Chaque 1er février, les prix des péages sur les autoroutes augmentent. La hausse moyenne de 2020 reste modérée.
C’est une tradition dont on se passerait bien : le 1er février, les sociétés d’autoroutes revoient leurs grilles tarifaires, et en profitent bien sûr pour augmenter les prix. Elles ne sont toutefois pas en roue libre, les augmentations sont basées sur ce qui est prévu dans les fameux contrats.
La partie la plus importante du calcul est l’inflation : les sociétés peuvent appliquer jusqu’à 70 % de celle de l’année précédente. Avantage cette année : l’inflation a été contenue. D’où au final une hausse moyenne des péages qui est sous 1 % pour les sociétés historiques, qui augmenteront leurs prix de 0,85 % en moyenne (APRR, Sanef, Area, ASF, Cofiroute, Escota…). Les sociétés plus récentes, qui gèrent de petites concessions, auront une augmentation moyenne de 1,59 %. Le calcul 2020 prend aussi en compte une hausse négociée en échange d’un plan de travaux signé en 2018.
Au final, selon vos trajets, les tarifs seront légèrement plus élevés, de l’ordre de quelques dizaines de centimes. Par exemple, sur l’A6 entre Paris (péage de Fleury) et Lyon (péage de Villefranche), on passe de 35,40 à 35,70 €.
Mais en dix ans, les prix des péages ont progressé de près de 20 % ! De quoi faire toujours plus râler, d’autant que les sociétés semblent être dans des positions ultra-rentables. Pourquoi ne pas bloquer les tarifs ? Parce que c’est une fausse bonne idée. Alors ministre, Ségolène Royal a forcé à un gel des tarifs en 2015. Cela étant contraire aux règles des contrats, les sociétés ont obtenu une compensation, sous forme de petites hausses supplémentaires étalées sur plusieurs années, dont celle-ci.
Pour ne pas répéter cette erreur, la majorité actuelle a exclu tout gel. Toutefois, en pleine crise des gilets jaunes, elle a obtenu un geste de la part des concessionnaires : ceux-ci accordent une remise de 30 % si un même trajet est fait plus de 20 fois dans le mois. Bonne nouvelle, cet avantage reste de mise en 2020.
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