Le marché de la voiture électrique d’occasion pourrait bientôt bénéficier d’un nouveau coup de pouce en France. Le gouvernement prépare en effet un dispositif financé par les certificats d’économies d’énergie (CEE). Son montant devrait cependant rester relativement faible pour la majorité des acheteurs, loin des sommes qui ont pu être accordées pour les véhicules électriques neufs.
Une aide réservée à certaines voitures électriques d’occasion
Jusqu’à présent, les acheteurs d’une voiture électrique d’occasion ne bénéficient plus d’un bonus écologique spécifique. Cette situation pourrait prochainement évoluer avec la mise en place d’une nouvelle aide reposant sur les CEE, un mécanisme financé par les fournisseurs d’énergie.
Le dispositif devrait concerner les véhicules ayant été immatriculés pour la première fois entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023. Ils devront également présenter une batterie affichant encore au moins 80 % de sa capacité initiale. Autre condition importante : l’acheteur devra conserver le véhicule pendant une durée minimale de trois ans.
Cette nouvelle aide ne devrait par ailleurs pas être accessible lors d’une transaction entre particuliers. Pour en bénéficier, il faudra passer par un professionnel de l’automobile. Une contrainte qui pourrait favoriser les concessionnaires et les revendeurs spécialisés, alors que certains rencontrent encore des difficultés à écouler leur stock de voitures électriques d’occasion.
Pour les particuliers souhaitant vendre directement leur véhicule, la situation est donc moins favorable. L’absence d’aide pour une vente entre particuliers pourrait inciter certains propriétaires à passer par un professionnel, avec le risque de voir leur prix de reprise diminuer.
Une aide de seulement quelques centaines d’euros dans la majorité des cas
Il ne faudra toutefois pas s’attendre à retrouver les montants du bonus écologique qui existait autrefois pour les voitures électriques d’occasion. Le futur dispositif devrait commencer avec une aide de 340 euros, conformément aux éléments publiés au Journal officiel. Le montant pourrait être légèrement supérieur en fonction des conditions négociées par les professionnels dans le cadre des CEE.
Pour la majorité des automobilistes, il s’agira donc davantage d’une réduction symbolique que d’une véritable aide à l’achat. Le montant est notamment très éloigné des aides qui peuvent encore être accordées pour certains véhicules électriques neufs et qui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.
Une exception est toutefois prévue pour certains professionnels. Les métiers liés aux services à la personne et aux services d’autonomie à domicile pourraient bénéficier d’un soutien nettement plus important, compris entre 2 000 et 2 400 euros. Des conditions supplémentaires s’appliqueront alors, notamment concernant le véhicule choisi.
Celui-ci devra afficher un poids inférieur à 1 800 kg et être acheté pour moins de 25 000 euros sur le marché de l’occasion. Ces critères doivent notamment permettre de cibler des véhicules électriques relativement abordables et adaptés aux besoins des professionnels concernés.
Cette nouvelle mesure constitue donc un signal positif pour le marché de l’électrique d’occasion, mais son impact devrait rester limité pour la plupart des particuliers. À titre de comparaison, le bonus écologique accordé jusqu’à la fin de 2024 pour l’achat d’une voiture électrique d’occasion pouvait atteindre 1 000 euros.
Le futur dispositif permettra malgré tout de soutenir quelque peu la demande et pourrait faciliter la commercialisation de certains modèles électriques de seconde main. Reste à voir si son montant sera suffisamment incitatif pour modifier réellement les habitudes d’achat des automobilistes.
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