Malus au poids : le Sénat dit non !

BMW X7 SUV

Le malus au poids, qui devait concerner les voitures de plus de 1,8 tonnes à partir du 1er janvier 2022, a finalement été retoqué par le Sénat et ne sera donc pas mis en place à la date prévue.

Non ! C’est ce que le Sénat a répondu en ce début de semaine à propos du malus au poids, introduit par le gouvernement à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la loi finance de 2021. Les sénateurs ont adopté un amendement présenté pas le rapporteur général du budget Jean-François Husson (LR) supprimant cette future taxe au poids du véhicule. Cette amendement précise : « la création de cette taxe nouvelle paraît en complète contradiction avec le plan de soutien à la filière automobile annoncé par le président de la République le 26 mai dernier. En outre, elle s’ajoute à la hausse du malus déjà prévue par ailleurs à l’article 14 du projet de loi de finances et relève clairement de l’écologie punitive ». Mais il ne faut pas se réjouir trop vite puisque cette mesure devrait être certainement de nouveaux présentée en nouvelle lecture par les députés issus de la majorité.

Une écologie punitive

Cette nouvelle reste tout de même un signe positif envoyé à toute la filière automobile, en grande difficulté à cause de la crise sanitaire actuelle, comme l’explique Xavier Laurent, délégué du CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile) : « Le rapporteur Husson a défendu la suppression de l’article en séance publique, en faisant valoir que la mise en place d’un malus au poids était particulièrement malvenue en période de crise sanitaire » . À cela s’ajoutent les mesures drastiques prisent en matière d’émissions de CO2 à base de malus toujours plus sévères pour les clients, et d’amendes à venir pour les groupes automobiles ne parvenant pas à respecter les moyennes d’émissions imposées par l’Union Européenne. Tout ceci sans compter la marche forcée vers l’électrique, impliquant des investissements massifs.

Les SUV visés

Pour rappel, le malus au poids devait frapper les véhicules les plus lourds et ce, afin de tenter d’enrayer les ventes de SUV, dans le collimateur des écologistes de tous bords. Chaque kilo au dessus de 1,8 tonnes devait être taxé à hauteur de 10 € pour les voitures neuves. Les modèles électriques et hybrides rechargeables capables de parcourir au moins 50 km, plus lourdes à cause des packs de batteries embarqués, étaient cependant exclues du dispositif.

Publié par
Jean-Baptiste TRICHOT
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