Emmanuel Macron a annoncé son plan de soutien massif au secteur automobile. Les français vont ainsi bénéficier de primes plus généreuses afin de relancer les ventes, quand les industriels vont avoir droit à des aides financières importantes en échanges de la sauvegarde des emplois sur le territoire.
C’est depuis l’usine Valéo d’Etaple (Pas-de-Calais) que le président a développé son plan de soutien à la filière automobile. Totalisant une enveloppe totale d’environ 8 milliards d’euros, il doit notamment permettre de relancer rapidement les ventes (de voitures plus »vertes ») et d’aider les entreprises du secteur automobile.
Plus de bornes de recharge
Souhaitant encourager la vente de voitures plus respectueuses de l’environnement, la première annonce a concerné le bonus écologique. Il est ainsi augmenté, pour les particuliers, de 1 000€ et passe donc de 6 000€ à 7 000€ maximum pour tout achat d’une voiture électrique de moins de 45 000€. Cette mesure est limitée dans le temps puisqu’elle démarrera à partir du 1er juin prochain et se terminera le 31 décembre 2020.
Comme attendu, les professionnels aussi voit le bonus écologique relevé à 5 000€, contre 3 000€ actuellement . C’est bien, mais l’on s’attendait à ce qu’il soit augmenter à hauteur 6 000€, soit sont montant de l’an dernier
Afin de permettre, enfin, l’essor de l’automobile branchée, le gouvernement s’engage à voir fleurir 100 000 nouvelles bornes de recharge sur le territoire d’ici 2021, au lieu de 2022 comme initialement prévue. Ces dernières devraient être principalement implantées aux abords des autoroutes. « Il faut que nos concitoyens achètent davantage de véhicules, en particulier des véhicules propres » a déclaré le chef de l’Etat. On espère que ce beau discours ne sera pas qu’un effet d’annonce…
Les véhicules électriques ne seront désormais plus les seules à bénéficier de ce bonus écologiques puisque les acheteurs de voitures hybride rechargeables auront désormais droit à une aide de 2 000€. Une mesure depuis longtemps réclamée par les constructeurs qui proposent de plus en plus se type de motorisation, moins contraignante que le 100% électrique pour les utilisateurs et qui bénéficie d’un système d’homologation WLTP favorable pour afficher des émissions de CO2 très basses
Seulement 200 000 véhicules pour une prime à la conversion élargie
La prime à la conversion va être élargit et va devenir accessible à plus de monde. Destinée à renouveler le parc auto, elle permet actuellement de bénéficier d’une aide gouvernementale comprise entre 1 500€ et 3 000 €. Pour en bénéficier il fallait mettre au rebut un modèle diesel de plus de 14 ans et avoir un revenus fiscal de référence de moins de 13 489€ (pour un(e) célibataire sans enfant). Dorénavant, la prime passe à 3 000€ voir même 5 000€ pour l’achat d’un véhicule électrique. Pour en bénéficier, il faudra désormais envoyer à la casse un véhicule diesel de plus de 9 ans, ou un essence âgé d’au moins 14 ans. Le seuil de revenue fiscal de référence est augmenté à 18 000 €. Grâce à ces modifications, Emmanuel Macron a annoncé que « Les trois quarts des Français seront éligibles » à ces nouveau échelons.
Attention cependant, cette prime est limitée aux 200 000 premières commandes profitant de ce dispositif, ceci afin de relancer les ventes rapidement et d’écouler une partie des 400 000 véhicules encombrant les stock des concessionnaires.
Des aides de l’Etat, mais pas sans contrepartie
Alors que Renault en grande difficulté financière, va bénéficier d’un prêt exceptionnel de 5 milliards d’euros, les petites entreprises frappées par la crise vont pouvoir compter sur une aide de 600 millions d’euros. 400 millions seront pris en charge par l’Etat, 100 millions par PSA et 100 millions par Renault. En plus de cela, 150 millions seront investis pour l’innovation et le véhicule de demain.
En échange de ses aides, l’Etat souhaite que les délocalisations cessent et que les emplois français soient préservés. PSA s’est ainsi engagé à ce que la production de ses voitures électriques et hybrides augmente pour atteindre 130 000 véhicules. Le 3008 sera désormais entièrement produit en France. La situation est plus compliquée pour Renault qui a annoncé vendredi un plan d’économie de 2 milliards d’euros où 5 000 postes seraient menacés d’après Le Figaro. La marque au losange a tout de même s’est engagé à tripler sa production d’électrique d’ici 2022. « Renault rejoint le programme européen de batteries électriques » a déclaré le Président de la République alors que la régie a annoncé qu’elle produirait ses moteurs électriques à Cléon (Seine-Maritime) et non pas en Asie, comme prévu initialement. Mais aucune garantie n’a encore été apporté pour la sauvegarde des sites de Douai et Maubeuge, menacés de fermetures….
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