Après déjà sept ans de carrière, la Suzuki Swift se renouvelle et s’offre une 4e génération modernisée. Le but ? Mieux chasser sur les terres des Renault Clio et autres Peugeot 208. Mais a-t-elle toutes les cartes en mains pour y arriver ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce nouvel essai auto !
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Cela fait déjà plus de vingt ans que Suzuki commercialise sa petite Swift et l’histoire d’amour entre la marque nippone et son best-seller n’est pas près de prendre fin. Et pour cause, c’est en 2004 que la citadine est née, tout du moins de manière réellement officielle. Car son nom, qui n’a rien à voir avec la chanteuse américaine, fut d’abord utilisé sur une autre voiture quelques années auparavant. Au fil des années et des décennies, la petite auto japonaise a par la suite enchaîné les générations et a toujours su séduire les clients du monde entier. À tel point que ce ne sont pas moins de neuf millions d’exemplaires qui ont été immatriculés sur la planète depuis son lancement et son histoire est évidemment loin d’être terminée. Il n’est donc pas nécessaire de préciser que ce modèle revêt une importance particulière pour le constructeur, qu’il est même très stratégique.
Car il lui permet à la fois d’attirer de nouveaux clients, tout en fidélisant les plus anciens. Alors autant dire qu’il n’est évidemment pas facile de renouveler une telle icône, qui possède une histoire aussi riche. Comment faire pour rajeunir et moderniser une voiture qui cartonne déjà, sans trop changer et surtout sans risquer de déstabiliser les clients déjà acquis ? Eh bien il semblerait que les designers aient trouvé la solution et aient pu réussir ce pari audacieux. C’est ce que nous avions pu voir lors du dernier salon de Tokyo, durant lequel Suzuki avait levé le voile sur le concept annonçant l’arrivée de la version de série. Puis, il n’aura finalement pas fallu attendre trop longtemps pour voir cette dernière arriver, puisque c’est finalement au début du mois de décembre qu’elle fut officiellement dévoilée au grand public. Et sans surprise, elle reste très proche du show car dévoilé au Japon.
Cette dernière inaugure une toute nouvelle face avant plus épurée, mais pas seulement. En effet, cette nouvelle mouture fait aussi évoluer son poste de conduite, ainsi que sa motorisation. Autant dire que la petite auto nippone arrive sur le marché avec une nouvelle génération pleine d’ambition, alors qu’elle espère pouvoir chasser sur les terres de ses rivales. Il s’agit évidemment des Peugeot 208 et autres Renault Clio, qui restent à l’heure actuelle les citadines les plus vendues en France et ce, depuis un petit bout de temps déjà. Mais alors, quels sont les atouts de cette nouvelle venue ? Pour le savoir, découvrez notre essai auto !
Extérieur et design de la Suzuki Swift
La plupart du temps, quand une voiture s’offre une nouvelle génération, elle en profite pour changer de nombreux éléments, voire parfois évoluer réellement en profondeur. C’est généralement le cas en ce qui concerne le design, qui est un des éléments qui change le plus. Or, Suzuki a choisi une tout autre stratégie et a décidé de conserver un style très proche de la précédente version sur cette nouvelle mouture, la 4e du nom. À tel point que ceux qui ne s’intéressent pas beaucoup à l’automobile auront du mal à distinguer cette nouvelle version par rapport à la précédente, qui ne semble d’ailleurs pas avoir vieilli. Néanmoins, cette nouvelle Swift se modernise tout de même assez fortement, notamment au niveau de la face avant. Celle-ci profite d‘une nouvelle calandre redessinée, reprise du concept éponyme dévoilé à Tokyo. On note qu’elle n’intègre plus le logo, désormais positionné sur le capot.
Elle est entourée de nouvelles optiques légèrement plus petites qu’avant et positionnées un peu plus bas que sur la précédente version. Dans l’ensemble, la Suzuki Swift change de manière assez peu visible, mais elle gagne en dynamisme et en élégance. Et cela notamment grâce aux montants peints en noir, qui allègent un peu sa silhouette qui donnent une impression de pavillon flottant. Et l’autre point positif de cette nouvelle version, ce sont les dimensions qui ne changent pas par rapport à la précédente mouture. Ainsi, la longueur est affichée à 3,86 mètres, soit 19 centimètres de moins qu’une Renault Clio. La Suzuki Swift mesure également 1,74 mètre de large et 1,50 mètre de haut seulement. Un gabarit très compact, qui fait du bien à une période où les voitures ont tendance à prendre du poids et de l’embonpoint. À noter que la version vendue au Japon mesure 4 centimètres de moins en largeur !
Poste de conduite et habitabilité de la Suzuki Swift
Nous l’avons donc vu, le design extérieur de la Suzuki Swift évolue par petites touches et de manière assez subtile, presque comme un restylage, bien qu’assez conséquent tout de même. Mais qu’en est-il du poste de conduite ? Eh bien ce dernier change aussi, mais de manière un peu plus visible par rapport à la précédente génération. Cela passe en premier lieu par le dessin de la planche de bord, qui n’a en fait plus grand-chose à voir avec l’ancienne. En effet, la présentation devient nettement plus haut de gamme et dans l’air du temps. Et cela grâce notamment à l’arrivée d’un tout nouvel écran tactile, dont la diagonale passe de 7 à 9 pouces. Ce dernier est installé un peu plus haut qu’auparavant et est donc un peu plus dans le champ de vision du conducteur, ce qui est évidemment plus pratique. À noter qu’il est compatible avec Apple CarPlay et Android Auto.
