Essai du Volvo V60 : l’autre premium

Essai du Volvo V60

Bien que Volvo dispose d’une communauté fidèle, rien de sert de nier que son image de marque n’a pas tout à fait l’aura de celle du trio allemand Audi-BMW-Mercedes. Il n’empêche, passer à côté du V60 serait bien dommage pour qui cherche un break stylé et bien fini. Découvrez l’essai auto du Volvo V60.

Volvo dispose depuis des décennies d’une image forte portée sur la robustesse et la sécurité autant active que passive. Et à juste titre : c’est le constructeur suédois qui a, le premier, breveté et installé la ceinture de sécurité à trois points dans une voiture de série, en 1959. Depuis, la marque a toujours fait de la sérénité à bord son cheval de bataille, un héritage que l’on retrouve dans la gamme actuelle.

Extérieur et côté style du Volvo V60

Loin de l’agressivité exacerbée de la concurrence, le V60 joue la carte d’une classe discrète qui met tout le monde d’accord. Quelle élégance ! Relativement bas (1,43 m, pour 4,76 m de long), profilé, mais jamais tape à l’œil, le break Volvo remporte tous les suffrages question design. Et preuve de sa différence, il attire plus de sourires affectueux que de moues dédaigneuses. Avec sa silhouette très carrée, le V60 rend hommage à ses vénérables ancêtres, 240 Break et 850 Break en tête. Mais il sait aussi verser dans la modernité et s’adapter à la gamme récente, en reprenant par exemple à l’avant la signature lumineuse LED en forme de marteau de Thor.

Contrairement à d’autres modèles du segment, le V60 est aussi harmonieux avec le kit carrosserie spécifique de la finition R-Design, que sans. C’est notamment dû à des proportions plaisantes, avec des portes à faux avant et arrière relativement courts qui dynamisent la ligne du break. Chaussé de jantes de 19 pouces, le V60 a fière allure !

Intérieur et habitabilité du V60

Les gentillesses se poursuivent dans l’habitacle, où Volvo a fait le choix d’une approche bien plus minimaliste que ses concurrents. Résultat ? L’ambiance est zen, on a l’impression de se retrouver dans un salon et les passagers profitent, à l’avant comme à l’arrière, d’un espace conséquent. Le coffre est donné pour 524 l, de quoi permettre à quatre adultes de partir en vacances sereinement. La finition est un poil moins perfectionniste que chez les Allemands, mais globalement, la prestation est tout de même de haute volée. En s’orientant vers des finitions hautes, le V60 se paie même le luxe de ne laisser que très peu de place aux plastiques basiques, misant plutôt sur le bois, l’aluminium ou encore le cuir, ou bien sur des matériaux moussés et valorisants. Une réussite !

Seul reproche que l’on pourrait faire côté ergonomie, c’est que le minimalisme impose de regrouper la majorité des fonctions sur l’écran tactile de la planche de bord. Il est par exemple assez peu pratique, en roulant, de devoir pianoter sur l’écran pour accéder à la climatisation. Heureusement, le logiciel Volvo est bien conçu, intuitif et l’on accède à la fonction souhaitée en très peu de clics. Dommage que le GPS soit par contre si médiocre, parce que lent et parfois enclin à faire prendre des sens interdits en ville. Android Auto et Apple CarPlay seront donc de précieux alliés pour utiliser Waze ou Google Maps. Et mention spéciale à la très bonne, mais onéreuse sono Bowers & Wilkins optionnelle, qui transforme le V60 en véritable salle de concert !

Que vaut le V60 sur la route ? Essai en conduite

La plupart de la gamme Volvo est axée sur le confort plus que sur le sport. N’espérez donc pas jouir des qualités dynamiques d’un châssis BMW par exemple, mais le V60 s’est tout de même montré plus vif qu’attendu sur le réseau secondaire. Gréé de la suspension adaptative, le V60 permet de verrouiller efficacement ses amortisseurs en mode Sport pour offrir une précision de conduite inconnue de son grand frère V90. Le train avant devient un peu plus incisif, la direction électrique offre une bonne consistance (bien qu’elle soit avare en remontée d’informations) et l’on se surprend à chercher à provoquer le Suédois dans les enchaînements de virages. Et c’est là qu’il avoue ses limites : le poids se rappelle à votre bon souvenir (près de 1,9 tonne), l’empattement long (2,87 m) se veut plus rassurant et stable que joueur, en bref, le V60 n’aime pas qu’on le cravache trop. Mieux vaut donc s’en tenir à une conduite fluide et rythmée, qu’il encaisse à merveille. Et au quotidien, le mode Confort est tout à fait conciliant, à défaut d’être vraiment moelleux, surtout avec des jantes de grand diamètre. Pour le coup, le châssis raffermi de la version R-Design n’est vraiment pas indispensable.

Notre modèle d’essai était équipé du diesel D4, de 190 ch. C’est le compagnon parfait des gros rouleurs, offrant à la fois souplesse et consommations raisonnables : nous nous en sommes tenus à 7 l /100 km lors de l’essai. Il est en revanche peu enthousiasmant du fait de son caractère assez plat et linéaire, bien qu’il soit largement suffisant sur le plan des performances. Malgré la bonne insonorisation de la cabine, les claquements du diesel se font tout de même entendre lors des grosses accélérations. Une variante essence hybride rechargeable existe également, encore faut-il avoir l’utilité de ce type de motorisation.

Notes et avis sur le Volvo V60

CatégorieNote sur 5 Avis Caroom
Esthétique⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️Sorti en 2018, le V60 n'a pas pris une ride et reste l'un des breaks les plus réussis de sa catégorie.
Conduite⭐️⭐️⭐️⭐️Ce n'est pas un grand sportif, mais le break V60 est tout de même l'une des Volvo modernes les plus sympas à conduire. Il sait aussi se montrer confortable avec la suspension pilotée.
Praticité⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️Avec de l'espace à bord et un coffre conséquent, pas de quoi faire la fine bouche.
Rapport Qualité/Prix⭐️⭐️⭐️Volvo a fait le choix de réserver la finition d'entrée de gamme pour les clients Business, ce qui fait que le ticket d'entrée est plutôt élevé.

Bilan de notre essai du Volvo V60

Volvo fait carton plein avec le V60, offrant une voiture aboutie et stylistiquement très réussie. On peut regretter que l’offre moteur soit assez restreinte, et qu’il n’y ait pas de finition d’entrée de gamme sauf pour les clients Business. Résultat, le V60 s’échange au bas mot contre 46 650 € en finition R-Design, avec un bloc essence micro-hybride de 163 ch. Comptez 52 300 € pour notre D4 Inscription, c’est 2 650 € de moins qu’une BMW 320d Touring Luxury, 925 € de moins qu’une Audi A4 S Line 40 TDI, mais 1 600 € de plus qu’une Peugeot 508 GT SW BlueHDI 180, presque à même de venir semer le trouble chez les premiums.

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Jay Cee
Publié par
Jay Cee
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