Le Covid-19 risque bien de perturber la production automobile et donc la disponibilité de certains modèles. Mais il a un effet plus positif : une baisse des prix des carburants !
L’épidémie de coronavirus se transforme petit à petit en pandémie. La propagation du virus commence à faire tousser l’économie mondiale. Le Ministère de l’Economie a déjà revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2020 et une baisse de l’achat de voiture neuve. Parmi les secteurs impactés, il y a bien sûr l’automobile.
L’épidémie a commencé à Wuhan, une ville chinoise où se trouvent plusieurs usines automobiles, notamment pour PSA et Renault. Plusieurs marques ont stoppé leur production depuis quelques semaines. Cela ne va toutefois pas impacter directement la vente chez nous. Pour les français, ce sont des sites liés à des joint-ventures avec un constructeur local, qui assemblent pour la Chine.
Mais la Chine, c’est aussi un pays très important pour les équipementiers. Le français Valeo compte 34 usines dans l’Empire du Milieu ! La société souligne toutefois auprès de nos confrères du Parisien que 95 % de sa production chinoise est à destination du marché local. Il n’empêche, la situation ne va pas en s’arrangeant, avec le risque d’avoir des usines françaises et européennes pénalisées par un défaut d’approvisionnement en pièces détachées.
Fiat a dû stopper brièvement la production dans son usine serbe, qui assemble la 500L, faute de pièces. L’Italien pourrait être plus fortement touché dans les jours à venir, avec le développement de l’épidémie dans le nord de son pays. Si à ce jour il n’y a pas d’effet dans les concessions, le coronavirus pourrait bien perturber le marché français, avec l’explosion des délais de livraison sur des modèles qui ne pourraient plus être produits.
L’organisation des salons est aussi impactée par la maladie. L’édition 2020 du show de Pékin, qui devait avoir lieu en avril, a été reportée à une date indéterminée. Plus près de nous, en distance et en calendrier, il y a le salon de Genève, qui ouvrira ses portes à la presse le 3 mars et au public le 5 mars. Pas d’annulation en vue, mais les organisateurs ont invité les constructeurs à contrôler leur personnel !
Le coronavirus a également une conséquence plus agréable pour les automobilistes : une chute des prix à la pompe ! Les inquiétudes sur l’économie mondiale ont fait plonger les cours du pétrole, qui sont à leur plus bas depuis un an. Résultat, les tarifs dans les stations dégonflent : depuis le 1er janvier, le litre de gazole a perdu en moyenne 9 centimes, tombant à 1,40 € au 21 février. Pour le sans-plomb 95 E10, c’est 6 centimes de moins, avec 1,47 € le litre.
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