Waze et Coyote : des contrôles routiers désormais impossibles à signaler ?

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Certains contrôles de police sont censés être impossibles à signaler sur Waze et Coyote depuis le 1er novembre, mais un problème technique rend inapplicable la mise en place de cette disposition.

 

Le 1er novembre, les applications d’aide à la conduite comme Waze et Coyote devaient pouvoir rendre impossible le signalement des forces de l’ordre dans certaines conditions. Cette mesure longtemps repoussée, elle était initialement prévue pour 2019 puis 2020, rencontre pourtant encore des problèmes de mise aujourd’hui.

Une technique pas encore opérationnelle

Dans les textes tout est bien à jour. Le code de la route, dans le cadre de la Loi d’orientation des mobilités, a bien été actualisé. Le dispositif a vu ses modalités précisées par le décret n° 2021-468 du 19 avril 2021 qui annonce  : « L’interdiction de rediffusion de tout message ou de toute indication émis par les utilisateurs d’un service électronique d’aide à la conduite ou à la navigation par géolocalisation ».

Si du côté administratif tout est ok, en revanche, techniquement, rien n’est opérationnel ! En effet, les solutions techniques nécessaires pour faire disparaître les contrôles de police des applis n’ont pas encore été développées par le ministère de l’intérieur. Et aucune date n’a encore été officialisée.

Les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiant concernés

Sont concernés par cette mesure seulement certains contrôles de police bien précis comme des ceux concernant l’alcoolémie ou les stupéfiants. Prise par le préfet, cette interdiction de signalement ne peut excéder 2h. Le rayon d’action est de 10 kilomètres hors agglomération et 2 kilomètres en ville.

Cette disposition peut aussi être activée directement par le ministre de l’intérieur en cas d’opération antiterroriste ou alerte enlèvement. Dans ce cas, la durée d’application peut aller jusqu’à 12 h.

 

La signalisation des radars pas touchée

Pour rappel, cette mesure ne concerne pas la signalisation des radars, qu’ils soient mobiles ou fixes qui pourront toujours être visibles sur Waze ou Coyote. Ces derniers ont d’ailleurs précisé à nos confrères de l’Argus que l’entreprise a déjà « par le passé déjà eu recours à la désactivation de son service. Dans le cadre d’attentats terroristes par exemple (janvier et novembre 2015), afin d’avoir la certitude qu’aucune de nos alertes ne puissent être détournées au profit d’un ou plusieurs individus dangereux ».

Publié par
Jean-Baptiste TRICHOT
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