Essai Renault Clio 5 : le choix pragmatique

Essai de la nouvelle Renault Clio 5

S’offrant une toute nouvelle génération à l’occasion du salon de Genève 2019, la Renault Clio évolue en profondeur, sans pour autant déstabiliser la clientèle.

S’il fallait se rappeler d’une nouveauté dévoilée l’année dernière, c’est probablement celle-ci : la Renault Clio, entièrement renouvelée à l’occasion du salon de Genève 2019, avec une cinquième génération aux fortes ambitions. Et pour cause, celle-ci succède alors à une 4ème mouture arrivée en 2012 et ayant rencontré un franc succès auprès des automobilistes, occupant pendant longtemps la première place du classement des modèles les plus vendus sur le territoire. Et pour cause, ce sont plus de 40 600 exemplaires qui ont été écoulés au cours de l’année derniers mois, preuve s’il en fallait que la citadine a trouvé la bonne recette pour séduire.

Un succès qui s’explique par un style sobre, une dotation intéressante et un tarif accessible, une recette qu’a voulu conserver la marque au losange avec la nouvelle génération de sa Clio, s’opposant à une Peugeot 208 changeant du tout au tout. Deux positionnements bien distincts entre les deux rivales, mais attention à ne pas s’y méprendre. Car si les changements sont plus discrets sur la star de Renault, ils n’en restent pas moins bien présents, notamment dans l’habitacle, principal point négatif de la précédente mouture. Et oui, car loin de réinventer la roue, l’ex-régie a simplement souhaité corriger les détails négatifs de sa citadine afin de ne pas créer de rupture avec une ancienne version qui marchait déjà très bien.

Nous avons donc pu découvrir la nouvelle Renault Clio 5 le temps d’un essai au volant de la version TCe 130 EDC, qui devrait rencontrer un franc succès et constituer une bonne partie des ventes. De quoi mieux cerner la citadine et surtout comprendre les raisons de son succès, alors que l’on en croise désormais à tous les coins de rue depuis son lancement.

Essai Renault Clio 5 : côté style

Lorsque l’on ne prête pas vraiment attention aux détails, il peut être assez facile de confondre la Renault Clio 5 et sa devancière, alors que les deux affichent des lignes très similaires, bien qu’elles ne partagent quasiment aucune pièce de carrosserie. D’ailleurs, il suffit de faire preuve d’un tout petit peu d’observation pour se rendre compte que les deux générations sont en réalité plus différentes qu’elles n’en ont l’air, alors que la « 5 » arbore une nouvelle signature lumineuse en forme de C, inspirée de la Renault Mégane. La calandre évolue elle aussi, tout comme le profil, dans une moindre mesure, alors que la citadine perd 1,4 cm en longueur, mais 3 centimètres en hauteur. Enfin, les feux arrière ont également été redessinés, modernisant largement l’ensemble sans pour autant tout changer.

Quoi qu’il en soit, les proportions demeurent quasiment identiques à la précédente génération, alors que cette nouvelle Renault Clio s’élargit de 7 centimètres, ce qui contribue à lui donner un peu plus de prestance sur la route. On apprécie en tout cas les lignes gagnant subtilement en élégance, sans pour autant trop changer par rapport à ce que l’on connaissait déjà. Par ailleurs, la citadine fait également évoluer son catalogue en s’offrant trois nouvelles couleurs, à savoir le Brun Vison, l’Orange Valencia et le Bleu Celadon. Notre modèle d’essai, en version RS Line est quant à lui habillé d’une carrosserie Bleu Iron, qui lui va particulièrement bien. Cette déclinaison, qui vient coiffer la gamme se distingue par quelques éléments spécifiques, tels que les boucliers avant et arrière, les badges apposés sur le coffre et les ailes ainsi que les protections latérales. Ce n’est pas tout, car la citadine complète son look dynamique par des canules d’échappement chromées intégrées dans le diffuseur arrière.

