Ford apporte une évolution significative à son Puma Gen-E pour le millésime 2026. Sans toucher à sa batterie, le constructeur américain parvient à étendre l’autonomie de son petit SUV électrique, une amélioration attendue pour lui permettre de suivre le rythme d’un marché où les avancées techniques se multiplient.
Une meilleure autonomie bienvenue
Ford accélère déjà l’évolution de son modèle. Quelques mois seulement après son arrivée dans les concessions, le Ford Puma Gen-E s’offre une mise à jour orientée vers deux objectifs essentiels : une meilleure endurance et une dotation technologique enrichie. Une stratégie nécessaire pour rester dans la course face à une concurrence particulièrement dynamique sur le segment des SUV électriques compacts.
Le Puma Gen-E occupe toujours la première marche de l’offre zéro émission de Ford. Conçu à partir d’une plateforme héritée du thermique, il devait composer avec des contraintes structurelles. Lors de sa commercialisation, son autonomie homologuée à 376 kilomètres en cycle mixte WLTP apparaissait convenable pour une utilisation quotidienne centrée sur la ville et la périphérie. Mais avec une batterie de 43,6 kWh, le modèle affichait des limites évidentes face à des rivaux qui se montrent plus généreux en capacité.

Pendant que les acteurs du groupe Stellantis dépassent systématiquement les 400 kilomètres de portée, hors variantes sportives, et que Renault positionne également sa R4 E-Tech au-dessus de cette barre symbolique, Ford devait réagir. D’autant que les marques du groupe Volkswagen préparent pour 2026 des SUV électriques plus efficients encore, renforçant la pression concurrentielle.
Face à ce constat, Ford a revu sa copie. Le constructeur annonce désormais une autonomie supérieure à 400 kilomètres, sans dévoiler pour l’instant les détails des ajustements techniques. L’amélioration est particulièrement marquée en environnement urbain, où la portée grimpe désormais jusqu’à 550 kilomètres. La capacité de la batterie n’évoluant pas, Ford semble avoir concentré ses efforts sur l’optimisation des flux énergétiques et sur une gestion plus fine de l’ensemble du système électrique.
Cette avancée repositionne le Puma Gen-E face à des modèles bien implantés, comme le Peugeot e-2008 muni d’un accumulateur de 54 kWh et capable d’afficher entre 398 et 406 kilomètres d’autonomie selon les versions. Malgré un pack plus modeste, le SUV américain réduit l’écart tout en conservant une motorisation de 168 chevaux, inchangée pour l’année 2026. Les temps de recharge demeurent également identiques, avec un maximum de 100 kW sur borne rapide permettant de passer de 10 à 80 % en 23 minutes.
Une conduite autonome améliorée
Ford accompagne par ailleurs ce progrès technique d’une évolution importante en matière d’aides à la conduite. Le Puma Gen-E adopte le dispositif BlueCruise, une technologie de conduite assistée permettant de rouler les mains libres sur certaines voies rapides, tout en respectant les obligations légales. Ce système regroupe plusieurs fonctions destinées à offrir une expérience plus moderne et plus confortable, un atout devenu indispensable pour les modèles électriques de dernière génération.

Le constructeur n’a pas encore dévoilé la date d’arrivée en concession de cette version révisée, ni ses tarifs. L’actuel Puma Gen-E est proposé à partir de 33 990 euros, hors éventuelles aides gouvernementales. Les précisions devraient être communiquées prochainement. Cette mise à jour arrive en tout cas au bon moment pour un modèle qui avait besoin d’un gain d’autonomie pour défendre sa place dans l’un des segments les plus acharnés du marché automobile.
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