À partir du lundi 1er septembre, acheter ou louer une voiture électrique d’occasion ouvrira droit à une aide financée par les certificats d’économie d’énergie. Le montant grimpe jusqu’à 2 360 euros, mais ce plafond ne concerne qu’une catégorie précise de bénéficiaires.
Une prime de 337 euros ouverte à tous les ménages
Le montant de base de cette nouvelle aide s’établit à 337 euros par véhicule, une somme modeste au regard des tarifs pratiqués sur l’occasion électrique, mais assortie d’un avantage rare parmi les dispositifs de soutien puisqu’elle ne dépend d’aucun plafond de revenu. Tous les foyers y ont donc accès sans avoir à justifier de leur situation fiscale, ce qui la distingue nettement du leasing social ou de l’ancien bonus écologique, qui réservaient l’essentiel de leur effort aux ménages les plus modestes.
Le mécanisme repose sur les certificats d’économie d’énergie, un système qui contraint les fournisseurs d’électricité, de gaz et de carburants à financer des opérations réduisant la consommation énergétique. Le principe est le même que pour l’isolation des logements, à cette différence près qu’il s’applique cette fois à un véhicule, sans que l’État en supporte le coût.
Six conditions à remplir, dont un plafond de poids qui restreint le choix
L’aide ne s’applique pas à n’importe quelle occasion électrique, puisque le véhicule doit avoir été immatriculé entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023 et provenir d’un professionnel, ce qui exclut les transactions entre particuliers. Sa batterie doit par ailleurs conserver au moins 80 % de sa capacité d’origine, une exigence destinée à écarter les voitures dont l’autonomie s’est déjà nettement dégradée.
Deux plafonds s’ajoutent à ces critères, un prix limité à 25 000 euros et une masse inférieure à 1 800 kg, l’acquéreur s’engageant enfin à garder la voiture pendant trois ans. Si le premier seuil laisse une marge confortable sur ce marché, le second restreint considérablement le choix, les électriques familiales et les SUV compacts dépassant presque systématiquement 1 800 kg une fois la batterie comptabilisée. Si vous visez cette aide, votre recherche se concentrera donc en pratique sur les citadines et les petites polyvalentes.
Jusqu’à 2 360 euros pour l’aide à domicile et 5 500 € pour les taxis
Le plafond annoncé de 2 360 euros ne s’adresse pas au grand public mais aux professionnels des services à la personne et de l’aide à domicile, pour lesquels la prime oscille entre 2 000 et 2 360 €. Ces salariés accumulent des kilométrages élevés sur des trajets courts et répétés, un usage où l’électrique se révèle particulièrement pertinent.
Un second volet concerne les taxis, qui peuvent prétendre à 3 500 € en basculant vers l’électrique, un montant porté à 5 500 € lorsque la voiture et ses batteries ont été fabriquées en Europe.
Pour la grande majorité des acheteurs, l’aide se limitera donc aux 337 € de base, soit environ 2 % du prix d’une occasion électrique affichée autour de 15 000 €. De quoi alléger la facture sans déclencher un achat à lui seul.
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