Fentreprises%2Findustries%2Fla-start-up-francaise-verkor-leve-plus-de-2-milliards-d-euros-pour-ses-batteries-electriques_AN-202309140115.html
Verkor, fondée en 2020, s’implantera dans la « vallée des batteries » située dans le nord de la France, à proximité de Dunkerque. Cette région, qui a connu une importante désindustrialisation au cours des dernières décennies, se retrouve désormais au cœur de la révolution de l’industrie automobile moderne. En effet, l’industrie employait environ 640 000 personnes en 1954, un chiffre qui a chuté à seulement 185 000 en 2018. Les usines de production de batteries ne pourront peut-être pas restaurer le niveau d’emploi de l’ère industrielle passée, mais elles devraient jouer un rôle majeur dans la création d’emplois dans la région des Hauts-de-France.
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