Pour le septième mois consécutif, le marché automobile français montre des signes de recul. En novembre 2024, les immatriculations de véhicules particuliers ont chuté de 12,7 %, totalisant 133 320 unités. Ce déclin s’explique en partie par un calendrier moins favorable, avec deux jours ouvrés de moins qu’en novembre 2023. Certes, mais depuis le début de l’année, la tendance est également à la baisse, avec un recul cumulé de 3,7 %, portant le volume à 1 534 756 unités. Ce ralentissement s’enracine dans un contexte économique et réglementaire difficile. La crise de confiance des consommateurs dans les nouvelles énergies, l’attentisme face aux nouvelles technologies et la réduction brutale des aides fiscales pour les véhicules électriques pèsent lourdement sur le marché.
Stellantis en difficulté, Renault résiste
Le groupe Stellantis traverse une période délicate, enregistrant une baisse de 13,1 % en novembre, soit 32 286 immatriculations. Si certaines marques comme Jeep (+85 %) et Alfa Romeo (+8,6 %) parviennent à progresser, d’autres, comme Fiat (-50,7 %), Opel (-36,1 %) et Citroën (-20,6 %), subissent de lourdes pertes. Peugeot limite la casse avec une légère baisse de 0,6 %, mais l’ensemble du groupe reste en retrait par rapport au marché global depuis janvier (-7 %).

À l’inverse, Renault s’impose comme un acteur combatitif. Avec 34 027 véhicules immatriculés (+0,3 %), le groupe conserve sa position de leader. La marque Renault progresse de 4,5 %, atteignant 22 437 unités, tandis que Dacia accuse un recul de 6,5 %, en partie imputable à l’impact de la fin du bonus écologique sur la Spring mais aussi l’absence d’un modèle électrique avec une bonne autonomie et des l’espace à bord, un modèle électrique pragmatique qui manque et que souhaiterait voir les clients de Dacia. Il manque à Dacia un modèle pour affronter la Citroën ë-C3 ou encore la ë-C3 Aircross.

Un marché à deux vitesses
Malgré les difficultés globales du marché, quelques marques tirent leur épingle du jeu. Outre Renault, des acteurs comme Volkswagen (+3,5 %), Skoda (+5,8 %), Volvo (+8,1 %) ou encore Cupra (+17,1 %) enregistrent des croissances remarquables pour la période. Les nouveaux venus chinois BYD et XPeng poursuivent leur implantation avec des résultats encourageants. Cependant, avec moins de 15 marques dans le vert sur plus de 50 présentes, le marché reste profondément divisé. Les disparités témoignent d’un environnement instable, où seules les stratégies commerciales les plus adaptées semblent porter leurs fruits.

Les énergies alternatives en mutation
Le marché des motorisations suit une évolution contrastée. Si les véhicules hybrides progressent fortement (+38,7 %, soit 51 711 unités), confirmant leur statut de valeur refuge, les ventes de modèles 100 % électriques s’effondrent (-24,4 %, à 23 255 unités).
La part de marché de l’électrique reste néanmoins stable à 17,4 % depuis le début de l’année, mais cette stagnation inquiète, d’autant plus face à la réduction que le bonus écologique vient de subir. Les hybrides rechargeables, eux, reculent de 19,6 %, tandis que les motorisations thermiques traditionnelles, essence (-31,5 %) et diesel (-33,3 %), continuent de décliner. Les niches telles que l’E85 et le GPL subissent également un net recul, amplifié par la réduction de l’offre des constructeurs, Ford qui était le principal constructeur a proposer des moteurs flexfuel bioéthanol arrête peu à peu cette offre.
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