Depuis sa mise en place, la prime à la conversion connait un beau succès. Alors qu’elle arrive bientôt à terme, Bruno le Maire a confirmé qu’elle serait prolongée, mais sous une forme différente.
La prime à la conversion fut mise en place le premier juin dernier afin de relancer les ventes automobiles suite au coronavirus et au confinement, ainsi que pour permettre une transition plus rapide vers un parc auto moins émetteur de CO2.
Les conditions de la prime actuelle
En échange de la mise au rebut d’une vieille auto (immatriculée avant 2006 dans le cas d’une essence et avant 2011 concernant les diesels), cette prime prévoit une aide allant jusqu’à 3 000 € pour l’achat d’une voiture thermique neuve ou d’occasion, et 5 000 € pour l’acquisition d’une auto électrique ou hybride rechargeable. Pour en profiter, il faut cependant que son revenu fiscal n’excède pas 18 000 € (pour un(e) célibataire sans enfant).
La prime à la conversion, limitée à 200 000 exemplaires, a été un grand succès et le seuil devrait être atteint d’ici la fin du mois de juille. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Economie, Bruno le Maire, devant le Sénat, lors de la discussion sur le projet de budget rectificatif de 2020 : »Les bonus pour l’achat d’un véhicule propre et la prime à la conversion ont été un immense succès. (…) Les 200 000 primes à la conversion prévues seront épuisées d’ici la fin du mois de juillet« .
Une prolongation validée
Cependant, Bruno le Maire a ajouté souhaiter continuer d’encourager la baisse des émissions de C02 et prolonger la prime à la conversion : « Nous garderons, après ce dispositif, une prime à la conversion attractive pour accélérer la baisse des émissions de CO2 et le renouvellement du parc automobile français« . Mais le ministère de l’Economie a toutefois déclaré que cette prolongation ne se fera pas sans modification de la prime actuelle, sans en préciser les nouvelles modalités.
Cette nouvelle devrait contenter le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), qui, dès fin juin 2020, expliquait qu’il était « indispensable de maintenir une aide à visée sociale et écologique, en gardant le périmètre actuel de véhicules éligibles, tout en ajustant les montants et en ciblant en priorité les ménages les plus modestes« . (avec AFP)
Crédit photo : Fred Romero
0 commentaires sur cet article
Commentez cet article