Les auto-écoles vont devoir utiliser un contrat type qui détaille leurs prestations et les prix qui vont avec. Le but : éviter aux clients les mauvaises surprises, et leur permettre de mieux comparer les tarifs.
Le coût du permis de conduire est d’environ 1.800 € en France. La somme varie fortement selon différents critères, à commencer par la région, le type de formation et bien sûr le niveau du candidat. Pour faire baisser le coût, le gouvernement a fait passer plusieurs mesures en 2019. Il n’a pas été question de pousser les auto-écoles à diminuer les tarifs : l’idée est plutôt de favoriser des formules moins onéreuses, notamment la conduite sur simulateur et l’apprentissage sur boîte auto, qui réclame 13 heures de cours au minimum au lieu de 20.
Pour que les futurs conducteurs dépensent moins, le gouvernement souhaite aussi jouer sur un autre levier : la concurrence. Il prépare ainsi un comparateur en ligne, qui permettra d’en savoir plus sur les prix, mais aussi le taux de réussite. Pour faciliter la comparaison entre deux établissements, le ministère de l’Economie va imposer l’usage d’un contrat type, un document unique de neuf pages, qui sera signé par tous les élèves à partir du 1er juin 2020.
Chasser les frais interdits
Ce contrat type détaillera tous les frais de l’auto-école : cours de conduite, frais administratifs, facturation du livret… La volonté du gouvernement est d’ajouter de la transparence dans les offres des auto-écoles et faciliter donc la mise en concurrence, vu que le document sera le même partout. Le contrat vise aussi à éviter les mauvaises surprises qui feraient exploser le coût total de la formation, avec des frais dissimulés… voire interdits par la loi. Le transfert d’un dossier d’une auto-école à une autre ne peut être facturé. Le document contiendra aussi les conditions de l’annulation d’une heure de conduite et celles pour le remboursement en cas d’arrêt de la formation.
Le Ministère souligne que la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression) veillera au grain, avec des opérations de contrôle simplifiés. La dernière enquête réalisée par la DGCCRF en 2018 dans un millier d’établissements avait débouché sur un taux d’anomalie de 49 % concernant les contrats proposés par les auto- écoles et de 52 % concernant l’information sur les prix !
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