La hausse du prix de l’essence n’est pas la seule conséquence du conflit russo-ukrainien sur le milieu automobile. Des pénuries se font maintenant sentir ralentissant encore la production et pouvant potentiellement provoquer une augmentation future des prix des véhicules.
Des usines à l’arrêt
Alors que la situation était déjà tendue en raison de la crise des semi-conducteurs qui ralentit les chaînes de productions. Le conflit devient un nouveau facteur perturbant. En effet, certaines usines ont dû fermer, c’est le cas pour Renault qui possède 3 usines en Russie. Les conséquences s’exportent hors de la Russie puisqu’en Allemagne BMW a du fermer son usine de Munich et Audi a du stopper la production des A4, A5, A6 et A7.
Pénuries de matières premières
La Russie était avant le conflit l’un des fournisseurs essentiels pour certaines matières premières. Aujourd’hui, en raison des sanctions économiques européennes il est devenu inenvisageable pour les constructeurs de se fournir du côté de Moscou. Ainsi, les constructeurs doivent faire face à une pénurie de palladium utilisé pour la fabrication de catalyseurs.
D’autres pénuries seraient à redouter si le conflit s’éternise avec un difficile approvisionnement en gaz néon utile pour la réalisation de phares.
Vers une hausse des prix ?
Le principal effet de ces pénuries serait une hausse des prix des véhicules neufs, le manque de composants pourrait alors augmenter le coût unitaire de fabrication d’un véhicule, le constructeur n’aurait alors le choix d’augmenter son prix de vente.
Le marché de l’occasion devrait continuer de voir ses prix augmenter en raison de la difficile livraison de véhicules neufs.
[…] Toujours en raison du conflit, les chiffres de vente devraient se voir dégringoler en raison de fermeture d’usines ou de nouvelles pénuries de matières […]