Le mois d’avril n’aura pas permis d’inverser la courbe. Le marché automobile français reste englué dans une dynamique négative en 2025, avec des volumes en recul et une électrification qui patine du côté des particuliers. Après quatre mois, la baisse s’installe durablement. Voici les principaux chiffres du mois d’avril à retenir.
Un marché encore en baisse
Le mois d’avril 2025 s’inscrit dans la lignée des mois précédents avec un recul de 5,6 % des immatriculations de voitures particulières neuves. Ce repli porte à 7,3 % la baisse cumulée depuis le début de l’année. Une situation préoccupante qui reflète une demande affaiblie, sans véritable moteur de reprise à l’horizon.
Les grands groupes français en ressentent les effets de façon contrastée. Stellantis accuse un fort recul de 12,3 % en avril, avec des marques en grande difficulté : Fiat plonge de 60,1 %, Opel chute de 29,4 %, tandis que Peugeot limite un peu plus les dégâts à -10,7 %. À l’inverse, Renault parvient à tirer son épingle du jeu grâce à la bonne tenue de sa marque principale (+4,3 %), malgré un repli de Dacia (-4,8 %). Résultat : une progression globale de 2,1 % pour le groupe.

Du coté des constructeurs étrangers, le groupe Volkswagen enregistre une baisse globale de 8,46 %, dont 15,39 % uniquement pour Volkswagen, Audi chute de 16,16 % tandis que Seat, Porsche et Audi enregistre une diminution des immatriculations en France dépassant 30 % chacun. Toutefois la bonne performance du groupe est signée Cupra avec une augmentation des ventes d’avril 2024 à avril 2025 de 50,98 %. A souligner aussi la bonne forme de Skoda qui améliore de 12,08 %.
Le groupe Toyota est en chute de 10,43 % au global. La maison mère Toyota chute de 11,16 % tandis que Lexus n’arrive pas vraiment a compenser cette perte malgré son amélioration de 7,23 %. Ford baisse de 28,83 %, Nissan de 16,43 %, Hyundai de 6, 47 %, Kia de 13,18 %, BMW de 12,76 %, Volvo de 33,76 %, Suzuki de 32,01 %, Mitsubishi de 49,81 % et même Tesla chute de 59,45 % malgré l’arrivée du Tesla Model Y restylé.
Parmi les constructeurs qui s’en sortent bien, citons Mercedes qui accroit ses ventes de 24,83 % et Mini de 120,23 %.
L’essence et l’hybride dominent toujours
Côté motorisations, les acheteurs français restent majoritairement tournés vers les blocs thermiques ou électrifiés légers. Les modèles essence représentent encore 23,1 % des immatriculations sur les quatre premiers mois, mais c’est bien l’hybride, tous types confondus, qui domine avec 45,1 % du marché. En revanche, les motorisations 100 % électriques stagnent. Leur part atteint 18,2 % entre janvier et avril, mais n’évolue quasiment plus, avec 18 % en avril. Plus inquiétant : la clientèle privée se détourne de l’électrique, avec une chute de 44 % des ventes par rapport à avril 2024. Ce sont les flottes d’entreprises qui soutiennent le segment, avec une hausse de 65 % et 22 % de parts de marché sur ce canal spécifique.

Les modèles les plus vendus : la Clio s’échappe
- Renault Clio : 32 934 exemplaires
- Peugeot 208 : 26 848 exemplaires
- Dacia Sandero : 22 699 exemplaires
- Peugeot 2008 : 20 264 exemplaires
- Citroën C3 : 15 485 exemplaires
- Peugeot 3008 : 15 295 exemplaires
- Dacia Duster : 15 278 exemplaires
- Renault Captur : 14 540 exemplaires
- Toyota Yaris Cross : 12 918 exemplaires
- Renault Symbioz : 12 009 exemplaires
La meilleure représentante de l’électrique, la nouvelle Renault 5, occupe seulement la douzième place place avec 11 454 immatriculations. Elle devance la Citroën ë-C3 (7 247) et le Renault Scénic électrique (5 859), qui remonte doucement après l’instauration de remises. Pénalisé par des délais de livraison, le Tesla Model Y glisse à la 25e position avec 5 237 unités, mais le modèle de la marque américaine devrait rapidement remonter au top de vente électriques.
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