Dacia frappe fort avec le Jogger qui propose 5 ou 7 places et un vaste coffre à un prix défiant toute concurrence. Et avec son bloc GPL, il en profite aussi pour faire des économies à la pompe. Découvrez notre essai auto du Dacia Jogger.
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Pour satisfaire les familles qui trouvent le Duster un peu trop étroit, Dacia propose désormais le Jogger. Ce nouveau venu disponible en 5 ou 7 places vient combler le trou laissé par la disparition des Lodgy, Logan MCV et Dokker qui n’ont pas forcément rencontré le succès escompté. Au programme : de la place, de la place et encore de la place ! Si sa forme de break n’est pas la plus à la mode, il adopte les gimmicks des SUV pour vous séduire. Avec le Jogger, Dacia reprend la formule de ses derniers succès : un style plaisant, une gamme tarifaire sans concurrence et un équipement complet et moderne. Le parfait achat malin ?
Extérieur et design du Dacia Jogger
Si vous trouvez que ce Dacia Jogger a un air de déjà-vu, c’est tout à fait normal. Le nouveau break reprend à l’identique la face avant de la Sandero. Il faut dire que la marque roumaine aurait eu tort de se priver, étant donné le succès dont jouit la citadine. On retrouve donc les optiques à la signature LED en Y ou encore la calandre en relief. Au-delà des portes avant, le Jogger a droit à sa propre partition. Les plus attentifs auront remarqué le décrochage en haut du pied milieu dû à la hauteur devenant plus importante sur le Jogger. Les portes arrière sont plus grandes que sur la Sandero. De leur côté, les feux ne peuvent cacher leur inspiration scandinave, leur dessin rappelant fortement les Volvo. Le grand hayon, très vertical, s’il est à contre-courant de la production actuelle favorisant les arrières toujours plus fuyants, a le mérite d’être plus pratique et de favoriser l’espace de chargement.
S’il n’adopte pas le patronyme de Stepway comme la Sandero, le Jogger en reprend tout de même les codes. Des protections plastiques courent autour de la carrosserie et la garde au sol est légèrement surélevée. Les barres de toit font partie de la dotation d’origine dès la finition de base, mais ne deviennent modulables qu’en finition Confort.
Poste de conduite et habitabilité du Dacia Jogger
Comme à l’extérieur, l’intérieur doit beaucoup à la Sandero puisque la planche de bord en est intégralement reprise. Si le plastique dur règne ici en maître, les assemblages sont suffisamment sérieux pour espérer une bonne tenue dans le temps. L’ensemble présente bien et se voit même rehaussé par un bandeau de tissu courant le long du tableau de bord.
Une fois installé, on constate que les sièges sont suffisamment moelleux pour rester confortables, même sur long parcours. Si le volant est réglable dans toutes les directions (à partir du deuxième niveau de finition Confort), ce dernier aurait mérité davantage d’amplitude pour convenir au plus grand nombre.
Les passagers installés sur la banquette profitent de trois vraies places et d’un espace pour les jambes suffisant. En revanche, on aurait apprécié un peu moins de fermeté, aussi bien au niveau des assises que des dossiers.
Pour une question de coût, la modularité utilise des solutions que nous n’avions plus vues depuis de nombreuses années. Ainsi, la banquette se replie au format portefeuille ! Au moins, cette solution a le mérite d’être simple d’utilisation. En revanche, les sièges repliés restent en place et empiètent sur la longueur de chargement et sur le volume total disponible, par ailleurs fort généreux. C’est ainsi que dans sa version 5 places, celle que nous avions lors de notre test, le Dacia Jogger peut embarquer de 708 à 1 819 litres de bagages.
Si vous optez pour la version 7 places, cette valeur sera légèrement inférieure. Lorsque tous les sièges sont en place, l’espace disponible est logiquement limité à 160 litres. Une fois le dernier rang rabattu, la soute du Jogger peut encore accueillir 565 litres. Bon à savoir, les 6e et 7e places peuvent se retirer facilement (10 kg chacun) mais il faudra tout de même prévoir un endroit où les stocker. Le volume disponible atteint alors 696 litres.
Pour être tatillon, nous pouvons remarquer que le seuil de chargement est entravé par une traverse formant une légère marche à l’entrée du coffre. De même, l’espace prévu pour loger les pieds des passagers du 3e rang forme une petite marche lorsque les sièges ont été retirés, ce qui empêche d’avoir un plancher parfaitement plat. Mais pas de quoi endiguer le bon chargement de (multiples) valises !
Que vaut le Dacia Jogger sur la route ? Essai en conduite
Sur la route, le Dacia Jogger fait preuve d’un très bon niveau de confort. L’amortissement préserve agréablement des différentes aspérités de la chaussée, sans pour autant faire preuve d’un excès de pompage. De la même façon, les ralentisseurs, pouvant parfois être d’une taille conséquente, sont avalés tout en souplesse. Toutefois, si le revêtement s’avère particulièrement abîmé et quand vous voyagez à vide, le train arrière pourra avoir tendance à rebondir. Rien de bien gênant cependant.
