Audi ressuscite un nom que l’on n’avait plus vu depuis près de vingt ans. La marque allemande présente une nouvelle A2, mais cette fois avec une motorisation 100 % électrique. Si la première génération avait marqué les esprits par sa carrosserie en aluminium et son format de petit monospace, elle n’avait jamais réellement rencontré le succès commercial espéré. Cette nouvelle A2 e-tron reprend pourtant certains codes de son aînée et mise à son tour sur l’efficience.
Une A2 nouvelle génération qui assume son héritage
Audi aurait pu donner un tout autre nom à sa nouvelle compacte électrique. La marque a finalement décidé de faire revivre celui de l’A2, un modèle commercialisé au début des années 2000 qui reste assez méconnu du grand public. Le constructeur ne se contente toutefois pas de reprendre cette appellation : plusieurs éléments de style font directement référence à la première génération.
Avec ses 4,32 mètres de longueur, la nouvelle A2 e-tron adopte une silhouette haute et compacte. La partie arrière rappelle notamment l’ancienne A2 avec un pavillon qui descend progressivement vers une lunette arrière divisée en deux parties par un spoiler. À l’avant, la large surface noire qui remplace la traditionnelle calandre Audi évoque également le modèle historique.
Ce choix stylistique n’est pas uniquement dicté par la volonté de rendre hommage à l’A2 originale. Audi poursuit aussi une même philosophie : réduire au maximum les besoins énergétiques grâce à l’aérodynamique.
La compacte électrique revendique ainsi un Cx de 0,24, contre 0,25 pour l’A2 de première génération. Audi a travaillé sur de nombreux détails pour parvenir à ce résultat : entrées d’air pilotées, soubassement caréné, déflecteurs autour des passages de roues, poignées de portes intégrées et jantes conçues pour limiter les turbulences. Une recette qui doit permettre de réduire la consommation sans avoir recours à une batterie disproportionnée.
Un intérieur qui tranche avec les Volkswagen et Cupra
À bord, l’Audi A2 e-tron adopte une présentation résolument moderne. La planche de bord accueille deux écrans, avec un combiné d’instrumentation de 11,9 pouces et une dalle centrale de 12,8 pouces. Le système multimédia repose sur Android Automotive et bénéficie d’une interface développée par Audi ainsi que d’un assistant vocal faisant appel à l’intelligence artificielle.
L’une des particularités de cette nouvelle A2 se trouve cependant entre les deux sièges avant. Contrairement aux Volkswagen ID.3 Neo et Cupra Born, avec lesquelles elle partage sa base technique, Audi abandonne la grande console centrale. Celle-ci est remplacée par un élément beaucoup plus bas, ce qui donne davantage de sensation d’espace entre les occupants.
La marque conserve néanmoins plusieurs commandes physiques. Une petite rangée de boutons permet notamment d’accéder aux modes de conduite, de régler le volume ou encore de gérer certaines fonctions liées aux aides à la conduite. La climatisation reste en revanche pilotée depuis l’écran tactile.
Les contre-portes adoptent elles aussi un style minimaliste. Les poignées sont particulièrement originales puisqu’elles prennent la forme de commandes électriques tactiles, un choix qui pourrait faire débat.
Malgré son gabarit contenu, l’A2 e-tron ne semble pas sacrifier l’aspect pratique. Le coffre affiche une capacité comprise entre 396 et 1 336 litres, tandis qu’un petit frunk de 13 litres est également disponible à l’avant. L’espace aux places arrière devrait par ailleurs être comparable à celui des ID.3 Neo et Born.
Jusqu’à 649 km d’autonomie
L’aérodynamique particulièrement travaillée de l’A2 e-tron doit surtout profiter à son autonomie. Audi propose plusieurs combinaisons de batteries et de moteurs afin de couvrir différents niveaux de prix et de performances.
La version d’accès développe 170 chevaux et utilise une batterie LFP de 50 kWh. Elle peut parcourir jusqu’à 423 km avec une charge complète. Une capacité relativement faible pour une voiture de ce segment, mais qui permet justement de limiter le poids et les besoins énergétiques.
La deuxième configuration reçoit une batterie LFP de 58 kWh et un moteur de 190 chevaux. Son autonomie maximale atteint alors 501 km.
Au sommet de la gamme, Audi installe une batterie NMC de 79 kWh. Deux niveaux de puissance sont proposés : 231 chevaux pour une autonomie maximale de 649 km, ou 326 chevaux pour 630 km. Dans tous les cas, la transmission se fait aux roues arrière. Un choix assez inhabituel pour Audi, qui ne proposera pas de transmission intégrale quattro au lancement.
La recharge rapide permet de passer de 10 à 80 % en moins de 30 minutes, avec une puissance maximale comprise entre 100 et 183 kW selon la version. La recharge en courant alternatif peut atteindre 11 kW. Audi annonce également la compatibilité avec les fonctions V2L et V2H.
Côté prix, l’A2 e-tron commence à 38 600 euros. Le tarif grimpe à 46 900 euros avec la batterie de 79 kWh et atteint 52 000 euros pour la déclinaison de 326 chevaux. Plusieurs configurations devraient pouvoir profiter du bonus écologique. Les premiers exemplaires sont attendus en concession à partir de décembre 2026.
0 commentaires sur cet article
Commentez cet article