Après une longue période de développement et plusieurs mois d’attente, Land Rover lève enfin le voile sur le Range Rover Electric. Le constructeur britannique franchit ainsi une étape importante en électrifiant son modèle emblématique. Mais plutôt que de révolutionner son SUV de luxe, la marque a choisi une approche beaucoup plus discrète : conserver presque intégralement la recette qui a fait le succès du Range Rover.
Un Range Rover électrique difficile à distinguer
Le Range Rover occupe une place particulière dans l’univers des SUV de luxe. À Paris, Londres ou Monaco, il est devenu un véritable symbole de réussite, bien davantage qu’un véhicule destiné quotidiennement au franchissement. Dans ce contexte, proposer une déclinaison 100 % électrique apparaît comme une évolution assez logique pour séduire une clientèle essentiellement urbaine.
Land Rover a toutefois pris soin de ne pas bouleverser les habitudes de ses clients. Contrairement à certains constructeurs qui profitent du passage à l’électrique pour créer un modèle au style totalement inédit, le Range Rover Electric reprend quasiment à l’identique les lignes des versions thermiques et hybrides.
Les dimensions restent notamment inchangées. Le modèle à empattement court mesure 5,05 mètres de long, tandis que la déclinaison à châssis long atteint 5,26 mètres. La silhouette conserve ses proportions caractéristiques et cette carrosserie particulièrement épurée qui participe depuis plusieurs générations à l’identité du Range Rover.
Les différences extérieures restent donc très limitées. Elles concernent principalement la calandre, les roues et certains éléments situés sous la carrosserie. Ces modifications n’ont pas pour vocation de créer une signature esthétique spécifique à l’électrique, mais plutôt d’améliorer l’aérodynamisme et, par conséquent, la consommation énergétique.
Même philosophie dans l’habitacle. Le Range Rover Electric reprend la présentation intérieure des versions thermiques et hybrides, avec une ambiance luxueuse et volontairement dépouillée. Le conducteur dispose notamment d’une instrumentation numérique, tandis que l’écran tactile central assure la partie multimédia. Le volant à quatre branches intègre lui aussi des commandes tactiles.
L’objectif est clair : permettre au client de passer d’une motorisation à l’autre sans avoir le sentiment de changer de modèle.
Jusqu’à 600 km d’autonomie et 350 kW en recharge
Le Range Rover Electric n’est pas seulement destiné à accompagner ses propriétaires dans les centres-villes. Land Rover entend conserver les qualités routières et le confort qui ont contribué à la réputation du modèle.
Pour cela, le SUV britannique embarque une batterie de 118,5 kWh. Le constructeur précise que celle-ci a été soumise à des conditions particulièrement extrêmes durant son développement, avec des essais réalisés à des températures allant de -40 à 90 °C.
L’autonomie maximale annoncée atteint 600 km selon le cycle WLTP, tandis que Land Rover estime l’autonomie en conditions réelles à environ 535 km.
La transmission intégrale repose sur deux moteurs électriques. Deux niveaux de puissance sont proposés : la première configuration développe 450 ch et 677 Nm, tandis que la seconde atteint 550 ch et 850 Nm. Cette dernière est la seule disponible avec la carrosserie longue. Dans sa configuration la plus performante, le Range Rover Electric réalise le 0 à 100 km/h en 4,5 secondes.
La recharge constitue également l’un des points forts de cette nouvelle version. Le SUV bénéficie d’une architecture électrique 800 volts associée à une puissance maximale de 350 kW. Dans les meilleures conditions, Land Rover annonce ainsi une recharge de 10 à 80 % en seulement 22 minutes. Une dizaine de minutes branchée sur une borne rapide peut par ailleurs permettre de récupérer jusqu’à 220 km d’autonomie.
Malgré son positionnement très urbain, le Range Rover Electric ne renonce pas aux aptitudes hors route qui font partie de l’ADN du modèle. Land Rover a notamment développé une gestion particulièrement fine de la transmission avec l’Intelligent Driveline Dynamics et l’Integrated Traction Management.
Le système est capable d’ajuster la vitesse des moteurs et la distribution du couple entre les essieux en seulement 50 millisecondes. Selon le constructeur, la gestion du patinage peut également être jusqu’à 100 fois plus rapide que sur un modèle thermique comparable.
Le SUV conserve par ailleurs une fonction Single Pedal, capable de faciliter les manœuvres dans les fortes montées et descentes. Land Rover annonce une capacité à démarrer en douceur dans une pente allant jusqu’à 33 degrés, tandis que le véhicule peut descendre une déclivité atteignant 45 degrés.
Enfin, le Range Rover Electric reste capable de franchir des passages immergés avec une profondeur maximale annoncée de 900 mm.
Les commandes sont désormais ouvertes et le tarif du Range Rover Electric débute à 163 500 euros hors options. Sa production sera assurée au Royaume-Uni, dans l’usine Jaguar Land Rover de Solihull, en Angleterre.
Sources et méthodologie
- Communiqué de presse Land Rover
Dernière mise à jour de la veille : 2 septembre 2026
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