Intérieur et test habitabilité de la Clio V

Au contraire de l’extérieur, qui évolue donc avec subtilité, l’intérieur change quant à lui radicalement sur tous les points. Tout d’abord, la qualité perçue fait un vrai bond en avant, avec une présentation générale bien élégante faisant disparaître les plastiques durs au profit de garnissages plus moussés, même si bien sûr, quelques détails sont encore perfectibles toutefois. C’est notamment le cas de certains ajustements, au niveau des touches piano situées sous l’écran tactile, bien que l’ensemble soit globalement en nette progression par rapport à la précédente mouture. La citadine n’a donc plus rien à envier à la Peugeot 208, bien que la présentation se veuille un peu plus classique que sur sa rivale au lion. Enfin, si le tissu est ici de mise sur toutes les versions, il est toutefois possible d’opter pour du cuir à partir de la version RS Line, comme c’est le cas sur notre modèle à l’essai.

Outre le style intérieur, le système d’info-divertissement a également bien changé, désormais intégré dans un écran tactile de 7 pouces en position verticale, pouvant aller jusqu’à 9,3 pouces selon la finition choisie. Ici, la présentation est beaucoup plus agréable que sur la précédente génération, tandis que l’ergonomie a considérablement été améliorée. Il faut dire que Renault partant quand même d’assez loin, soyons honnêtes. De nouveaux raccourcis font également leur apparition, tandis qu’un combiné d’instrumentation numérique débarque, permettant à la citadine de mieux rivaliser avec la Peugeot 208. Celui-ci est certes un peu moins futuristes, il n’en reste pas moins très satisfaisant et surtout très clair. Enfin, et si l’empattement demeure identique, avec quelque 2,58 mètres, et que la longueur générale est en baisse, le coffre gagne 40 litres pour arriver à 340 litres, tandis que l’espace intérieur accueille toujours très bien les occupants.

Que vaut la Renault Clio  sur la route ? Essai en conduite

La Renault Clio profite également du passage à cette nouvelle génération pour faire évoluer sa gamme de motorisations, avec des blocs essence et diesel trois et quatre cylindres, dont les puissances vont de 65 à 130 chevaux. Par ailleurs, la citadine s’est offert une toute nouvelle version hybride forte de 140 chevaux, qui vient enrichir le catalogue, à défaut d’une variante 100 % électrique qui aurait permis de rivaliser avec la Peugeot e-208. De notre côté, nous avons donc décidé de prendre le volant de la version la plus performante, à savoir le 1,3 litre TCe 130 chevaux, qui vient coiffer la gamme jusqu’alors limitée à 120 équidés. Ce bloc, qui devrait constituer une grosse partie des ventes revendique pour rappel quelque 240 Nm de couple, atteints à bas régime, soit 1 600 tr/min grâce au turbocompresseur.

Ce quatre cylindres se montre très satisfaisant pour une conduite au quotidien, offrant de bonnes relances, notamment lors de dépassements un peu difficiles. En revanche, les 130 équidés montrent quelque peu leurs limites sur des parcours un peu plus vallonnés, obligeant alors la boîte EDC à double embrayage à faire tomber un rapport pour mieux repartir. Livrée de série sur la finition RS Line, celle-ci est très typée confort, un peu à l’image de la boîte automatique EAT8 de la Peugeot 208. Si elle excelle en ville, elle a toutefois un peu plus de mal en conduite dynamique, notamment à cause du léger temps de latence au démarrage. Le 0 à 100 km/h abattu en 9 secondes demeure largement suffisant pour tous les jours, alors que la vitesse maximale est quant à elle limitée à 200 km/h. Si celle-ci ne devrait pas être atteinte tous les jours, il n’en reste pas moins que la citadine se révèle très à l’aise sur l’autoroute, grâce à son confort et sa très bonne insonorisation, rendant le « trois-pattes » plutôt discret.

