Le tout nouveau MG5 est le premier break 100 % électrique. Proposé à un prix canon, il promet un espace suffisant pour toute la famille, et jusqu’à 400 km d’autonomie. Découvrez si ses promesses sont tenues dans notre essai auto du MG5.
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MG continue de grandir en présentant le MG5. Et comme son nom ne l’indique pas, il s’agit du quatrième modèle de la marque. Anciennement Morris Garage, la marque anglaise, dorénavant passée sous pavillon chinois, s’est largement convertie à l’électrique. MG ne possédait jusqu’à présent, que des SUV dans sa gamme (les 100 % électriques ZS EV et Marvel R, ainsi que l’hybride rechargeable EHS). Le nouveau MG5 est donc le premier break de la marque.
Il s’agit aussi du premier break du marché fonctionnant uniquement sur batterie (si l’on exclut les Porsche Panamera Sport Turismo et Cross Turismo bien plus élitistes). Question tarif, le MG5 n’évolue effectivement pas (du tout) dans les mêmes sphères. Démarrant à 32 490 euros hors bonus, le break sino-anglais se veut accessible au plus grand nombre.
Extérieur et design du MG5
Le MG5 ne révolutionne pas le segment des breaks avec son look. Celui-ci est plutôt consensuel et ne fera pas se retourner les passants, malgré le beau rouge habillant notre modèle. À l’avant, la barre chromée, coupée en son centre par le cache de la prise électrique, se prolonge dans les optiques LED. Un imposant patch noir se trouve sous ces dernières afin d’habiller le bas du pare-chocs. Le profil se distingue par une ligne de caisses en forme de vague pour suggérer la fluidité. Au-dessus des vitres se trouve un jonc chromé qui se termine dans le montant arrière afin de le couper et de l’alléger.
Enfin, si la garde au sol n’est que de 11,5 cm, soit une valeur tout ce qu’il y a de plus classique, on a tout de même l’impression de voir une auto surélevée. Vu de profil, on pourrait croire à un break tout chemin, bien qu’il manque les protections plastiques. Cela est dû aux passages de roues agrandis laissant un large espace autour des jantes de 17 pouces (sur notre modèle Luxury, 16 pouces sur Comfort).
Poste de conduite et habitabilité du MG5
Assis derrière le volant (provenant tout droit de chez Volkswagen et qui aurait mérité davantage d’amplitude dans ses réglages), on trouve une planche de bord plutôt jolie. Toutefois, celle-ci ne fait absolument pas low-cost. Une excellente nouvelle étant donné le prix du MG5 défiant toute concurrence. Si le plastique dur est bel est bien présent en masse, son aspect est plutôt flatteur. On note que les matériaux ont été choisis avec davantage de soin là où se posent les mains.
Disposé au centre et au format tablette, l’écran tactile possède une belle taille de 10,25 pouces et dispose du GPS de série. Malheureusement, ce dernier n’intègre pas d’info trafic. Un défaut finalement pas si important que ça puisque la compatibilité avec Apple CarPlay et Android Auto est aussi présente. La réactivité de la dalle est excellente, mais il faudra tout de même un petit peu de temps avant de naviguer avec fluidité entre les différents menus.
Toujours concernant l’ergonomie, on ne trouve pas de touche directe pour régler la climatisation. Si des raccourcis physiques existent bel et bien sous l’écran, celui permettant d’accéder à la climatisation ne fonctionnait pas sur notre exemplaire ! Autre défaut (que l’on espère réservé à nos modèles d’essai !) le menu correspondant à la climatisation était intitulé « Station de charge ». Pas facile de s’y retrouver !
Question confort, on se trouve étonnamment mieux assis côté passager que conducteur avec davantage de moelleux. À l’arrière, les occupants de la banquette bénéficieront de suffisamment d’espace, que ce soit au niveau des jambes ou de la tête. Seule la personne installée au milieu sera moins bien logée. Bien que l’absence de tunnel de transmission dégage de l’espace, le dossier et l’assise plus fermes ne favoriseront pas le confort lors des longs trajets.
Bien que la longueur du MG5 soit légèrement inférieure à celle des Peugeot 308 SW et Renault Mégane Estate (4,60 m contre respectivement 4,64 m et 4,63 m), l’espace dédié aux passagers arrière est bien plus généreux dans l’anglaise.
En revanche, côté coffre, notre MG électrique se trouve bien en dessous de ses deux homologues françaises. Bien que son volume de 479 litres ne soit pas ridicule, il ne fait pas le poids face aux 563 litres de la Mégane et des 608 litres de la Peugeot (dans ses déclinaisons thermiques, le coffre de la lionne est réduit par la batterie dans les déclinaisons PHEV et affiche alors 548 litres). Autre petit bémol, aucune manette n’est présente dans le coffre pour rabattre facilement la banquette (au format 2/3-1/3) alors que le seuil de chargement, un peu haut, forme une marche à l’entrée. Derrière les passages de roues, de vastes alcôves sont présentes et permettent d’y glisser divers objets.
