Alors que l’attention se portait surtout sur l’arrivée prochaine de la Cupra Raval, la marque espagnole crée la surprise en dévoilant une évolution de sa compacte électrique Cupra Born. Après plusieurs années de carrière, ce modèle dérivé de la Volkswagen ID.3 bénéficie d’une mise à jour qui vise autant à moderniser son style qu’à améliorer son expérience à bord.
Un design qui accentue le caractère sportif
Pour cette évolution de mi-carrière, Cupra ne bouleverse pas l’identité visuelle de sa compacte électrique. L’objectif est plutôt de renforcer son tempérament sportif, déjà plus affirmé que celui de sa cousine allemande.
La face avant adopte ainsi une interprétation plus marquée du fameux « Shark Nose ». Le bouclier gagne en relief avec des lignes plus tranchées et deux nervures qui encadrent le logo de la marque, toujours mis en valeur par sa signature cuivrée. Cette teinte caractéristique apparaît également sur la lame située au bas du pare-chocs et sur les ouvertures destinées à canaliser l’air vers les passages de roues. Les projecteurs profitent aussi d’un dessin retravaillé, contribuant à donner davantage de personnalité à l’ensemble.
De profil, la compacte conserve sa silhouette dynamique, mais certains détails évoluent. Les jantes restent proposées en 19 ou 20 pouces, tandis que la monte pneumatique a été élargie pour atteindre 235 mm de largeur aux deux essieux. Cette modification vise à renforcer l’adhérence et le caractère sportif du modèle. Les portières disposent désormais d’un éclairage d’ambiance intégré, qui s’illumine lors de l’ouverture.
À l’arrière, la principale nouveauté réside dans le bandeau lumineux qui traverse toute la largeur du véhicule et intègre un logo rétroéclairé. Ce dispositif accentue visuellement la largeur de la voiture. Le diffuseur redessiné adopte un style plus imposant. Cette modification a obligé les ingénieurs à repositionner le système d’attelage sous la plaque d’immatriculation, désormais montée sur un mécanisme basculant pour permettre l’installation du crochet.
Le catalogue de couleurs évolue également avec l’arrivée d’une nouvelle teinte baptisée Gris Timafaya, portant à six le nombre de coloris disponibles. Les dimensions changent très peu : la voiture gagne seulement 12 mm pour atteindre 4,33 mètres de long, tandis que la largeur et la hauteur restent respectivement proches de 1,80 mètre et 1,50 mètre.
Un habitacle modernisé et plus technologique
L’évolution ne se limite pas à l’extérieur. L’habitacle bénéficie lui aussi de plusieurs améliorations destinées à rehausser la perception de qualité et à moderniser l’environnement numérique.
Les panneaux de porte ont été redessinés et intègrent désormais des accoudoirs recouverts de textile recyclé Dinamica. Ce matériau s’inscrit dans la volonté de la marque d’utiliser davantage de composants durables.
Les passagers arrière profitent également d’un meilleur confort grâce à l’ajout de nouvelles bouches d’aération intégrées à l’accoudoir central. Sur les versions les plus équipées, ils prennent place face à des sièges baquets dont la coque n’est plus réalisée en carbone mais en polymères recyclés, une solution plus respectueuse de l’environnement.
Le poste de conduite évolue sensiblement. Le volant reçoit de nouvelles commandes physiques ainsi que des palettes permettant de régler l’intensité de la récupération d’énergie au freinage. Juste derrière, l’écran numérique faisant office de combiné d’instrumentation passe de 5,3 à 10,25 pouces, ce qui améliore nettement la lisibilité des informations de conduite.
La transformation la plus importante concerne cependant le système multimédia. Google fournit désormais la base logicielle grâce à Android Automotive. Cette solution permet d’intégrer directement plusieurs services populaires sans nécessiter de connexion avec un smartphone.
Les conducteurs peuvent ainsi utiliser des applications telles que Google Maps, Waze ou Spotify directement depuis l’interface du véhicule. Certaines fonctions, comme la navigation de Waze, peuvent même s’afficher dans le combiné d’instrumentation, ce qui facilite la lecture des indications sans quitter la route des yeux.
Des motorisations globalement inchangées
Sous la carrosserie, les évolutions restent plus discrètes. La gamme mécanique conserve une structure proche de celle déjà proposée auparavant.
La version équipée d’une batterie de 58 kWh développe 190 chevaux et promet une autonomie avoisinant les 450 kilomètres selon le cycle WLTP. Au-dessus, la batterie de 79 kWh est associée à deux niveaux de puissance : 231 ou 326 chevaux. Dans cette configuration, l’autonomie maximale peut atteindre environ 600 kilomètres.
La variante d’entrée de gamme associant un moteur de 170 chevaux et une batterie de 50 kWh ne devrait pas être commercialisée sur le marché français.
Côté recharge, la batterie la plus grande peut accepter une puissance maximale de 185 kW en courant continu. Dans des conditions optimales, cela permettrait de récupérer une large partie de l’énergie en moins d’une demi-heure sur une borne rapide. La charge en courant alternatif reste limitée à 11 kW.
La compacte électrique intègre également la fonction V2L (Vehicle-to-Load), qui permet d’alimenter différents appareils électriques à partir de la batterie du véhicule grâce à un adaptateur branché sur la prise CCS. Les palettes installées derrière le volant permettent quant à elles de moduler l’intensité du freinage régénératif, jusqu’à offrir une conduite proche du mode « one-pedal ».
Une compacte électrique qui poursuit sa montée en gamme
Les tarifs de cette version actualisée n’ont pas encore été communiqués. Néanmoins, la marque devrait maintenir un prix de départ inférieur à 47 000 euros afin de rester éligible aux aides gouvernementales dans certains pays européens.
La production continuera d’être assurée dans l’usine du groupe Volkswagen située à Zwickau, en Allemagne.
Avec cette mise à jour, Cupra cherche surtout à renforcer l’identité de son premier modèle 100 % électrique. Sans révolution technique, la compacte gagne en caractère, en technologie et en qualité perçue, de quoi prolonger sa carrière face à une concurrence de plus en plus dense sur le marché des voitures électriques.
Je demeure en France plus précisément dans les hauts de France près de LILLE, car je ne puis acheter une voiture sans la voire et sans l’essayer, merci de me répondre ou est situé la concession automobile qui vends la « CUPRA » dans ma région? Ayant l’habitude d’aller au moins 2 fois par ans en Pologne soit 1100km aller je trouve quand même faire pratiquement 3 arrêts pour recharger l’electricité sur la « CUPRA » c’est perdre environ 2 petites heures sur les autoroutes à voir?
Avec mes remerciements anticipés
JEAN PIERRE WIRTGEN
Vous avez deux concessions CUPRA dans la métropole lilloise : CUPRA Lille à Villeneuve-d’Ascq (118 rue Jules Guesde) et CUPRA Lille Ouest à Lomme (5 rue Lavoisier). Les deux proposent bien sûr les essais sur place.
Concernant votre trajet vers la Pologne (environ 1 100 km), votre remarque sur les arrêts recharge est tout à fait pertinente. Sur un parcours autoroutier de cette distance, il faut effectivement compter 2 à 3 arrêts selon le modèle et les conditions de conduite. En pratique, ces pauses de 20 à 30 minutes sur des bornes rapides coïncident souvent avec les arrêts naturels (café, repas, pause). Cela ajoute du temps, c’est vrai, mais c’est de moins en moins pénalisant à mesure que le réseau de bornes rapides se densifie sur les axes européens (notamment en Allemagne et en Pologne).