Essai Audi A1 citycarver : l’art de prendre de haut

Essai de l'Audi A1 citycarver

Faute de proposer un SUV plus petit que le Q2, Audi donne tout de même une déclinaison crossover à sa citadine A1. Loin d’être parfaite, la A1 citycarver se démarque tout de même avec un look vraiment réussi. Voici le test de cette voiture !

Le segment des citadines ne compte pas vraiment de premium, à l’exception de l’Audi A1. Celle qui fait déjà payer cher ses prestations se permet l’audace de réclamer encore 1 500 € supplémentaire pour sa variante citycarver, qui joue sur le look plus que sur ses capacités tout terrain, pas plus développées qu’auparavant. Mais la mode est aux crossovers et autres gardes au sol surélevées, et Audi aurait eu tort de s’en priver.

Extérieur et côté style de la A1 citycarver

L’actuelle génération d’A1 sort déjà assez du lot avec son physique trapu, qui évoque parfois les voitures de rallye des années 80 quand la configuration se veut musclée et avec des jantes blanches. La citycarver partait donc d’une bonne copie à laquelle il n’a finalement pas fallu ajouter grand chose : des pare-chocs différent avec sabots de protection en inox, une calandre légèrement remaniée, des jantes spécifiques, des passages de roues contrastés et une garde au sol surélevée de 40 mm.

La belle teinte Orange Pulse et les roues de 18 pouces sont par contre réservées à la finition haut de gamme Edition One, les autres devant se contenter de 16 ou 17 pouces. Avec 4,04 m de long, la citycarver ne mesure qu’un centimètre de plus qu’une A1 classique, ce qui est très pratique en ville où la place est comptée. Pour le reste, notre modèle du jour reprend le dessin de l’A1 à l’identique, optiques comprises.

Intérieur et habitabilité

L’habitacle est sans doute la partie la plus clivante de l’Audi, car elle concentre à le fois du très bon et du franchement décevant. La présentation est réussie, avec une console centrale épurée et un très bel écran tactile harmonieusement intégré. Les finitions sont irréprochables, rien ne bouge et les ajustements sont au cordeau. En revanche, le choix des matériaux frise l’indécence pour une auto de ce prix, Audi ayant fait le choix de n’utiliser quasiment que des plastiques durs assez peu valorisants, même en partie haute de l’habitacle. C’est peu commun pour du premium et l’on aurait aimé voir un peu plus de rembourrage en partie haute, afin de renforcer l’aspect cossu de la citadine.

Ce grief mis à part, la citycarver maîtrise son sujet se veut très technologique : elle embarque entre autres la navigation connectée, des compteurs digitaux paramétrables, une clim’ automatique bi-zone, un bon système audio Bang & Olufsen (optionnel)… L’espace à bord est dans la moyenne de la catégorie. Pas incroyable mais acceptable, même à l’arrière, où il n’y a que si les sièges avant sont reculés au maximum que la place au jambe est comptée. Le coffre est en revanche assez petit, surtout avec l’option roue de secours en lieu et place du kit anti-crevaison.

Que vaut l’Audi A1 citycarver sur la route ? Essai en conduite

Nous avons roulé avec le 3-cylindres 1.0 de 116 ch, un moteur vaillant qui va à ravir à l’A1. Il est alerte et vif dès 1 700 tr/min, et suffit amplement pour emmener l’Audi sur voies rapides sans arrière pensée, même avec plusieurs personnes à bord. On se demande même parfois s’il n’y a pas un peu plus de puissance que prévu sous le capot ! Si une boîte manuelle est livrée de série, nous avions pour notre part la boîte DSG à double embrayage. Cette dernière est agréable et plutôt rapide, mais elle n’est pas exempte d’à-coups, notamment en phase d’embrayage depuis l’arrêt complet. Il faut aussi noter que le Stop & Start est particulièrement brusque, au point de faire vibrer toute la voiture au démarrage.

Coté consommation, le petit 1.0 n’est pas très économe en ville où il tourne autour de 7,5 l/100 km, un chiffre qui peut vite grimper dans les bouchons. Il est possible de redescendre à un plus raisonnable 6 l/100 km sur voie rapide, voire un peu moins sur route, à vitesse stabilisée.

Notre A1 citycarver était équipée du « pack performance dynamique » (livré d’office sur la finition Edition One) qui comprend des trains roulants affermies. Et malgré deux lois d’amortissement que l’on peut choisir via l’Audi Drive Select, l’A1 s’est toujours montrée ferme et peu conciliante avec les pavés et autres déformations du bitume. Avec des suspensions relevées de 35 mm, Audi n’a eu d’autre choix que de les durcir pour conserver un comportement rigoureux en virage. C’est agréable sur route, mais il y a trop de remontées sèches dans l’habitacle pour que notre citycarver soit vraiment agréable en ville. Aussi vaut-il mieux opter pour la finition intermédiaire Design Luxe, qui n’impose pas le pack dynamique et qui se contente de roues de 17 pouces avec des pneus à flancs plus hauts, mieux à même de filtrer les chocs.

Notes et avis sur l’essai Audi A1 citycarver

CatégorieNote sur 5Avis Caroom
Esthétique⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️Le style est ravageur, il sort du lot et se démarque assez de l'A1 classique. Une réussite.
Conduite⭐️⭐️⭐️L'Audi est rigoureuse mais trop ferme avec le pack performance dynamique et les jantes de 18 pouces.
Praticité⭐️⭐️⭐️Il y a assez de rangements dans l'habitacle et la place à bord est correcte, sans plus. Le coffre est assez petit.
Rapport Qualité/Prix⭐️⭐️Audi a le culot de proposer une citadine au tarif vraiment salé, qui n'est pas vraiment justifié au vu des matériaux employés dans l'habitacle.

Bilan de notre essai de l’Audi A1 citycarver

Bonne petite citadine avec une bouille sympathique, l’A1 citycarver doit toutefois composer avec un confort un peu trop ferme (sur la finition la plus élevée) et des matériaux un peu cheap dans son habitacle. Et cela malgré un prix très premium, puisque le tarif de base (95 ch, boîte manuelle, finition d’entrée de gamme) s’élève tout de même à 24 870 €. Certes, le premier niveau de finition est déjà bien équipé, mais c’est tout de même un ticket d’entrée conséquent pour une citadine. Si vous voulez sortir le grand jeu et opter pour la série limitée Edition One de notre essai, la facture grimpe à 33 640 € (35 540 € avec la boîte DSG). L’Audi A1 citycarver fait donc cher payer ses services, même si le surcoût par rapport à une A1 classique n’est que de 1 500 € à motorisation et finition équivalente. Vouloir rouler en petite Audi impose un effort financier !

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Publié par
Jay Cee
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