Citadine par excellence, la Mini Cooper est un modèle iconique qui traverse les générations. Transition écologique oblige, elle hérite désormais d’une motorisation 100 % électrique et d’une plateforme spécifique. Que vaut cette nouvelle version de la Mini Cooper électrique ? Pour le savoir, découvrez sans plus attendre notre essai auto !
Depuis des années, la Mini Cooper est reconnue pour son agilité et son esprit sportif. Toutefois, l’époque de la petite citadine équipée d’un moteur thermique vitaminée est terminée. Pour répondre aux exigences environnementales actuelles, la nouvelle génération de Mini Cooper a pris le virage de l’électrique. En vue d’une électrification totale de la gamme d’ici 2030, le constructeur britannique a développé cette génération avec une plateforme spécialement conçue pour les composants électriques.
Extérieur et design de la Mini Cooper SE
Le défi pour Mini à chaque nouvelle génération est de moderniser la voiture sans altérer son identité forte et appréciée. Le constructeur doit satisfaire une base de clients fidèles attachés au style emblématique de la citadine d’Oxford. Avec la quatrième génération de Mini by BMW, ce défi est relevé avec brio. Les dimensions restent très proches du modèle précédent.
La nouvelle Mini mesure 3,86 m de long, soit seulement 1 cm de plus que le modèle précédent. Elle conserve sa largeur de 1,76 m et sa hauteur de 1,46 m, restant ainsi parmi les plus compactes des citadines. Son empattement de 2,52 m, avec les roues placées aux quatre coins, préserve le fameux Go Kart Feeling.
Malgré ces modifications, la Mini Cooper SE reste immédiatement identifiable. Les phares ronds emblématiques et le toit flottant, personnalisable en cinq couleurs, sont toujours présents. Les feux arrière arborent le motif du drapeau Union Jack, soulignant son identité britannique.
Cette version électrique se distingue par un style dicté par les exigences aérodynamiques. La résistance à l’air influençant directement la consommation et l’autonomie des véhicules électriques, Mini a opté pour une calandre pleine, un pare-brise plus incliné, des poignées de porte affleurantes et une carrosserie lissée, dépourvue de certains éléments comme la prise d’air sur le capot et les passages de roues en plastique noir. Le coefficient de traînée (Cx) de la citadine est ainsi réduit à seulement 0,28.
Poste de conduite et habitabilité de la Mini Cooper SE
L’habitacle de la Mini Cooper SE est en parfaite harmonie avec son extérieur, mariant modernité et tradition. La planche de bord, tout d’abord, impressionne par son design épuré et élégant.
L’élément central de l’habitacle est sans doute l’écran rond situé en plein milieu du tableau de bord. Avec un diamètre de 24 cm, le système d’exploitation OS 9 de BMW dispose de suffisamment d’espace pour afficher toutes les informations nécessaires à la conduite. Il fait référence au compteur rond des premières Mini. La fluidité du tactile est appréciable, bien que certaines fonctionnalités soient difficiles à trouver en roulant. Quelques commandes physiques supplémentaires auraient été bienvenues.
Mini n’a pas totalement éliminé les boutons physiques de l’habitacle. Les commandes pour changer les modes de conduite, activer le dégivrage avant et arrière, et accéder rapidement au menu des aides à la conduite sont toujours présentes. Cependant, un accès plus rapide aux fonctions de climatisation manque cruellement.
Le volant mérite un paragraphe à lui seul. Avec son cuir perforé de haute qualité, il est agréable à tenir, malgré une épaisseur de jante légèrement excessive. Certains conducteurs apprécieront ce détail, mais il donne plutôt l’impression de conduire une berline qu’une citadine sportive. Heureusement, Mini a eu la sagesse d’opter pour des commandes simples et non tactiles pour le régulateur de vitesse et le système multimédia, permettant de garder les yeux sur la route.
Grâce à l’affichage tête haute disponible dès le second niveau d’équipement, vous n’aurez que rarement besoin de quitter la route des yeux. Ce HUD affiche non seulement la vitesse, mais aussi la direction à suivre, le média en cours de lecture, les alertes de conduite, et même le niveau de batterie. Mini a intelligemment supprimé le combiné d’instrumentation traditionnel, améliorant ainsi la visibilité avant.