Essai sur route de la Clio 5 RS Line

En conduite dynamique, la nouvelle Renault Clio est une vraie bonne surprise, profitant d’une plateforme CMF-B aux réglages particulièrement adaptés à un rythme soutenu, même si ce n’est pas la vocation première de la citadine. Sans être sportive, elle jouit d’un excellent comportement, avec une prise de roulis maîtrisée et une très bonne tenue de route, bien assistée des nombreuses aides à la conduite livrées de série. Toutefois, si le caractère est toujours très sain, la star de la marque au losange s’autorise volontiers quelques glissades du train arrière lorsqu’on la pousse dans ses retranchements. Ne vous y méprenez toutefois pas, il faudra vraiment le faire exprès, alors que la puissance est envoyée aux roues avant, assurant une motricité optimale. Enfin, pas moins de trois modes de conduite sont disponibles, à savoir Sport, Eco et My Sense personnalisable, jouant sur la réactivité du moteur et de la boîte, ainsi que la direction. Celle-ci, bien qu’agréable à prendre en mains offre un feeling un peu trop artificiel.

En ville, cette direction un peu trop assistée sera toutefois d’une précieuse aide pour manœuvrer, tandis que le diamètre est également un très bon point. Les suspensions souples juste comme il faut permettent quant à elle à la citadine s’affronter dos d’ânes et nids-de-poule sans difficultés, malgré la monte en 17 pouces de notre version d’essai. Si les 5,2 l/100 km annoncés en cycle mixte sont plutôt raisonnables, la conduite plus rythmée fait évidemment monter cette valeur, tournant alors autour des 7 litres environ. Bonne nouvelle toutefois concernant le malus, celui-ci disparaissant désormais grâce à l’entrée en vigueur du nouveau barème WLTP depuis le 1er mars dernier. Et pour cause, la citadine rejette quelque 119 g/km dans cette version TCe 130, ce qui est relativement élevé mais encore correct.

Notes et avis sur l’essai Renault Clio 5

CatégorieNote sur 5 Avis Caroom
Esthétique⭐️⭐️⭐️⭐️Evoluant en douceur, le style de la Renault Clio reste très consensuel, sans vraiment de folie.
Conduite⭐️⭐️⭐️⭐️Ultra-sécurisante, la Renault Clio est l’alliée idéale pour tous les jours, mais sa boîte EDC n’est pas forcément très à l’aise en conduite plus dynamique.
Praticité⭐️⭐️⭐️⭐️Avec son volume de coffre qui augmente, et qui dépasse celui de la Peugeot 208, la Renault Clio se révèle assez pratique, accueillant par ailleurs très bien ses occupants.
Rapport Qualité/Prix⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️Au vu des prestations proposées, quasiment identiques à sa rivale, la Clio offre un excellent rapport qualité/prix qui ne manquera pas de convaincre les plus réticents.

Bilan de notre essai de la Clio 5

Consensuelle et surtout très polyvalente, la Renault Clio 5 est une vraie réussite, opérant une vraie montée en gamme, sans pour autant être aussi premium que la Peugeot 208. Et oui, car contrairement à ce que l’on pourrait croire, les deux citadines ont en effet des positionnements et philosophies bien distincts. Quoi qu’il en soit, le best-seller de la marque aux losange est bonne partout, que ce soit en ville comme sur autoroute, et même sur des routes plus sinueuses, permettant de prendre toute la mesure des capacités de la plateforme CMF-B. Par ailleurs, son ticket d’entrée de 14 100 € (12600 € chez nos mandataires) dans sa finition d’entrée de gamme Life est un argument supplémentaire en sa faveur, d’autant plus que la dotation reste très correcte, incluant entre autres l’aide au démarrage en côte, le régulateur/limiteur de vitesse ou encore la reconnaissance des panneaux de signalisation. Si vous hésitez sur les versions et finitions, allez lire notre guide pour choisir une Renault Clio 5.

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Publié par
Julie
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1 commentaire
  • « 119 g/km dans cette version TCe 130, ce qui est relativement élevé mais encore correct. »
    Pas étonnant, ce moteur TCE 130 edc a été adapté pour le cycle d’homologation WLTP; Les chiffres que vous donnez correspondent aux chiffres NDEC (qui sont notoirement bidons, d’ou le passage en WLTP en 2020)
    En WLTP la clio 130 EDC est à 130 g/km et la 208 puretech eat 130ch est à … 128g/km
    Ou là quelle grosse différence !

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