Pour 2022, la micro-citadine de Toyota fait peau neuve et revient métamorphosée. Elle joue sur un look plus affirmé mais aussi une nouvelle plate-forme pour séduire, bien qu’elle ne coupe pas totalement les ponts avec sa devancière. Voici notre essai auto de la nouvelle Toyota Aygo X.
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Un temps projet commun entre Toyota, Citroën et Peugeot, l’Aygo s’est depuis distanciée de feu les C1 et 107/108 pour faire cavalier seul. Elle s’appelle désormais Aygo X (que l’on prononce Aygo Cross) et repose sur une plate-forme 100 % maison baptisée TNGA-B, qu’utilisent également les Yaris et Yaris Cross. Elle peut donc compter sur des technologies à jour, pléthore d’aides à la conduite, mais en profite au passage pour grandir dans toutes les directions.
Extérieur et design de la Toyota Aygo X
Car si la puce japonaise ne mesure que 3,70 m de long, c’est tout de même 24 cm de plus que la précédente génération ! Pareil pour la largeur et la hauteur qui prennent 13 et 5,5 cm respectivement pour atteindre 1,74 m et 1,51 m. De quoi bien poser la Toyota sur la route, avec un style musculeux et des jantes rejetées aux quatre coins. Les jantes justement, semblent démesurées pour une si petite auto : elles affichent 17 pouces de série voire 18 pouces sur les plus hautes finitions, preuve que le look a été la préoccupation première lors de la genèse du projet. Si l’on passe sur les skis de protection sur les pare-chocs et les arches de roues en plastique non peint, pour donner un faux style de baroudeur à une auto qui n’en demandait pas tant, la peinture bi-ton (indisponible en entrée de gamme) flatte en revanche l’œil. Le noir est contrasté par 4 teintes pétillantes : beige, vert, bleu et rouge. De quoi égayer un peu le flot de la circulation, souvent assez terne et composé de nuances de gris.
Poste de conduite et habitabilité
Mais le fait que le look prenne une place si importante n’est pas souvent synonyme de praticité. La preuve, la découpe des portes arrière, pour permettre la démarcation de la peinture bi-ton sur les ailes extérieures, n’offre qu’un espace assez exiguë pour se faufiler sur la banquette. Et si l’empattement s’est allongé de 9 cm, ce sont surtout les passagers avant qui en profitent, car la banquette pourra dépanner mais n’est certainement pas confortable et la place aux jambes est comptée. Il ne vaut mieux pas, en outre, être claustrophobe : les petites vitres ne s’entrouvrent qu’avec un compas ! On est mieux lotis aux places avant, avec bien plus d’espace, mais les matériaux employés ne sont en revanche pas de meilleure facture : le plastique dur est absolument partout et l’ensemble fait un peu cheap, rappelant bien que l’on est dans une auto d’accès à la gamme Toyota. Les assemblages sont par contre correct à ce niveau de prix. Quant au coffre, il affiche jusqu’à 231 l, une grosse augmentation de 63 l que l’on doit surtout à une hauteur de chargement accrue. Mais opter pour la sono JBL grèvera l’espace de chargement à cause du subwoofer présent dans le plancher et le seuil est vraiment haut.
Suivant la finition choisie, l’écran central dispose d’une diagonale de 7, 8 ou 9 pouces. S’il embarque la dernière version du logiciel multimédia de la marque, il n’est pas des plus réactifs et on note quelques latences entre les menus. Android Auto et CarPlay ne sont pas non plus intégrés de la meilleure des manières et nous avons noté quelques bugs obligeant parfois à déconnecter puis réappairer les smartphones. Rien qui ne puisse être fixé avec une prochaine mise à jour, mais énervant tout de même !
Que vaut la Toyota Aygo X sur la route ? Essai en conduite
Bien qu’elle étrenne une nouvelle plate-forme, l’Aygo X reprend quelques éléments du châssis de l’ancienne Aygo, ainsi que son moteur. Le petit 3-cylindres atmosphérique de 72 ch est en effet très peu retravaillé, pour éviter de faire grimper l’addition au moment de l’achat. Il faut dire qu’il se contente de rejets compris en 108 et 114 g/km de CO2, qui le rend de toute manière exempte de malus. Volontaire et suffisant dans les rues de la cité, il est en revanche à la peine dès que le relief se montre ou qu’il faut relancer sur le réseau secondaire et les voies rapides. Il n’est pas impossible de s’y aventurer, mais cela peut vite être frustrant et pénible au quotidien, surtout que les bruits d’air et de moteur sont alors importants.
En définitive, la nippone a clairement été conçue pour la ville, où le besoin de puissance est moindre. La boîte manuelle à 5 rapports est de série, mais il existe aussi une boîte auto à variation continue CVT en option (1 000 €). Bien qu’elle fasse hurler le moteur lors des accélérations franches, comme toutes les transmissions de ce type, elle est en revanche très agréable le reste du temps et a l’avantage d’éviter d’avoir à se servir d’un embrayage, ce qui est bien pratique vu les fréquents arrêts en ville.
Côté châssis, pas de miracles : l’Aygo X est du genre ferme, surtout que les grandes jantes n’aident pas à absorber les aspérités de la chaussée. Rouler à son bord n’est pas une punition, loin de là, mais on ne peut pas dire d’elle qu’elle choie ses occupants. Sans être des modèles de douceur les Kia Picanto et Hyundai i10 se montrent un peu plus tolérantes. Mention spéciale pour le rayon de braquage, qui est pour sa part vraiment très bon !
Notes et avis sur l’essai Toyota Aygo X
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Atout numéro un de l’Aygo X, son look vise dans le mille et se démarque du reste. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️ | A l’aise en ville, l’Aygo n’est pas la plus polyvalente des micro-citadines. |
| Praticité | ⭐️⭐️ | Les places arrière ont le mérite d’exister, mais elles servent plus pour des enfants ou en dépannage pour des adultes qu’autre chose. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️ | La nippone n’est clairement pas donnée et ses prestations ne la place pas au-dessus du lot. |
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Bilan de notre essai de la Aygo X
Opter pour une Aygo X se fera surtout parce qu’on craque sur son look. Elle démarre à 15 990 euros mais comptez plutôt entre 18 000 et 20 000 € pour une version bien équipée comme notre modèle d’essai. La boîte CVT réclame 1 000 € supplémentaires. Un tarif salé au vu des prestations, d’autant plus que la concurrence est rude. Une Hyundai i10 N Line équipée d’un moteur de 100 ch s’échange contre 18 300 € et dispose d’une polyvalence bien plus importante. Opter pour la Toyota, c’est donc accepter de payer plus pour de la nouveauté et un design franchement réussi, un peu au détriment du reste. Convaincu(e) par la citadine ? Découvrez quelle Toyota Aygo X choisir grâce à notre guide d’achat complet !
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