Seat ne fait pas de vague et le discret restylage de l’Ibiza en 2021 n’a pas fait grand bruit. Mais l’ibérique reste pourtant une citadine agréable, aussi avons-nous repris son volant pour vérifier si elle reste un achat recommandable. Découvrez notre essai auto de la Seat Ibiza !
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Sœur jumelle des Volkswagen Polo et Skoda Fabia, la Seat Ibiza se fait bien discrète chez nous ces derniers temps. Au hit-parade des immatriculations de véhicules particuliers, elle pointe en effet à la 85e place seulement des ventes sur les 11 premiers mois de 2022, en recul de 59,4 % par rapport à la même période l’année dernière. En comparaison, la Fabia s’en sort mieux et se place 47e avec 7 045 ventes (+ 37 %), tandis que la Polo reste loin devant (20e voiture la plus vendue entre janvier et novembre, avec 16 263 unités écoulées) malgré une baisse substantielle de 27,5 % de ses ventes. Le petit restylage de mi-carrière de l’Ibiza lui permet pourtant de rester dans le coup côté style.
Extérieur et design de la Seat Ibiza
Des optiques à LED légèrement revues, de nouvelles jantes, une nouvelle teinte de bleu et une désignation modèle avec une typographie manuscrite et centrée sur la malle arrière, voilà tout ce qu’il y a à se mettre sous la dent pour le restylage. Mais bien qu’elle soit sortie en 2017, l’Ibiza reste une auto plaisante à regarder, avec des lignes dynamiques sans verser dans l’agressivité exacerbée. Les jantes disponibles vont de 15 à 18 pouces selon la finition choisie (17 sur notre modèle d’essai), les plus grandes étant réservées aux finitions les plus hautes FR et FR Xclusive. Mais hormis l’équipement et la présence ou non de phares Full LED, il n’y a que le motif de la calandre et son cerclage, noir ou chromé, qui varie d’une finition à l’autre.
Poste de conduite et habitabilité de la Seat Ibiza
Si l’extérieur n’a donc quasi-pas bougé depuis 2017, l’habitacle a, en revanche, subi une sérieuse cure de jouvence en 2021. Dans la veine du restylage de l’Arona, le petit SUV de Seat, la planche de bord de l’Ibiza s’est ainsi affinée tandis que l’écran tactile de la console centrale n’est plus intégré mais désormais posé façon tablette. Les aérateurs sont également redessinés et peuvent être rétroéclairés sur les finitions supérieures. Sur notre finition intermédiaire c’est une toute petite option à 50 euros qui vient égayer l’habitacle, tandis que l’artifice est de série sur la finition de pointe FR Xclusive. Sans être particulièrement cossu, l’intérieur de la citadine espagnole est correctement fini, avec une construction rassurante et des matériaux corrects. La planche de bord est moussée depuis le restylage, une petite attention qui relève à elle seule la qualité perçue, mais il ne faudra pas s’attendre à des miracles aux places arrière.
Ces dernières disposent en effet de contre-portes entièrement faites de plastique dur, même au niveau des accoudoirs. Reste que la place allouée aux passagers est suffisante pour des gabarits moyens et deux adultes ne seront pas trop recroquevillés sur la banquette, pour peu que les sièges avant ne soient pas reculés à fond. Côté coffre enfin, Seat annonce 355 litres, un chiffre dans la bonne moyenne et quasi identique à celui de la Polo (351 litres).
Que vaut la Seat Ibiza sur la route ? Essai en conduite
Celles et ceux qui aiment conduire seront ravis de voir que les prestations routières de la Seat Ibiza sont toujours d’actualité. Le châssis, relativement ferme, joue pour la précision de conduite et le comportement de l’auto se veut rassurant mais assez agile. Pas de quoi qualifier la Seat de sportive, mais on ne s’ennuie pas dans les enchaînements de virages, avec une direction décemment calibrée et un amortissement rigoureux. Revers de la médaille, le confort n’est pas toujours au rendez-vous en ville, avec une certaine sécheresse sur les défauts du bitume. Une raideur dont l’on peut imputer une partie aux jantes de 17 pouces, aussi les 16 pouces se montreront un peu plus conciliantes.
Notre modèle d’essai était équipé du 3-cylindres 1.0 TSI de 110 ch attelé à la boîte double embrayage DSG7. Volontaire, suffisamment coupleux (200 Nm dès 2 000 tr/min) et assez sobre pour la catégorie (7,6 l/100 km relevés sur un parcours de 650 km comprenant 2/3 d’autoroute), il va comme un gant à l’Ibiza et lui offre une polyvalence bienvenue. Il dispose d’assez de peps pour relancer efficacement sur autoroute, même s’il faut évidemment anticiper un peu les dépassements et les insertions si l’on roule chargé. L’écueil vient en revanche de la boîte DSG. Relativement lente dans ses changements de rapports, elle est surtout entravée par un typage trop axé éco. Elle rentre donc ses rapports très tôt (en ville la 5e peut passer avant 50 km/h), ce qui fait que l’on est rarement dans la bonne plage de couple quand il faut accélérer ou quand le relief devient important. Passer la boîte en mode S aide un peu, mais elle tient alors ses rapports un peu trop longtemps ce qui peut rendre le moteur sonore dans des phases de conduite calmes. La gestion électronique est donc un peu trop caricaturale selon le mode choisi, ce qui gâche un peu une expérience de conduite autrement agréable.
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Bilan de notre essai de la Seat Ibiza
Sérieuse et ne manquant pas d’atouts, la Seat Ibiza reste une citadine polyvalente et tout à fait recommandable. Elle démarre à un prix plancher de 16 990 euros, mais il faudra se contenter du petit moteur atmosphérique de 80 ch pour ce prix, suffisant en ville mais à la peine sur les grands axes avec sa puissance et son couple très limité (93 Nm). Mieux vaut opter au moins pour le TSI 95 ch (dès 21 495 euros) qui permet de s’aventurer sereinement hors des villes grâce à un couple deux fois supérieur. Notre finition milieu de gamme Xcellence (dès 23 100 € avec le TSI 95 et à partir de 25 100 € avec le TSI 110 et la boîte DSG) est en outre bien équipée, avec la navigation, la clé mains libres, le chargeur à induction, l’écran tactile 9,2 pouces compatible Apple CarPlay et Android auto sans fil ou encore la caméra de recul. Il convient de lui ajouter 230 € pour les pratiques compteurs numérique multifonctions à la place des aiguilles, ainsi que 810 € pour la pack Xcellence Design qui comprend les projecteurs Full LED et la belle sellerie en suédine noire. Si vous voulez en plus un toit ouvrant, il faudra débourser 805 € supplémentaires. Le malus de notre version d’essai se limite en outre à 310 €, ce qui reste tout à fait négociable dans le prix d’achat. Enfin, les plus sportifs pourront regarder du côté de la version 1.5 TSI de 150 ch, uniquement disponibles sur les finitions FR et FR Xcellence. Bien plus performant, ce moteur n’émet en outre pas plus de 132 g/km de CO2, soit un malus 2023 de seulement 240 €. Pour bien choisir votre Seat Ibiza, utilisez notre guide d’achat complet !
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