Le marché allemand au plus mal : il retrouve son niveau de 1991

Mercedes CLS restylé 2021
Crédit : Mercedes

En Allemagne, les immatriculations ont dégringolé de plus de 25 % en septembre à cause de la pénurie de semi-conducteurs. Le nombre de ventes est retombé au niveau de celui d’il y a 30 ans !

Un marché en berne

Si la France a eu un mois de septembre compliqué avec -20,5 %, l’Allemagne est encore plus durement frappée. En effet, de l’autre côté du Rhin, le mois dernier a vu une véritable dégringolade avec moins de 200 000 immatriculations enregistrées (196 972 pour être précis). Cela représente une chute de 25,7 %, mais surtout un nombre de ventes qui n’avait pas été vu depuis 1991 ! Un retour en arrière de 30 ans. Les importateurs nous ont également fait part de la difficulté de s’approvisionner en voitures d’occasion d’Allemagne.

Depuis janvier, le marché allemand connaît un recul de 1,2 % avec 2,017 millions d’exemplaires vendus. En commentaire, Reinhard Zirpel, président du VDIK (fédération des importateurs automobiles) a déclaré « Nous nous dirigeons actuellement vers un marché automobile en stagnation voire en déclin en 2021 ».

La production logiquement impactée

La production d’auto sur le territoire allemand a chuté de 44 % sur le mois de septembre. Seulement 208 700 voitures sont sorties des chaînes d’assemblage. Les exportations aussi se portent mal avec un recul de 43 % d’après la fédération automobile allemande (VDA) qui précise : « Les goulots d’étranglement de livraison pour les semi-conducteurs ont de nouveau été l’obstacle déterminant à la production ». En conséquence, certains constructeurs ont dû fermer des sites de production durant plusieurs semaines en octobre. C’est notamment le cas d’Opel, de Volkswagen ou encore de Ford.

Des ventes de voitures électriques en hausse mais des développements coûteux

Un coup dur pour les constructeurs qui avaient déjà connu une année 2020 déjà compliquée à cause de la crise du Covid-19. La pénurie de semi-conducteurs vient donc frapper un secteur automobile déjà en difficulté après une année marquée par de nombreuses fermetures dues aux confinements successifs et aux investissements importants imposés par la transition vers la voiture électrique.

La baisse du mois de septembre intervient après celles intervenues en juillet (-25 %) et août (-23 %). Mauvaise nouvelle, tout indique que cette mauvaise santé devrait perdurer encore au moins une bonne partie de 2022.

Seule, maigre, lueur d’espoir, la bonne progression des autos électriques. Leurs ventes ont augmenté de 59 % en septembre dernier par rapport à l’an dernier. Les hybrides progressent elles aussi de 17 %.

Publié par
Jean-Baptiste TRICHOT
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