Afin de vous mettre au parfum, vous automobilistes qui vous êtes un peu égarés des actualités, voici en résumé les grands changements de cet été, dont la plupart sont liés à la lutte contre la pollution.
Prime à la conversion : l’Etat ralentit le rythme
Destinée aux nouveaux propriétaires de voitures moins polluantes, la prime à la conversion a été revue à la baisse cet été. Si le gouvernement a fixé l’objectif d’accorder en 5 ans un million de primes, celui-ci est déjà à plus de 500 000 depuis début 2018. Pour éviter de se vider rapidement les poches, l’Etat a donc ralenti le rythme en retouchant les conditions de la prime à la conversion. La réforme à pris effet le 1er août dernier et en voici les grandes lignes :
- baisse du niveau maximum d’émissions de CO2, soit de 122 à 116 g/km
- octroi de la prime en fonction du revenu fiscal de référence par part, dont le seuil maximum est de 13 489 €. Ceci est applicable pour les véhicules à essence et diesel Crit’Air 1 et 2 immatriculés après le 01/09/2019.
- plus de prime pour les nouveaux propriétaires de véhicules essence ou diesel Crit’Air 2 immatriculés avant le 01/09/2019.
- tous ceux qui ont acheté des véhicules électriques ou hybrides de moins de 60 000 € ont droit à une prime de 2 500 €.
- pas de prime pour les véhicules achetés à 60 000 €.
- les familles modestes ont toujours droit à une prime doublée
Contrôle technique : les diesels de plus en plus traqués
Depuis le 1er juillet 2019, les véhicules à moteur diesel vont passer de sales quarts d’heure quand viendra le contrôle technique. L’instauration de nouvelles mesures a en effet pour objectif d’éliminer de la circulation les véhicules diesel à moteur encrassé et/ou dont les composants ne fonctionnement plus normalement. Ceci fait référence non seulement à la vanne EGR, mais au filtre à particules (FAP) dont la suppression est de plus en plus courante (phénomène du défapage).
Les contrôleurs ont recours à des appareils de mesure sophistiqués. Quant à la norme applicable, ils vont considérer la valeur plaquée ou la valeur d’homologation en vigueur depuis la mise en circulation du véhicule. Si la tolérance est accordée aux véhicules plus âgés, il n’en est pas ainsi pour les véhicules récents (Euro 5 et 6).
Permis de conduire : dès 17 ans révolu
Le gouvernement a assoupli l’octroi du permis de conduire à travers 3 points et les dispositions sont entrées en vigueur le 22 juillet dernier. L’objectif étant de le rendre plus accessible, même par les plus jeunes. Ainsi, pour ceux qui souhaitent passer le permis en conduite accompagnée, le gouvernement a réduit l’âge de passer à l’épreuve pratique à 17 ans. Pour ce qui est de la formation sur simulateur, sa durée est passée de 5 à 10 heures. Comme cette méthode est moins onéreuse pour les écoles de conduite, elle devrait se répercuter sur le tarif final payé par élève. Afin de favoriser le permis « boîte de vitesse automatique », le gouvernement a réduit le temps d’attente de son obtention de 6 mois à 3 mois.
Nouvelles règles de circulation
Si la sécurité est la principale cause des changements opérés sur les règles de circulation, la lutte contre la pollution en est une autre.
Ainsi, rouler pendant le jour à Paris ne sera plus qu’un lointain souvenir pour les modèles trop polluants. Pour cause, depuis le 1er juillet, la mairie a ajouté dans sa liste des « bannis » de la circulation, les titulaires de vignettes 4, c’est-à-dire les véhicules diesel Euro 3 commercialisés entre 2001 et 2005. Les véhicules essence qui datent d’avant 1997 sont aussi concernés par cette restriction. Toutefois, ils peuvent prendre l’air durant la nuit et les week-ends.
À Lille, le 30 km/h se généralise petit à petit dans la ville. Il ne concernera cependant pas les grands axes structurants où l’on peut circuler à 50 km/h.
Malus : il s’applique désormais aux pick-up
Longtemps considérés comme des véhicules réservés aux professionnels, les pick-up s’invitent depuis quelques années dans les garages des particuliers. Devant ce phénomène, il était plus que temps pour le gouvernement de leur « coller » un malus. Depuis le 1er juillet dernier, le malus s’applique aux pick-up 5 portes. Les modèles à simple cabine ou à cabine allongée avec 4 places en sont exclus afin de ne pas pénaliser les professionnels.
Que réserve 2020 aux automobilistes ?
À l’heure où l’on parle, le problème sur le retour ou non aux 90 km/h sur les routes départementales n’est pas prêt d’être résolu d’ici à la rentrée. 2020 nous en donnera sans doute des nouvelles.
Si cette année, les nouveautés étaient pratiquement moins bonnes pour les automobilistes, on entrevoit des assouplissements pour l’an prochain. S’agissant entre autres du covoiturage en entreprise. Les employés (privé et public) pourraient voir leurs frais de déplacement allégés, en raison de la participation des employeurs jusqu’à 400 € par an. Par ailleurs, on perçoit une baisse des prix des pièces détachées suite à la libéralisation du marché.
Enfin, avec le nouveau protocole de mesure WLTP, on craindra une flambée des malus automobile si la grille actuelle est reconduite pour l’an prochain. Les automobilistes croisent les doigts pour une mise à jour plus favorable.
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