Depuis plusieurs mois, nous suivons pour vous l’évolution du marché automobile français. Si les tendances ces derniers mois étaient diamétralement opposées à celles du prix des carburants, qu’en est-il pour mars 2022 ?
Baisse de 20%
Si on compare la vente de véhicules particuliers entre mars 2021 et mars 2022, les chiffres sont encore en baisse. Une diminution significative de 19,53% d’une année à l’autre. Concrètement cela se chiffre par 147 049 immatriculations ce mois de mars contre 182 774 en mars 2021. Le constat dépasse les 21 points de diminution, si on s’intéresse aux véhicules légers (utilitaires légers et véhicules particuliers) la baisse est de 21,14%.
Stellantis enregistre pour ce mois de mars 2022 -29,62% d’immatriculations en moins que 2022, BMW -26,71%, Suzuki -23,18%, Mercedes-Daimler -21,25%, Toyota -20,40%, Nissan -19,98%, Volkswagen -16,38%, Renault -15,11%. Ford limite la baisse avec « seulement » -1,30% et Tesla confirme leur tendance avec +7,30%.
Une tendance lisible pour 2022 ?
Il est coutume de considérer que les 3 premiers mois d’une année donnent la tendance pour les 9 suivants. Ainsi, le marché enregistre une baisse 17,30% de janvier 2022 à mars 2022. Une crise qui dure depuis 10 mois consécutifs et qui semble bien installé pour cette année 2022.
La crise des semis conducteurs, les arrêts d’usines dus aux vagues de covid-19 dans certains pays ou encore le conflit en Ukraine qui rend difficile l’approvisionnement en certaines matières premières limitent le volume de véhicules disponibles et augmentent les délais de livraison. De plus, depuis le début de cette année le pouvoir d’achat semble avoir du plomb dans l’aile en raison d’une inflation galopante, d’un prix des carburants records qui limitent le nombre d’acheteurs potentiels. Et ce n’est pas une aide de 18 centimes sur le prix des carburants qui pourra inverser grandement la tendance.
On peut également considérer que le flou des scrutins de ce mois-ci repousse les ventes de véhicules avant de connaître le nom du nouveau Président de la Republique. Les consommateurs ne souhaitant pas acheter un véhicule neuf alors que les politiques climatiques et énergétiques sont drastiquement différentes selon les candidats.
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