L’épidémie a entraîné une dégringolade des cours du pétrole. Bonne nouvelle, les prix à la pompe baissent déjà.
L’épidémie de coronavirus pèse fortement sur l’économie chinoise, avec plusieurs immenses villes mises en quarantaine, ce qui provoque la fermeture de nombreuses usines. Et forcément, cela a un impact sur l’économie du reste du monde. Indicateur très révélateur en ce moment : les cours du pétrole.
Dès le début de la propagation du virus à Wuhan, les prix de l’or noir ont baissé. Et la chute s’est accélérée ces derniers jours. Le 3 février, le baril de Brent, la référence pour le marché européen, est tombé sous les 55 $. Il y a une semaine, il était à 60 $, début janvier il était à 68 $ !
Il faut dire que l’Empire du Milieu est le premier importateur de pétrole et le deuxième consommateur au monde. Forcément, avec une demande moindre, les cours sont orientés à la baisse. D’autant que l’épidémie entraîne un ralentissement du trafic aérien. Les pays producteurs vont tenter de limiter leur offre pour relancer les cours.
La bonne nouvelle est que les prix dans les stations vont dégonfler dans la foulée du pétrole. Bien souvent, on entend dire que ça remonte vite mais que c’est long à baisser. Là, ce n’est pas le cas. En une semaine, le litre de gazole a perdu près de trois centimes en moyenne dans l’Hexagone, à environ 1,43 €. Pour l’essence SP 95 E10, c’est deux centimes de moins, à 1,49 €. Une baisse des prix avait déjà commencé, puisque les prix étaient de respectivement 1,49 et 1,53 € environ au 10 janvier. Le pétrole ayant chuté ces derniers jours, les tarifs à la pompe vont continuer de reculer.
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