En ville, les 4,55 m du Jogger, ainsi que son diamètre de braquage de 11,7 m n’en font pas le citadin idéal. Mais manœuvrer dans des rues plus ou moins étroites pourra se faire sans crainte grâce aux extrémités faciles à cerner et à la direction douce en toutes circonstances. Du côté de l’insonorisation, le moteur ne se fait pas trop entendre à allure stabilisée et les bruits de roulement sont bien maîtrisés. En revanche, des bruits d’air apparaissent dès 110 km/h au niveau des rétroviseurs. À haute vitesse, la tenue de cap ne souffre d’aucune critique, mais la hauteur de ce break surélevé le rend sensible au vent latéral.
Sous son capot, et en attendant une version hybride prévue pour 2023, le Dacia Jogger laisse le choix entre deux 3-cylindres cubant chacun 1.0 l et associés à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports. Le premier est un essence de 110 ch et le deuxième profite d’une bicarburation essence/GPL et développe 100 ch. Les deux étant affichés au même prix, le deuxième devrait assurer l’essentiel des ventes avec un coût de fonctionnement inférieur, dû au prix du GPL. C’est avec ce dernier que nous avons réalisé cet essai.
Si les 100 ch du bloc ECO-G peuvent paraître juste sur le papier, ce nouveau Dacia s’en sort tout de même sans trop de difficulté grâce à son poids contenu sous les 1 300 kg. Évidemment, les accélérations ne sont pas violentes, mais restent suffisantes. Avec les 1re et 2e vitesses plus courtes, décoller au feu vert ne sera pas un problème. Question reprise, les 170 Nm de couple sont eux aussi suffisants pour tracter l’ensemble, même lors des montées pouvant être rencontrées sur autoroute. À noter que notre essai a été réalisé à deux et avec un minimum de bagage, les choses seront bien évidemment différentes une fois chargé, avec toute la famille à bord. Mais en jouant avec la boîte de vitesses, le Jogger se sortira de toutes les situations. Dommage toutefois que le levier de vitesse accroche parfois au passage de la seconde.
Notes et avis sur l’essai du Dacia Jogger
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️ | Si le style du Jogger n’est pas révolutionnaire, il s’inscrit dans la mode actuelle en adoptant les codes des breaks tout chemin. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️ | Le 3-cylindres ECO-G 100 s’en sort très bien sous le capot du Jogger. De plus, le confort est au rendez-vous malgré quelques bruits aérodynamiques à haute vitesse. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Le système de sièges rabattables en portefeuille paraît daté et le plancher n’est pas parfaitement plat. Mais le coffre est tout simplement gigantesque. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | Sur ce point, impossible de prendre en défaut Dacia avec le Jogger qui propose donc le 7 places le moins cher du marché. |
Bilan de notre essai du Dacia Jogger
Avec son Jogger, Dacia devrait à nouveau faire mouche, surtout auprès de ceux cherchant un véhicule spacieux à moindre coût. En effet, le Jogger est disponible à partir de 15 990 euros en version 5 places et finition Essentiel (+ 1 410 € en 7 places, soit 17 400 €, ce qui en fait le 7 places le moins cher du marché !). Vous bénéficiez alors du Bluetooth, de l’allumage auto des feux et du limiteur de vitesse. En revanche, point de régulateur de vitesse, de climatisation ou encore de réglage en profondeur du volant. Pour cela, il faut se tourner vers la finition Confort facturée 18 300 euros (7 places : + 800 €) que nous ne saurons que trop vous conseiller.
Vous avez alors accès à tout le confort moderne avec en plus : l’écran tactile 8 pouces compatible Android Auto et Apple CarPlay, une prise USB supplémentaire, l’allumage auto des essuie-glaces et un radar de recul. Proposant un équipement complet à un prix imbattable, il s’agit là de la version qui sera, sans aucun doute, la plus plébiscitée par les acheteurs.
Si le Jogger est une bonne affaire à l’achat, il s’agit aussi d’une bonne opération à l’usage. En effet, avec le bloc ECO-G pouvant carburer au GPL, il est possible de profiter d’un prix à la pompe bien inférieur à celui de l’essence. Bien que la consommation de Gaz de Pétrole Liquéfié soit plus importante d’environ 30 % que lorsque l’on roule au sans-plomb, le prix moyen du GPL (0,94 €/litre au moment d’écrire ces lignes), permet de faire de belles économies. De plus, grâce à ses deux réservoirs (50 litres pour celui d’essence, 40 litres pour le GPL) il est possible de parcourir quasiment 1 000 km sans passer à la pompe. Convaincu ? On vous aide à bien choisir votre Dacia Jogger !
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je ne discuterais pas le caractère économique tant à l’achat qu’à l’usage.
Je souhaiterais tempérer l’enthousiasme pour le modèle en signalant que rouler en montagne avec 5 adultes à bord rend visible la très faible puissance offerte, et pire encore l’absence totale de frein moteur du 3 cylindres rendant les descentes de cols périlleuses. D’autre part la largeur du véhicule, la plus faible du marché comparable, 5cm de moins rend l’installation de 3 adultes en deuxième rangée un peu tendue.
Retour précieux et je le partage en grande partie. Sur un petit 3 cylindres essence, chargé à cinq en montagne, la puissance montre vite ses limites et le frein moteur reste lége. La largeur contenue se paie aussi à trois à l’arrière, vous avez raison. Ça reste le compromis d’une voiture pensée avant tout pour l’espace et le prix. Merci d’enrichir l’essai avec du vécu.