À l’usage, cette dalle numérique est assez pratique, mais on déplore les graphismes un peu trop datés par rapport à certaines concurrentes. Le combiné d’instrumentation n’est quant à lui pas numérique et conserve donc ses cadrans traditionnels, ce qui n’est en fait pas une mauvaise chose. Globalement, la planche de bord reste assez classique, voire un peu austère pour certains. On apprécie cependant les petits inserts blancs, ainsi que la praticité de ce poste de conduite. Les commandes sont de vrais boutons, notamment pour la climatisation, tandis que les sièges sont confortables et enveloppants. Ils sont alors recouverts de tissu gris de série. La Suzuki Swift reste aussi spacieuse que l’ancienne génération, avec son empattement affiché à 2,45 mètres. Elle n’est certes pas la meilleure du segment, mais cela demeure très correct. Enfin, le volume de coffre est affiché entre 265 et 980 litres quand la banquette est rabattue.
Que vaut la Suzuki Swift sur la route ? Essai en conduite
Vous l’avez donc bien compris, la Suzuki Swift évolue subtilement sur tous les points, que ce soit l’intérieur ou l’extérieur. Mais qu’en est-il de sa motorisation ? Eh bien là encore, la citadine japonaise profite de quelques changements, mais là encore tout en douceur, afin de ne pas brusquer les clients, en attendant l’arrivée d’une prochaine génération qui devrait cette fois-ci devenir 100 % électrique. Mais pour le moment, cette nouvelle mouture conserve son bloc thermique, qui devient cependant cette fois-ci un trois cylindres, en lieu et place du quatre cylindres précédemment installé. Ce dernier fait toujours 1,2 litre et affiche une puissance de 82 chevaux, tandis que le couple maximal est annoncé à 110 Nm. Si cela peut sembler assez peu, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une citadine et surtout, qu’elle affiche un poids très réduit, de seulement 920 kilos sur la balance. Ce qui devient de plus en plus rare, alors que la majorité des voitures vendues actuellement dépassent la tonne.
Mais si la Swift est aussi légère, c’est aussi en grande partie grâce à l’absence d’électrification. Ou presque, car la citadine est tout de même dotée d’un système micro-hybride de 48 volts, grâce à un alterno-démarreur qui permet de donner un petit coup de boost au démarrage, comme son nom l’indique. De quoi réduire la consommation de la petite auto, ainsi que ses émissions de CO2. Ce qui fait qu’elle peut donc échapper au malus écologique de plus en plus sévère à l’heure actuelle. Bien évidemment, il ne faut pas s’attendre à prendre le volant d’une vraie sportive en conduisant cette Suzuki Swift, qui demande 12,2 secondes pour réaliser le 0 à 100 km/h. Sa vitesse maximale est quant à elle annoncée à 175 km/h, ce qui reste largement suffisant. Ainsi, la citadine japonaise remplit parfaitement sa mission et devrait séduire tous ceux qui cherchent une voiture simple et qui va à l’essentiel.
On apprécie également la direction très souple, qui souffre cependant d’un léger manque de remontée d’information, mais qui est très agréable en ville. De quoi rendre les manœuvres plus simples, notamment lors du stationnement. D’autant plus que la pédale d’embrayage est également très souple, ce qui est utile dans les embouteillages. À noter qu’il est aussi possible d’opter pour une transmission automatique à variation continue (CVT) moyennant un petit surcoût de 1 200 euros. La boîte manuelle affiche quant à elle des rapports très longs pour réduire la consommation, mais elle manque un peu trop de précision selon nous. À noter également que le levier est positionné un peu trop en arrière, ce qui peut également être un peu gênant dans certaines situations. Quid du comportement global de la voiture ? Eh bien ce dernier est plutôt satisfaisant, puisque la citadine est agréable et rassurante, même si elle n’invite évidemment pas à la vitesse.
Cependant, les suspensions assez fermes de la citadine lui offrent un comportement assez dynamique et une bonne tenue de route, au détriment cependant du confort des occupants. Sur l’autoroute et les trajets un peu plus rapides, la Suzuki Swift s’en sort aussi assez bien, même si le bruit du moteur demeure tout de même assez présent à haut régime, trois cylindres oblige. Vous l’aurez donc compris, c’est surtout en ville que la petite auto se sent le plus à l’aise, d’autant plus qu’elle se révèle très maniable et agréable dans l’ensemble. Il faut aussi savoir qu’elle est livrée de série avec la caméra de recul ainsi que les détecteurs d’angles morts, dès la version d’entrée de gamme. Les clients qui vivent à la montagne peuvent aussi opter pour la variante All Grip équipée d’une transmission intégrale. Enfin, la consommation reste raisonnable, avec environ 6 litres aux 100 kilomètres.
Notes et avis sur l’essai de la Suzuki Swift
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | La citadine évolue mais reste toujours aussi jolie |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Malgré quelques petits détails, la Swift reste agréable à conduire sur tous les trajets |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Sans être la plus pratique du segment, la petite nippone plaît par son gabarit compact et ses rangements |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | Affichée à partir de 18 990 euros, la citadine est l’une des voitures les plus abordables du marché actuel |
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Bilan de notre essai de la nouvelle Suzuki Swift
La nouvelle Suzuki Swift évolue en toute subtilité et sans faire de grosse révolution, en attendant très probablement la prochaine génération qui devrait devenir 100 % électrique. Pourtant, la citadine fait pour le moment l’impasse sur une quelconque hybridation, hormis un petit système 48 volts. De quoi séduire les clients à la recherche d’une petite voiture simple et abordable, alors que ces dernières se font de plus en plus rares à l’heure actuelle. À vrai dire, cette nouvelle mouture fait sans doute partie des dernières autos à se doter uniquement d’un moteur thermique. Un choix tout à fait assumé pour la firme, qui propose ainsi un tarif très bas par rapport à la concurrence. Ce qui permet de passer outre certains petits défauts, comme les matériaux durs et les suspensions un peu trop fermes également.
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