Si les sportives thermiques ne se bousculent plus sur le marché, certains constructeurs continuent d’en proposer à la vente. C’est notamment le cas de Mini avec la Cooper S, toujours disponible en 2025. L’occasion pour nous d’en prendre le volant le temps d’un essai auto !
De nos jours les moteurs thermiques disparaissent un à un et ceux même dans la catégorie des sportives. Il reste bien sûr des sportives thermiques, mais à des tarifs élevés et touchées par un malus délirant. Mais fort heureusement Mini a conservé dans sa gamme la Cooper S, une petite sportive utilisant toujours un moteur thermique sans hybridation. Toutefois, comme vous pourrez le voir dans notre essai, la Mini Cooper S a réduit son caractère !
Extérieur et design de la Mini Cooper S
Qu’une Mini à vocation sage comme la Cooper C adopte un design épuré en se passant de détails sportifs, cela peut sembler logique. Mais voir la Cooper S perdre ses attributs emblématiques, comme l’entrée d’air sur le capot et l’échappement central, a de quoi chagriner, surtout pour un modèle censé incarner un esprit plus sportif et fun.
Avec cette nouvelle génération, Mini a décidé d’éliminer ces éléments distinctifs. La prise d’air, déjà purement décorative sur la précédente version, disparaît totalement, tout comme la double sortie d’échappement. Un parti pris qui s’explique par la volonté de ne pas marquer de différence esthétique entre les versions thermiques et électriques. On aurait aimé plus de caractère de la Mini Cooper S, et même de la version JCW, qui se distingue de la finition uniquement par la sortie d’échappement central, au diamètre certes imposant.
Pour autant, ce modèle conserve l’ADN visuel des Mini modernes : une face avant redessinée, des optiques LED expressives, des poignées de porte affleurantes et des lignes de caisse plus affirmées. Des évolutions qui lui confèrent une allure contemporaine tout en préservant l’esprit de la marque. Et à l’arrière les phares ronds sont toujours présents avec le drapeau de l’Union Jack, charmant détail !
Poste de conduite et habitabilité de la Mini Cooper S
L’habitacle adopte le style des nouvelles Mini, avec un imposant écran rond trônant au centre de la planche de bord, regroupant l’ensemble des informations de conduite et des réglages du véhicule. En revanche, l’absence totale d’instrumentation derrière le volant pourra en déstabiliser certains, un point que nous détaillerons plus tard.
Les matériaux choisis varient selon les finitions, avec des inserts en tissu apportant une ambiance tantôt élégante, tantôt plus sportive. Le volant trois branches, au cerclage épais rappelant les productions BMW, intègre une subtile bande textile sur la branche inférieure, ajoutant une touche originale. Quant aux commandes, elles restent bien physiques, évitant ainsi les inconvénients du tout tactile en matière d’ergonomie.
Les sièges avant se montrent accueillants et offrent un bon maintien, avec en prime une fonction chauffante. À l’arrière, l’espace est en revanche très limité, si bien que ces places seront plus souvent utilisées comme complément de coffre que pour accueillir des adultes. L’accès y est d’ailleurs contraignant lorsque la capote est en place. Autre contrainte, si vous choisissez la version cabriolet, il faudra choisir entre le filet anti-remous et les sièges arrière.
Enfin, côté coffre, qu’il s’agisse de la version Mini Cabrio ou Cooper 3 portes le volume reste petit entre 215 et 265 litres. Évidemment, on n’achète pas une Mini Cooper S pour son aspect pratique, mais davantage comme une voiture plaisir, un complément au sein d’un foyer déjà équipé. Après tout, difficile d’attendre autre chose d’une citadine de seulement 3,88 m, encore plus compact qu’une Renault 5.
