On est bien curieux de savoir où en est le comportement des Français par rapport à l’achat d’une voiture en 2019. En se basant sur la 10e édition de l’étude barométrique annuelle Aramisauto « Les Français et l’automobile », voyons les critères d’achat qui prévalent et ce qui a changé en 10 ans.
Le prix : le critère qui reste prioritaire
En 10 ans, le choix des Français a toujours été dicté par le budget, qu’il s’agisse de l’achat d’un véhicule neuf ou une voiture d’occasion. Ils sont 69 % à le révéler. Faut-il toutefois rappeler qu’il existe des aides financières comme les prêts de la CAF. À ceux-là s’ajoutent les bonus écologiques et les primes à la conversion offerts par l’État lors de l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion plus respectueux de l’environnement.
Les marques françaises : un choix patriotique
Les chiffres nous démontrent que les Français restent fidèles aux marques de voiture françaises pour plusieurs raisons (55% en 2019 contre 49 % en 2010). Selon l’étude, cet attachement revêt un caractère patriotique, même si leur comportement a, cette année, démontré une légère baisse par rapport en 2018 (41% contre 47%). Par ailleurs, les véhicules français sont reconnus pour leur sécurité ainsi que leur style et design séduisants.
Le côté indispensable de la voiture
Parmi les 73 % des automobilistes qui trouvent que la voiture est indispensable, 87 % habitent en zones périurbaines et 95 % en zones rurales. En réinterrogeant les individus, 54 % d’entre eux trouvent que l’acquisition d’un tel bien est un plaisir, sous réserve d’un sentiment d’obligation. De leur côté, ceux qui apprécient et considèrent l’achat comme un réel plaisir représentent 30 %. Évidemment, il y en a ceux qui déclarent que l’achat d’un véhicule est une contrainte (16 %).
On peut dire dans ce volet que la voiture représente pour 34 % des Français un objet de rêve, une progression de 5% depuis 2010.
Le confort et le plaisir
Malgré une baisse de sentiment de liberté et d’autonomie dans les déplacements (30 % contre 35% en 2018), la perception des critères de plaisir et de confort liés à la conduite d’un véhicule a évolué, soit 10 % contre 3 % en 2010 (plaisir) et 7% contre 2% en 2010 (confort). Les constructeurs tentent de séduire les acheteurs par les options et équipements personnalisables.
Le choix du carburant
L’étude n’a pas exposé ce point. Toutefois, selon les constats et la tendance du moment, l’achat d’un véhicule implique le choix du carburant. L’acquisition d’un véhicule diesel n’est plus une priorité pour les Français. Il n’y a qu’à constater la chute des ventes dans ce secteur. Selon le Comité des constructeurs français d’automobiles, le registre des immatriculations (fin 2018) ne comptait plus que près de 40 % de véhicules diesel contre 47,3% en 2017. Il y a encore 10 ans, ce type de motorisation représentait les ¾ du marché de l’automobile en France. Une telle désaffection profite, à la petite échelle, aux véhicules hybrides et électriques, soit une augmentation de 6% des ventes en 2018.
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