Le président sortant, Emmanuel Macron a été réélu à 58,5% des suffrages. Dans cet article, il n’est pas question de faire une sociologie de ses électeurs ou autre analyse menant à sa réélection mais de s’intéresser sur les mesures qui seront prises pour le monde automobile.
Sans changement
Le résultat de ce scrutin ne devrait pas changer les politiques concernant l’automobile, Emmanuel Macron prévoit de continuer sur sa lancée en ayant annoncé quelques nouvelles mesures dans son programme. Au contraire de la candidate du Rassemblement National qui avait prévu une politique radicalement opposée.
Le Président de la Republique est attendu sur ce domaine, en effet son premier quinquennat a créé la colère chez de nombreux automobilistes à commencer par la limitation de 80km/h mais aussi la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) qui avait mis les Français dans la rue avec le mouvement des Gilets Jaunes ou encore la hausse du malus qui a fait mal à de nombreux passionnés nous privant de certaines productions sportives.
C’est donc dans cette continuité que le président a prévu de commencer son second mandat.
ZFE (zone à faibles émissions)
Les ZFE ont été un sujet clivant lors de la dernière campagne, des candidats comme Éric Zemmour ou encore Marine Le Pen y était fermement opposé les considérants comme trop restrictives et liberticides.
De son côté, Emmanuel Macron les défend et affirme leur déploiement sur toutes les villes de plus de 150 000 habitants d’ici 2025 et dans 10 villes trop fréquemment polluées. Cette mesure devrait toucher de nombreux Français qui ne pourront plus utiliser leur voiture actuelle pour se déplacer, pour faire face à cette contrainte le président prévoit un prêt à taux zéro expérimenté en 2023 pour aider les plus modestes à changer de véhicule.
Prix des carburants
Les faits montrent que jamais les prix des carburants n’ont été si haut. En 2018, une hausse du prix avait contribué à créer le mouvement des gilets jaunes. Et en 2022, les prix ont explosé tous les records. Le gouvernement sortant avait pris la décision d’offrir une remise de 18 centimes par litre de carburant mais celle-ci doit prendre fin le 31 juillet 2022.
En toute vraisemblance, le Président de la Republique devrait prolonger cette remise ou la reformer si le prix des carburants n’a pas baissé d’ici la fin du dispositif.
Une aide pour doter les Français de véhicules électriques
L’un des points importants du programme du candidat était la promesse d’une « offre de location de véhicules propres (électriques et hybrides) à moins de 100 euros par mois ». C’est en réalité la seule nouvelle proposition du programme. Le reste des mesures continuent celles déjà lancées pendant les 5 premières années Macron.
De plus, la baisse du bonus écologique devrait être repoussée. Le ministre Bruno Le Maire l’avait annoncé en la parole du candidat Emmanuel Macron mais cela reste à confirmer.
Le malus toujours plus dur
Le malus écologique est une spécificité bien française, sous le quinquennat précédant son augmentation a été très importante jusqu’à atteindre 50% du prix de la voiture ou 40 000€. Si certains se plaignent déjà de ces montants, ils n’ont pas fini de se plaindre car le malus va encore se durcir avec un seuil de déclenchement prévu dès 123 g/km pour 2023.
De même, le malus au poids est la nouveauté de cette année et il semble chimérique de voir son abandon lors de ce quinquennat.
Le ton est donné, l’écologie semble être au cœur de son second quinquennat, en espérant que cette dernière ne soit pas trop punitive pour les passionnés de véhicules sportifs au sans-plomb qui ne cessent d’espérer une amélioration des politiques restrictives à leur égard.
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