Que vaut la Mini Cooper S sur la route ? Essai en conduite
On prend place à bord de la Mini Cooper S, animée par un moteur quatre-cylindres 2.0 turbo de 204 chevaux et 300 Nm de couple, dépourvu d’hybridation. Désormais, plus question de boîte manuelle : seule une transmission automatique à sept rapports est proposée. Celle-ci se montre fluide en usage quotidien et suffisamment réactive lorsqu’on hausse le rythme… À condition d’avoir sélectionné l’option incluant les palettes au volant, qui ne sont malheureusement pas de série.
Les performances sont à la hauteur des attentes, avec un 0 à 100 km/h expédié en 6,9 secondes et une vitesse de pointe de 237 km/h. Mais plus que les chiffres, c’est surtout le plaisir de conduite qui marque les esprits. Agile et incisive, cette Mini conserve ce fameux ressenti Go-Kart. La direction est précise, le roulis bien contenu et le freinage inspirent confiance, ce qui en fait un jouet particulièrement plaisant sur routes sinueuses, malgré un poids de 1 455 kg. Toutefois, ce dynamisme a un prix : dès qu’on adopte une conduite sportive, la consommation grimpe rapidement autour des 10 l/100 km. Autre point perfectible, l’absence de compte-tours derrière le volant, qui oblige à se fier à l’affichage tête haute pour la vitesse et à l’écran central pour connaître le rapport engagé et le régime moteur, au prix d’un léger détour du regard.
Ce tempérament dynamique a également un impact sur le confort, notamment en milieu urbain ou sur chaussée abîmée. La suspension ferme, caractéristique de Mini, reste néanmoins un peu plus tolérante que sur la version électrique Cooper SE. En revanche, sur autoroute, l’insonorisation se montre convaincante pour une citadine et isole bien des bruits extérieurs, permettant d’échanger facilement avec son passager ou de profiter du système audio Harman Kardon. Avec une conduite plus apaisée, il est même possible de contenir la consommation autour de 8 l/100 km. Sur autoroute, on apprécie d’ailleurs le régulateur de vitesse adaptatif, l’aide au maintien dans la voie ou encore le détecteur d’angles morts. Mini appartient à BMW et on le ressent en conduisant cette Cooper S sur autoroute, c’est du sérieux, aussi bien dans la construction que dans les équipements ou le comportement.
Et c’est peut-être ça qui manque maintenant à la Mini Cooper S. Un peu de folie ! Où est passé le bruit caractéristique du compresseur de la R53, les pétarades d’échappements des R56 et F56, se demandant parfois comment BMW-Mini ont-ils réussi à homologuer ça. La Mini Cooper S entre un peu dans le rang pour ce qui sera certainement sa dernière génération thermique, et c’est dommage, on aurait attendu un ultime frisson, et même la JCW n’arrive pas à le procurer.
Notes et avis sur l’essai de la Mini Cooper S
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Craquante, elle l’est, différente des versions électriques et non sportives de la Mini, elle ne l’est pas assez malheureusement. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Sportive mais aussi docile, la Mini devient presque parfaite mais perd un peu en caractère. Une Abarth 600e m'a donné plus sensation par exemple. |
| Praticité | ⭐️⭐️ | Ce n’est clairement pas pour l’aspect pratique qu'on achète une Mini Cooper S… |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Finalement pas si chère maintenant que l'on compare aux citadines électriques, telles que la Renault 5 ou l’Alpine A290, qui ne sont ni plus spacieuses, ni vraiment plus performantes. |
Bilan de notre essai de la Mini Cooper S
La Mini Cooper S reste une excellente voiture urbaine et chic, qui sait aussi se faire amusante en dehors des villes. Mais ce feeling de karting se paie bien évidemment sur le confort avec des suspensions très fermes, on est maintenant habitué chez Mini, la recette est la même depuis 20 ans.
En bonne voiture à la mode, elle n’est pas très accessible à partir de 33 500 euros pour la trois portes et 36 800 € pour le cabriolet dans cette motorisation Cooper. Enfin, peu accessible, c’est moins cher qu’une Alpine A290, qui représente sa parfaite concurrente électrique.
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