Fort de son partenariat avec Renault et Nissan, Mitsubishi propose une Colt qui est une jumelle de la Clio. Un choix avisé pour la marque, qui dispose ainsi d’une citadine performante à moindres frais. Découvrez notre essai auto de la Mitsubishi Colt hybride.
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Alors que c’est plutôt Toyota qui, avec ses Yaris et Yaris Cross, se vante en général d’être Made in France grâce à une fabrication à Valenciennes (région des Hauts-de-France), Mitsubishi va encore plus loin avec sa nouvelle Colt : il s’agit ni plus ni moins que d’une Renault Clio rebadgée ! La raison de ce facile tour de passe-passe est en réalité très simple. Faute d’une gamme attrayante et adaptée au marché européen, Mitsubishi avait tout simplement décidé de quitter le Vieux Continent il y a quelques mois, pour concentrer ses efforts dans d’autres régions de globe. Mais grâce à sa présence au sein de l’Alliance avec Renault et Nissan et d’un accord trouvé in extremis en 2023 avec le constructeur au losange, Mitsubishi gagne le droit de vendre le SUV urbain Captur sous le nom ASX et la citadine Clio sous le nom Colt. Un sacré coup de pouce, car les produits sont bons, largement diffusés et déjà appréciés du grand public, ce qui évite à Mitsubishi de devoir prouver la valeur des deux nouveautés de sa gamme qui compte également la petite Space Star et le plus gros Eclipse Cross. Pour garder des coûts de production le plus bas possible, il n’y a donc qu’un mini pas de Clio à Colt, qui se remarque surtout depuis l’extérieur.
Extérieur et design de la Mitsubishi Colt hybride
« C’est bizarre on dirait une Clio mais c’est marqué Mitsubishi » nous dit le pompiste au moment de régler l’addition. C’est normal, c’en est une ! La Colt reprend en effet la bouille de la Clio restylée en 2023, avec une face avant expressive et racée. Les différences se font au niveau de la calandre, supportant un peu plus de chrome chez Mitsubishi, ainsi que du côté de la signature lumineuse verticale, légèrement différente. Le reste de la carrosserie est rigoureusement identique à la Clio et si ce n’est pour le nom de la marque écrit en toutes lettres sur le hayon à la place du losange, un expert s’y tromperait ! Sur la version hybride, on trouve en outre des badges chromés Hybrid EV sur les flancs, et qui sont absents sur la Clio.
Poste de conduite et habitabilité de la Mitsubishi Colt hybride
Dans l’habitacle, les différences sont encore plus ténues, puisque seul le logo sur le volant et les trois diamants qui s’affichent sur les écrans au démarrage permettent de savoir que l’on est à bord de la Colt. Tous les autres éléments, que l’on parle des boutons, des commodos, de la sellerie, des agencements ou même du système d’infodivertissement, sont repris sans modifications.
On retrouve donc une ambiance familière et sérieuse à bord, avec des matériaux corrects mais moins valorisants que dans une Peugeot 208 en finition haute, par exemple. Côté habitabilité, il faut compter avec des places arrière qui font le job mais dont l’espace aux jambes est compté si les sièges avant sont très reculés. Côté coffre enfin, la Colt offre 301 l de chargement en version hybride, ce qui n’est pas énorme. Les versions thermiques peuvent compter sur 90 l supplémentaire, pour une capacité de chargement qui devient alors vraiment intéressante pour le segment.
Que vaut la Mitsubishi Colt hybride sur la route ? Essai en conduite
Vous aurez compris le fil rouge, la Colt n’a pas que l’air d’une Clio elle se conduit aussi comme telle puisqu’elle en reprend 100 % des éléments techniques. Cela se traduit par un comportement plaisant qui fait la part belle au dynamisme, la citadine n’ayant aucun mal à sortir de la ville pour affronter le réseau secondaire et les autoroutes. S’il existe deux motorisations essence, notre choix s’est porté sur l’hybride essence non rechargeable. La technologie Renault E-Tech fournit 143 ch de puissance cumulée, soit de quoi conférer une belle santé à la Colt qui n’a pas de mal à doubler quelle que soit l’allure. Le tout en consommant peu, puisque nous avons relevé 5,2 l/100 km de moyenne sur un parcours varié. Un bon score, car l’hybridation, bien gérée, permet de fréquemment rouler à la seule force de l’électrique en ville. Le passage entre les deux énergies se fait sans vibrations parasites, mais le moteur thermique peut parfois se montrer un peu bruyant dans certaines phases à vitesse stabilisée où son régime de rotation reste élevé.
Côté châssis, la Mitsubishi Colt peut compter sur des réglages de suspensions qui lui confèrent une certaine agilité et de l’aisance dans les courbes, tandis que le confort est décent mais pas moelleux à basse vitesse. La direction est bien calibrée, à la fois consistante et précise.
Notes et avis sur l’essai de la Mitsubishi Colt hybride
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️ | Le coup de crayon est réussi mais certains éléments, comme la caméra de recul, pourraient être mieux intégrés. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | La Colt hybride est une bonne alliée du quotidien à qui aucune route ne fait peur, le tout en étant raisonnable à la pompe. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️ | Le coffre amputé de la version hybride est un peu dommageable, mais la Colt reste malgré tout une citadine polyvalente. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️ | Mitsubishi souffle le chaud et le froid avec des prix tantôt plus abordables tantôt plus chers que Renault. |
Bilan de notre essai de la Mitsubishi Colt hybride
La Colt, au même titre que l’ASX, est un excellent moyen pour Mitsubishi de vivre une période de transition le temps que sa gamme se renouvelle complètement, avec des produits adaptés au marché européen. Pétrie de qualité, la Colt est toutefois proposée à des tarifs un peu étranges selon les finitions. Si l’entrée de gamme démarre ainsi à 18 390 euros, soit 710 € de moins qu’une Clio, la finition haute Instyle de notre essai (uniquement disponible en hybride) s’affiche à 29 990 euros, soit 1 390 € de plus que la Clio à équipement équivalent. Espérons que cela ne rebute pas les clients et que les fidèles de la marque préféreront acheter japonais que français, au moins en termes d’image ! Mais rappelons tout de même que cette fidélité est récompensée par une garantie constructeur de 5 ans ou 100 000 km, quand la Clio se contente d’une garantie de 2 ans.
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