Présentée dans sa version finale lors du dernier Salon de Genève, la Renault 5 E-Tech a fait l’unanimité, notamment avec son design rappelant le modèle de 1972. Toutefois, la citadine électrique, qui sera commercialisée à partir de septembre 2024, n’est pas sans défaut et certains choix techniques de la part de Renault interrogent !
Recharge rapide : l’entrée de gamme n’y a pas le droit
En dévoilant la R5 E-Tech, le constructeur au losange en a profité pour détailler la gamme. La citadine électrique sera d’abord proposée avec un moteur de 150 ch et une batterie de 52 kWh lui autorisant jusqu’à 400 km d’autonomie.
Quant à la version plus modeste et abordable, elle n’arrivera pas tout de suite puisqu’il faudra attendre 2025 pour profiter d’une Renault 5 E-Tech équipée d’une batterie de 40 kWh (300 km d’autonomie) et d’un moteur de 95 ch.
De série, cette dernière intégrera un chargeur AC 11 kW, mais elle n’aura pas le droit à la recharge rapide en courant continu. De quoi envisager une charge de 10 à 80 % en 2 h 30. Pour rappel, la Zoé proposait, de série, un chargeur de 22 kW en courant alternatif.
Quant à la Mégane E-Tech, à son lancement, la version de base ne proposait aussi qu’une puissance de charge de 11 kW. Ce choix ayant été largement critiqué, Renault avait fini par proposer la recharge rapide sur l’entrée de gamme.
Cette version de la Renault 5 E-Tech ne sera donc pas conseillée aux conducteurs qui souhaitent parcourir de longues distances au volant de leur citadine. Ces derniers se dirigeront alors vers la version de 120 ou 150 ch pouvant respectivement accepter jusqu’à 80 kW et 100 kW.
Habitabilité : la banquette n’est pas très accueillante pour les adultes
Passons maintenant à bord de la R5 électrique et plus particulièrement sur la banquette arrière.
L’espace aux jambes à l’arrière est une critique qui est revenue régulièrement suite à sa présentation au Salon de Genève. Plusieurs de nos confrères journalistes ont également noté qu’il était plutôt difficile de glisser ses pieds sous les sièges avant et que la banquette n’était pas très accueillante pour les adultes de plus de 1,80 m.
La R5 E-Tech est moins accueillante que sa grande sœur, la Clio, mais elle bénéfice d’un plus petit gabarit. En effet, la citadine électrique s’étire sur 3,92 m, alors que la Clio dépasse les 4 m. Rappelons également que les citadines ne sont pas pensées pour transporter quatre adultes sur tous les trajets.
La Renault 5 E-Tech sera alors davantage adaptée à ceux qui roulent seuls ou à deux, avec un ou deux enfants, qui ne seront pas gênés par le manque de place à l’arrière.
Et si vous trouvez que la R5 électrique n’est pas assez spacieuse, le constructeur au losange a la solution puisqu’il prépare un SUV urbain inspiré de la 4L.
Frunk : la Renault 5 E-Tech n’en a pas la place
Si la Renault 5 E-Tech affiche un beau volume de coffre de 326 litres, il n’est pas des plus pratiques à cause de son seuil de chargement trop haut et sa profondeur réduite.
Et si vous pensiez pouvoir profiter d’un espace de chargement supplémentaire à l’avant comme c’est le cas sur de nombreuses voitures électriques telles que la Dacia Spring restylée, c’est raté !
En effet, la nouvelle citadine électrique au losange ne propose pas de coffre avant, ou frunk, car il n’y a tout simplement pas la place ! Dommage parce que cet emplacement est très pratique pour y ranger ses câbles de recharge ou son sac à dos, par exemple.
Autonomie : une véritable évolution technique par rapport à la Zoé ?
Parmi les critiques entendues sur la Renault 5 E-Tech, il y a celle de l’autonomie, notamment lorsque l’on compare avec celle de la Zoé. Cette dernière proposait en effet jusqu’à 395 km, alors que la R5 électrique affiche une autonomie maximale de 400 km avec la batterie la plus puissante de la gamme (52 kWh).
Quant à la version d’entrée de gamme, qui arrivera plus tard, elle aura une autonomie de 300 km. Certes, sur ce point-là, l’évolution avec la Zoé n’est pas flagrante, et l’autonomie est l’un des critères les plus importants, mais 300 à 400 km suffisent amplement pour les trajets du quotidien.
Par ailleurs, en choisissant une version plus élevée, équipée de série de la recharge rapide, vous pourrez également envisager les trajets autoroutiers sans crainte !
Prix : Renault continue d’entretenir le flou
Lors de la présentation de la Renault 5 E-Tech le 26 février dernier, Luca de Meo, le patron du groupe Renault, a confirmé que le prix de base sera autour de 25 000 euros. Toutefois, ce tarif-là concerne la version équipée de la petite batterie (40 kWh) de 95 ch, qui n’arrivera pas avant l’année prochaine sur le marché.
La version proposée en septembre sera celle avec la batterie de 52 kWh et les finitions les plus haut de gamme. On sera alors loin des 25 000 euros annoncés puisque le prix devrait plutôt frôler les 30 000 €.
La R5 E-Tech sera donc moins chère que la Zoé, ce qui est une bonne chose, mais ses tarifs sont aussi logiques par rapport à la concurrence. En effet, les Fiat 500e et Mini Cooper dépassent les 30 000 euros.
Et vous, que pensez-vous de la nouvelle Renault 5 E-Tech ? Partagez-vous les critiques faites à son égard ?
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