Les passagers avant de la Mini Cooper SE sont accueillis dans des sièges baquets avec une sellerie végétale, offrant des réglages d’une grande amplitude. Même les conducteurs de grande taille, approchant 1,90 m, pourront s’installer confortablement sans toucher le plafonnier.
Cependant, l’espace arrière est plus restreint. Avec une longueur de seulement 3,85 m, la Mini Cooper SE est mieux adaptée pour deux passagers que pour quatre. Le coffre de 210 litres suffit pour un week-end à deux, mais guère plus.
Pour ceux qui recherchent une voiture plus pratique pour quatre personnes, la version Cooper 5 portes pourrait être une meilleure option. Ce modèle, disponible avec les mêmes motorisations électriques ou thermiques, offre plus d’espace et de polyvalence.
Que vaut la Mini Cooper SE sur la route ? Essai en conduite
La Mini Cooper SE a bâti sa réputation sur une conduite dynamique et agile, souvent comparée à celle d’un karting. Avec un poids plume, des roues aux quatre coins et un gabarit compact, la Mini Cooper SE perpétue cette tradition. Cependant, avec un poids de 1 680 kg, peut-on encore parler de karting ?
Mini a bien travaillé sur le comportement de la Cooper SE. La suspension est ferme, limitant le roulis, et la direction est précise et directe. Le freinage régénératif permet de ménager les disques, même en conduite dynamique.
Avec 218 chevaux et un couple de 290 Nm disponible instantanément, la Mini Cooper SE offre des sensations fortes. Le 0 à 100 km/h est atteint en 6,7 secondes, et la vitesse de pointe est limitée à 170 km/h. En mode Go Kart, la pédale d’accélérateur procure des sensations saisissantes, avec un son de propulsion captivant et des bruitages d’échappement simulés au lâcher de gaz.
Cependant, cette puissance met parfois en difficulté le train avant. Lors de fortes accélérations en sortie de virage, la voiture peut avoir tendance à se décaler, nécessitant une bonne prise en main du volant pour rester sur la trajectoire.
La Mini Cooper SE n’est pas équipée de suspension adaptative, ce qui se ressent au quotidien. Sur des routes bosselées, des pavés et des ralentisseurs, la Mini Cooper SE ne pardonne pas. Sur autoroute, les légères ondulations de la chaussée font rebondir la voiture, ce qui peut devenir inconfortable lors de longs trajets.
La batterie de 49,2 kWh de la Mini Cooper SE permet une autonomie officielle de 402 km, mais en réalité, il faut compter sur environ 320 km, avec une consommation moyenne de 15 kWh/100 km.
Bien que la charge rapide DC à 95 kW soit possible, la Mini n’est pas conçue pour de longs trajets sur autoroute.
En plus, certains éléments de confort sont perfectibles pour les longues distances. Par exemple, l’accoudoir de portière, recouvert d’un tissu épais et raide, peut devenir inconfortable pour le coude. Le passager ne bénéficie pas non plus d’un accoudoir central, limitant le confort à bord.
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Bilan de notre essai de la nouvelle Mini Cooper SE
La Mini est plus que jamais un symbole de style, un véritable coup de cœur assumé. Le constructeur britannique mise sur la séduction avec un design moderne et audacieux, particulièrement dans cette version JCW. Le style de la Mini réussit un équilibre subtil entre tradition et innovation.
Cependant, à 56 370 euros pour notre version d’essai, la question de la rationalité de l’achat se pose. Pour ce budget, on peut accéder à des voitures électriques plus sérieuses et avec de meilleures qualités routières. La Mini Cooper SE, surtout en finition JCW, est davantage un bien positionnel, voire ostentatoire, et son prix reflète cette image.
Pour des tarifs plus raisonnables, rappelons que la Mini Cooper SE débute à 38 000 euros dans la finition XS. La version moins puissante, la Cooper E, commence à 34 000 €. Cependant, ces versions ne peuvent bénéficier du bonus écologique en raison de leur production en Chine. À partir de 2026, l’usine britannique d’Oxford devrait être en mesure de produire les Mini Cooper électriques, ce qui pourrait changer la donne en termes de prix et d’éligibilité aux aides.
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