Les dates d’interdictions des essence et diesels en France, Europe et dans le reste du monde

pompes à carburant

En France, en Europe, et même au-delà, le moteur thermique, qu’il soit essence ou diesel est de plus en plus honni . Voué à disparaitre, on fait le point sur les annonces faites par les différents pays pour le remplacer par la fée électricité .

De plus en plus de pays souhaitent bannir totalement les véhicules thermiques, qu’ils soit essence, diesels ou encore hybride (rechargeable ou non) au profit de la propulsion 100 % électrique. On fait le point sur les échéances annoncées, en France et ailleurs.

France : la fin programmé pour 2040

La France a annoncé qu’elle interdira la vente de voitures possédant un moteur thermique à partir de 2040. Mais bien avant cette échéance, de nombreuses villes de l’Hexagone auront déjà rendu leur accès bien compliqué à bon nombre d’automobilistes. Les ZFE (Zone à Faibles Emissions) ont pour but de restreindre la circulation des véhicules les plus polluants en se basant sur les vignettes Crit’Air.

Dans les années à venir, les critères de circulation au sein de ses ZFE sont amenés à se durcir. À titre d’exemple, l’objectif pour Paris est d’autoriser uniquement les véhicules arborant une vignette Crit’Air 0 (voitures zéro émission, électriques ou hydrogènes) en 2030. D’ici là, les essence d’avant 2006 et l’ensemble des motorisations diesels (Crit’Air 2) auront été interdites en 2024. Alors que dès juin 2021, les autos estampillées vignette 4 (diesels avant 2006) n’auront plus le droit de circuler dans la capitale française.

Alors qu’elles ne concernent aujourd’hui que 3 agglomérations (Grand Paris, Grenoble-Alpes-Métropole, Métropole du Grand Lyon), les ZFE sont amenées à être de plus en plus nombreuses. Pour 2021,  3 zones supplémentaires sont déjà prévue et 12 de plus sont encore à l’étude. De plus, un décret paru en septembre 2020 annonce qu’une ZFE doit être adoptée de façon obligatoire par une agglomération en cas de dépassement des normes de pollutions. Un domaine dans lequel la France se fait régulièrement épingler par l’Union Européenne.

Europe : des mesures disparates

En Europe, certains pays envisagent avant les autres la fin du moteur à explosion. C’est par exemple le cas de la Norvège qui souhaite interdire la vente de véhicules thermiques dès 2025. Un record mondiale. Il faut dire que le pays est déjà bien avancé dans sa transition vers l’automobile zéro émission puisque 60 % des voitures vendues en 2019 étaient électriques et que les motorisations diesels sont déjà bannies de sa capitale Oslo. Une avancé possible grâce aux nombreuses infrastructures et aides à l’achat financées par l’Etat, ce dernier bénéficiant de ressources importantes provenant notamment de l’extraction et de l’exportation du…pétrole, qui n’est pas la plus écologique des ressources !

La capitale Danoise, Copenhague, a elle aussi déjà interdit la circulation des voitures diesels. Mais le Danemark vise quant à lui 2030 pour l’arrêt définitif de la vente des autos thermiques sur son territoire. 2030 signera aussi la fin des véhicules essence et diesels en Suède et au Royaume-Uni. Nos voisins d’outre-Manche ayant eux aussi déjà mis en place des ZFE, notamment à Londres.

En revanche, côté allemand, les choses ne se pressent pas. Bien que le pays soit pro-écologie, les grands constructeurs automobiles restent des acteurs économiques très puissants. Pour l’instant, seule une proposition d’interdiction des autos thermiques à l’horizon 2030 a bien été avancée, mais rien n’a encore été acté et rien n’a semble t-il été prévu en ce sens. Cependant, l’Allemagne souhaite voir 10 millions de voitures électriques circuler d’ici 2030, sans plus de précisions.

L’Italie aussi reste dans le flou mais annonce la fin de la vente des moteurs à explosion en 2030, sans pour autant prendre de grandes mesures, bien que certaines villes, à l’image de Rome, commencent à interdire les diesels en cas de pic de pollution. En Espagne, une proposition pour 2040 a été faite mais cette dernière n’est pas encore validée.

Enfin, l’Union Européenne pourrait mettre tout le monde d’accord puisqu’elle souhaite voir la fin des autos essence, diesels et hybrides en 2035, soit 5 ans avant la date envisagée par la France. Pour l’instant, cela reste encore à l’état de projet, mais il sera discuté en juin 2021. S’il est validé, il deviendra alors une directive obligatoire pour tous les Etats membres.

Ailleurs dans le monde

La Chine, premiers pays pollueur au monde mais aussi constructeur important des batteries dédiées à l’automobile, avait initialement annoncé vouloir interdire totalement les voitures thermiques en 2035. Finalement, cette date ne sera pas tenue. Le premier marché mondiale semble plutôt viser une part des ventes de 60 % de voitures électriques à cette échéance.

Les Etats-Unis ne vont probablement pas établir de loi au niveau national. Les différents Etats décideront donc de leurs propres règles de circulation pour les autos thermiques. Comme d’habitude, la Californie devrait être meneur dans la transition vers le véhicule électrique et annonce la fin des autos devant faire le plein à la station service  pour 2035.

Au Japon, l’arrêt de la vente des autos thermiques est annoncé pour 2035. Toyota, originaire du pays du soleil levant et leader dans le domaine de la voiture hybride, émet des doutes sur cette marche forcée vers la voiture fonctionnant sur batterie et travail davantage sur l’automobile à hydrogène

Des contraintes encore non résolues

Si les dernières annonces des différents pays sont encourageantes pour un monde  »plus vert », il reste à voir si elles seront réellement mise en application d’ici 10, 15 voir 20 ans d’après les différents échéances. D’ici là, les gouvernements et les directions politiques peuvent encore changer et revenir sur les nobles ambitions d’aujourd’hui.

De plus, avant d’interdire totalement les modèles thermiques, il va falloir que des infrastructures adaptées voient le jour, notamment au niveau des bornes de recharge, un domaine où la France est aujourd’hui très en retard. Si dans notre pays, le nucléaire est fortement représenté dans le mix énergétique et possède l’avantage d’être décarboné (mais entraine d’autre soucis écologique), plusieurs pays utilisent majoritairement des usines à charbon pour leur production d’électricité. Pas idéale en matière d’émission de CO2, que l’on tente de faire baisser drastiquement avec l’abolition du moteur thermique !

Beaucoup de défis sont donc encore à relever pour rendre les voitures électriques totalement viables pour le quotidien de l’ensemble des automobilistes. Mais d’ici là, on peut compter sur une amélioration importantes des technologies.

Publié par
Jean-Baptiste TRICHOT
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