Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) demeurent un problème majeur pour les véhicules thermiques. Le gouvernement français, à travers son dispositif de malus écologique, vise à sanctionner même le plus léger excès d’émissions. De leur côté, les constructeurs s’efforcent de minimiser autant que possible les émissions de leurs véhicules. Une contribution notable à ce défi est apportée par Google.
L’intelligence artificielle sollicitée
Les embouteillages ont un impact néfaste sur la qualité de l’air. Lorsque des dizaines, voire des centaines de véhicules restent immobilisés au même endroit, moteur en marche, l’air devient rapidement irrespirable. Google entend apporter son soutien à cette problématique grâce à l’intelligence artificielle.

Un feu vert pour la circulation verte
À travers son programme baptisé Green Light, Google cherche à optimiser le trafic routier en régulant les infrastructures, notamment les feux de signalisation. Cette intelligence artificielle exploite les données issues de Google Maps pour communiquer avec les feux tricolores et optimiser le flux de circulation.
Ce qui distingue le système de Google, c’est qu’il n’exige pas de modifications majeures des infrastructures préexistantes. Au lieu de cela, un ingénieur local se charge de paramétrer les feux. Cette adaptabilité permet au système de rester efficace et de s’ajuster au fil du temps, évitant ainsi de devenir rapidement obsolète.

Réduire la pollution à la source
Les démarrages des véhicules consomment une quantité significative de carburant car ils nécessitent une accélération de la masse du véhicule. Les émissions de gaz d’échappement augmentent également considérablement pendant cette phase. En conséquence, il est essentiel de fluidifier le trafic pour minimiser ces démarrages fréquents, une approche radicalement opposée à celle adoptée par de nombreuses villes en France qui multiplient les obstacles à la circulation.
Google annonce que son système est capable de « réduire les arrêts de 30 % et les émissions de gaz d’échappement de 10 % ». Actuellement, ce système est testé dans 12 villes à travers le monde, dont Seattle, Rio de Janeiro, Manchester, Hambourg, Budapest, Haïfa, Abou Dhabi, Bangalore, Hyderabad, Kolkata, Denpasar et Jakarta.
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