Deux ans après la Fiat 500, Abarth met son grain de sel et s’attaque à la citadine électrique en lui offrant un traitement des plus sportifs. Mais que vaut cette nouvelle version gavée aux hormones ? Découvrez la réponse dans notre essai auto !
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En 2020, Fiat levait le voile sur la 4e génération de sa 500. Une révélation qui aurait dû avoir lieu au salon de Genève, qui avait été contraint de garder ses portes closes en raison de l’épidémie de Covid-19. Mais pas question pour le constructeur d’annuler l’officialisation de sa nouvelle star, qui prenait en plus un tout nouveau tournant en devenant 100 % électrique. Une première pour la citadine, dont la précédente mouture s’était contentée d’une hybridation légère. Si l’arrivée de cette nouvelle motorisation a pu surprendre, elle est en réalité tout à fait justifiée de par son positionnement de voiture conçue avant tout pour la ville. Et comme vous pouvez le lire dans notre essai, le pari était même plus que réussi. Cependant, les puristes étaient inquiets. Qu’allait devenir Abarth, le préparateur attitré de la marque italienne ? Heureusement, ce dernier n’a pas laissé planer le suspens bien longtemps…
L’an dernier, il avait en effet sollicité l’aide de ses fans afin de concevoir le son d’une future voiture électrique. Le tout, sans confirmer qu’il s’agirait de la future Abarth 500e. Mais l’on doit tout de même bien avouer que l’on s’en doutait un peu, à vrai dire, cela ayant alors redonné de l’espoir aux inconditionnels de la marque. Quelques mois plus tard, quelques photos volées effaçaient les derniers doutes, tout en montrant le style définitif de la citadine survoltée. Mais il aura fallu patienter jusqu’au mois de novembre dernier pour que le constructeur lève officiellement le voile sur cette nouvelle version. Celle-ci est sans surprise basée sur la Fiat 500 classique mais s’en distingue cependant par de nombreux points, à commencer par le design bien évidemment. Mais ce n’est pas la seule chose qui change sur la création signée Abarth, bien au contraire.
Mais si elle promet d’avoir un caractère plus trempé que la sage citadine, qu’est-ce que cela donne derrière le volant ? Pour le savoir, nous avons eu le privilège de pendre le volant de cette nouvelle Abarth 500e sur la route mais également sur circuit. De quoi pousser la petite bombinette électrique dans ses retranchements et voir ce qu’elle a sous le capot. Le tout, sans aucun malus écologique et sans bruit… Ou presque. Mais vous verrez. Attachez vos ceintures, c’est parti !
Extérieur et design de l’Abarth 500e
Il n’y a pas besoin d’être un spécialiste de l’automobile ou un fin observateur pour remarquer que cette nouvelle Abarth 500e est basée sur la Fiat 500 classique. En effet, la sportive reprend la silhouette de la citadine, avec sa bouille toute ronde et son popotin rebondi. Et c’est plutôt logique, car les deux partagent la même base technique. Cependant, le préparateur italien a évidemment voulu transformer sa petite bombe en lui offrant un style bien différent et retravaillé en profondeur afin de bien la différencier. D’emblée, on remarque que le logo Fiat a disparu, remplacé par le nom d’Abarth en toutes lettres sur la calandre pleine et son blason sur le capot. Celui-ci est également complété par le blason du préparateur sur le capot, tandis que quelques améliorations ont été apportées au bouclier, qui gagne en caractère grâce aux prises d’air élargies. Le but ? Mieux refroidir le moteur électrique, bien évidemment.
Mais ce n’est pas tout, puisque cette nouvelle version profite également de voies élargies de 6 centimètres par rapport à la version thermique. Une amélioration qui permet d’optimiser la tenue de route ainsi que la stabilité dans les courbes. Globalement, le design de cette Abarth 500e est plus dynamique et agressif que la Fiat 500 classique, même si les traits demeurent tout de même assez épurés dans l’ensemble. Le Cx n’a pas été précisé par le constructeur, mais il a probablement été également amélioré. À l’arrière, les évolutions sont également bien visibles, avec le bouclier retravaillé et son diffuseur noir plus marqué. On remarque également la présence d’un petit becquet de toit qui vient compléter l’ensemble avec subtilité. Les dimensions de la citadine ne changent pas, avec une longueur de 3,67 mètres pour 1,75 mètre de large et 1,52 mètre de haut. Plusieurs teintes de carrosserie sont également proposées, dont le très beau Vert Acide.
Poste de conduite et habitabilité de l’Abarth 500e
Après avoir découvert le design extérieur de cette toute nouvelle Abarth 500e, il est maintenant temps de nous installer à son bord pour procéder à un petit tour du propriétaire et découvrir son poste de conduite. Sans grande surprise, ce dernier évolue en profondeur par rapport à la précédente génération thermique et fait un vrai bond en avant sur le plan esthétique et technologique. En revanche, ceux qui ont déjà pu prendre place à bord de la 500 électrique ne seront pas vraiment dépaysés par cette variante, qui hérite de son poste de conduite, quasiment trait pour trait. Ce dernier affiche donc une présentation très qualitative, aussi bien visuellement qu’au toucher, notamment sur la finition Turismo de notre voiture d’essai ainsi que sur la série spéciale de lancement Scorpionissima qui coiffe la gamme. Nous retrouvons de très beaux inserts en Alcantara sur la planche de bord ainsi que sur les sièges sport spécifiques, qui sont également habillés de cuir sur les côtés.