Que vaut le MG5 sur la route ? Essai en conduite
Au démarrage, on profite d’une des qualités majeures des autos électriques : le silence. Et bonne nouvelle, celui-ci ne s’estompe pas au fil de la route. On notera tout de même l’apparition de quelques bruits d’air au niveau des rétroviseurs aux alentours de 110-120 km/h.
On démarre en mode Confort, activé par défaut, ce qui nous permet de bénéficier d’une direction douce. Le sélecteur de conduite agit sur la direction ainsi que sur la réactivité de la pédale d’accélérateur et du moteur. En mode Eco, ce dernier est vraiment trop anesthésié, alors que le mode Sport permet d’exploiter au mieux les 156 ch et 280 Nm de couple. Mais cela impose alors une direction trop alourdie artificiellement, sans pour autant améliorer son ressenti. Les accélérations sont franches et les reprises rassurantes. Doubler un poids lourd sur route ne demandera pas d’anticipation exagérée.
Dans tous les cas, le confort est privilégié grâce aux amortisseurs à grand débattement. Ils permettent d’avaler sans soucis l’essentiel des obstacles et autres défauts de la chaussée (raccord, plaques d’égout, dos d’âne, etc.). En contrepartie, cette souplesse pourra paraître excessive si la cadence augmente. Bien que les mouvements de caisse soient correctement contenus, les butées d’amortisseurs peuvent être rapidement atteintes.
Le MG5 fait le plein d’aides à la conduite, avec notamment l’aide au maintien dans la voie (qui a une légère tendance à faire rebondir la voiture d’une bande à l’autre) et un régulateur de vitesse adaptatif. Si le freinage d’urgence est aussi de la partie, l’alerte anti-collision qui lui est associée est bien trop sensible par défaut. Il est heureusement possible de passer par les réglages pour ne plus avoir à l’entendre biper à chaque ralentissement de la voiture devant vous. Excellente chose, votre choix est enregistré par la voiture et il n’est pas nécessaire de le régler à chaque démarrage.
Le MG5 est disponible avec une batterie de 50 kWh (associée à un bloc de 177 ch) et une de 61 kWh (avec un moteur de 156 ch). C’est cette dernière configuration que nous possédions lors de notre essai. Ainsi équipé, le break électrique annonce une autonomie maximale de 400 km. Un chiffre pas si éloigné de la réalité d’après les consommations que nous avons relevé. Sur autoroute, l’ordinateur de bord nous affichait 22 kWh/100 km, ce qui autorise 277 km entre deux passages à la borne. Sur route, le bilan est plus que positif : notre MG5 s’est contenté de 16 kWh/100 km permettant alors d’espacer les recharges de 380 km. Si on n’atteint pas encore la polyvalence d’une auto thermique, il est tout à fait envisageable de s’éloigner sereinement des centres urbains dans cette électrique.
Concernant la recharge, le MG5 accepte une puissance pouvant aller jusqu’à 87 kW en courant continu (70 kW avec la batterie de 50 kWh). Il est alors possible de récupérer 80 % de la charge en une quarantaine de minutes.
Notes et avis sur l’essai du MG5
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️ | La ligne du MG5 ne transcendera pas les foules avec son look. Cela pourra convenir à de nombreuses personnes souhaitant se fondre dans la circulation. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Si le MG5 ne brille pas par pour son toucher de route, il met en avant son grand confort et un comportement rassurant. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️ | Le volume de son coffre n’a rien d’exceptionnel pour un break mais reste suffisamment logeable pour une famille. Les places arrière profitent de davantage d’espace. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | Avec un prix débutant à 32 490 euros hors bonus, il est difficile de trouver mieux ! |
Bilan de notre essai du MG5
Depuis son rachat par SAIC en 2007, MG a pris le virage de l’électrique à bras-le-corps. Après 3 SUV, c’est au tour du break de faire son apparition avec le MG5. Misant sur son tarif agressif, il ne se contente pas de ce seul argument.
Disponible à partir de 32 490 euros, le MG5 bénéficie d’une gamme simple avec deux batteries et deux niveaux de finition. Notre modèle équipé de la grosse batterie s’échange contre 35 490 euros. Dès la finition de base, l’équipement se veut complet avec notamment toute la panoplie des aides à la conduite.
Petite fantaisie, il est possible d’alimenter un appareil électrique externe grâce à la batterie de la voiture et sa fonction V2L. Attention tout de même, un câble additionnel, facturé environ 400 €, est nécessaire.
Même sans cela, le MG5 saura séduire ceux souhaitant passer à l’électrique mais ayant besoin de place tout en ne voulant pas succomber à la mode du SUV. D’autant plus qu’avec son autonomie suffisante, vous pourrez vous éloigner de votre domicile sans trop d’inquiétude. Bien que tout ne soit pas parfait, avec notamment une ergonomie loin d’être idéale, le prix défiant toute concurrence suffira à coup sûr, à passer outre.
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