L’ensemble du poste de conduite peut sembler un peu austère avec sa sellerie toute noire, mais les discrètes surpiqûres colorées viennent ajouter une petite touche de fantaisie à l’ensemble ainsi que de dynamisme. Mais il est vrai que nous aurions aimé retrouver un peu plus de couleurs. Le conducteur profite d’un écran tactile de 10,25 pouces compatible avec Apple CarPlay ainsi qu’Android Auto. Assez clair et bien pensé, il demande tout de même un petit temps d’adaptation pour pouvoir être bien pris en mains. On apprécie sa position en haut de la planche de bord. Il est associé à un combiné numérique de 7 pouces au design minimaliste très appréciable, inspiré des compteurs à aiguilles. Profitant d’un empattement de 2,32 mètres, l’Abarth 500e reste une citadine pure et dure et n’offre pas une très grande habitabilité. Le volume de coffre est quant à lui affiché à 185 litres seulement, ce qui est assez petit.
Que vaut l’Abarth 500e sur la route ? Essai en conduite
Prenons maintenant place dans le siège conducteur de cette Abarth 500e et démarrons son moteur électrique pour démarrer cet essai. Sans grande surprise, et vous le savez très probablement déjà, cette nouvelle arrivante dans la gamme reprend la base technique de la Fiat 500 que l’on connaît depuis plus de deux ans. Cependant, les ingénieurs en charge du projet ne se sont pas contentés de changer la carrosserie, puisque le châssis a également été retravaillé en profondeur afin de rendre la citadine encore plus sportive. Pour cela, les voies ont notamment été élargies de 6 centimètres par rapport à la version thermique tandis que l’empattement a été allongé de 2,4 centimètres. Mais ce n’est évidemment pas tout. En effet, le moteur profite également de quelques améliorations, afin de voir sa puissance passer à 155 chevaux pour un couple de 235 Nm. Le tout disponible instantanément, bien sûr.
Ainsi, le 0 à 100 km/h est réalisé en seulement 7 secondes, tandis que la vitesse maximale est bridée électroniquement à 150 km/h afin de préserver l’autonomie. Et c’est largement suffisant pour ce type de voiture, principalement destiné à un usage urbain. Mais notre essai nous aura tout de même emmenés sur des petites routes de campagne, afin que nous puissions tester le confort général de la voiture. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que celui-ci n’a rien à voir avec la version thermique. Les suspensions profitent en effet d’un vrai travail de la part des ingénieurs et sont nettement plus agréables et équilibrées qu’auparavant. Un meilleur compromis donc sur cette génération, qui la rend bien plus propice à un usage au quotidien. Et cela, on le doit en partie à l’implantation des batteries sous le plancher, qui garantissent une meilleure tenue de route sans qu’il soit nécessaire de raffermir l’amortissement.
La direction est également très souple, ce qui est un très bon point pour les manœuvres en ville mais un peu moins en conduite sportive et il est dommage qu’elle ne se raffermisse pas un peu plus, notamment en mode Scorpion Track. Pour mémoire, il s’agit de l’équivalent du mode Sport. On apprécie en revanche la conduite à une seule pédale, qui est en revanche obligatoirement associée aux modes Turismo et Scorpion Street. Le premier est plutôt conçu pour un usage purement urbain, car il bride la puissance tandis que le second permet de mieux exploiter la voiture. Bien sûr, impossible de ne pas évoquer le générateur de son digitalisé, qui vaut tout de même le détour. S’il n’est pas forcément indispensable, il fait plutôt bien illusion, surtout à bas régime. Dommage qu’il ne soit pas très pratique à désactiver, puisque la voiture doit être à l’arrêt complet et qu’il faut aller naviguer dans les menus.
Après une prise en mains sur la route, nous avons eu la chance de pouvoir tester l’Abarth 500e sur circuit afin de voir ce qu’elle a vraiment sous le capot. Sans grande surprise, la citadine électrique affiche un comportement satisfaisant dans la lignée de la version standard bien que logiquement plus dynamique. Cependant, on note tout de même une certaine tendance au sous-virage qui reste assez présente. Dommage également que le train avant soit un peu mou et manque de réactivité dans les courbes. Mais il ne faut pas oublier que cette variante reste avant tout une citadine dynamique, à défaut d’être une vraie sportive pure et dure. On aime toutefois l’accélération tout à fait franche ainsi que la réparation des masses idéale à 57/43 %. Dommage cependant que les sensations s’estompent passé 100 km/h. Mais c’est malheureusement le cas de la plupart des voitures électriques.
Notes et avis sur l’essai de l’Abarth 500e
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | Agressive comme il faut, l’Abarth 500e attire inévitablement les regards ! |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | La citadine sportive profite d’un très bon châssis mais gagnerait à être encore plus rigoureuse. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️ | Pure citadine, elle n’offre pas un vaste espace à bord ni un coffre très spacieux. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️ | Affiché à partir de 36 900 euros, l’Abarth 500e reste tout de même un peu chère… |
Bilan de notre essai de l’Abarth 500e
Abarth a su déjouer les mauvaises langues et nous présente un produit abouti et très bien pensé avec cette 500e. Dans l’esprit de la version thermique, cette nouvelle arrivante reprend la silhouette et les qualités de la 500 standard, tout en ajoutant une touche de sportivité. Cela passe par le look, bien sûr, mais également par les sensations de conduite, un peu plus affûtées. Nous aurions tout de même aimé encore un peu plus de rigueur dans le comportement de la citadine dynamique, qui reste tout de même une très bonne voiture. Dommage que son prix reste aussi élevé, car nul doute qu’elle devrait beaucoup plaire !
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