La Seat Ibiza a 40 ans. Durant sa longue carrière, la citadine du constructeur espagnol a connu de nombreux rebondissements. Elle fut la toute première voiture indépendante de la marque suite au désengagement de Fiat. Par la suite, elle a pris le penchant sportif et ludique du groupe Volkswagen. Mais voilà, depuis la séparation de Seat et son label sportif Cupra, la Seat Ibiza a perdu une partie de son ADN. Alors difficile d’exister ? Que propose la cinquième génération de Seat Ibiza ? Découvrez notre essai auto de la Seat Ibiza dans sa série spéciale Anniversary Edition.
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Avoir 40 ans, ça se fête
Cette série spéciale Anniversary Edition fête les 40 ans de la Seat Ibiza. Le constructeur a choisi de suréquiper cette version de l’Ibiza. Ici pas de teinte jaune, orange ou verte comme on a pu connaître sur certains modèles de la marque, le constructeur fait le choix de la sobriété. La série spéciale arbore donc une teinte Gris Graphène. On retrouve des jantes de 18 pouces en alliage couleur Cosmo Grey spécifiques à cette version. On remarque aussi l’inscription de cette série spéciale sur les montants de vitres.
À bord, la Seat Ibiza Anniversary Edition se dote de sièges baquets spécifiques avec des surpiqûres orange. Il s’agit ici du seul rappel sportif de la citadine espagnole. Elle s’équipe aussi de seuils de portes personnalisés.
Pour découvrir en détail l’habitacle de la Seat Ibiza, dans ses finitions plus conventionnelles, rendez-vous sur notre essai de la Seat Ibiza 1.0 TSI 110.
Sous le capot
La Seat Ibiza propose deux moteurs, un bloc à trois cylindres 1,0 TSI décliné en deux niveaux de puissance, 95 ou 115 chevaux, mais aussi un moteur quatre cylindres 1,5 TSI de 150 chevaux. C’est ce dernier qui équipait notre version d’essai.
Le 1,5 TSI est un moteur agréable sur de nombreux points. Sa puissance de 150 chevaux et son couple de 250 Nm dès 1 500 tours/minute sont amplement suffisants pour mettre à l’aise l’Ibiza en ville et sur autoroute.
Le TSI 150 est équipé de série d’une boîte automatique DSG7. Sans surprise, celle-ci se montre rapide et confortable. Cette transmission à sept rapports accroît la polyvalence de la citadine. Elle se montre confortable en ville et notamment dans la circulation embouteillée, ne nécessitant plus de s’encombrer avec une pédale d’embrayage et un levier de vitesses. Lorsqu’il s’agit de prendre l’autoroute, le septième rapport permet de baisser le régime moteur. Ainsi, les consommations sont en baisse.
La consommation de carburant en utilisation mixte est alors d’environ 7,5 litres/100 km.
Sur la route
La Seat Ibiza fait donc preuve d’une grande polyvalence. Elle est certes dans la catégorie des citadines, mais sortir des villes pour prendre les routes ou les autoroutes à son volant n’a rien de désagréable. Surtout avec le moteur 1,5 TSI et ses 150 chevaux offrant du répondant. Le 0 à 100 km/h se fait en 8,2 secondes.
La voiture est dotée du châssis sport, mais elle n’est pas trop sèche sur les ralentisseurs et les sièges baquets offrent une bonne position de conduite. La direction est douce, mais elle peut aussi s’alourdir selon les besoins.
En effet, la Seat Ibiza dispose de différents modes de conduite : Eco, Normal et Sport. Ces derniers changent la réactivité de l’accélérateur et l’assistance de la direction.
Difficile d’exister
Il y a peu de défauts notables lorsque l’on conduit une Seat Ibiza 1,5 TSI. Mais attention, n’attendez pas d’elle une véritable sportive. Certes, elle est bien motorisée, mais ce moteur manque de tempérament par rapport aux versions Cupra que l’on a connues par le passé.
On se souvient encore du moteur 1,9 TDI de la Seat Ibiza MK3 Cupra TDI. Cette motorisation à quatre cylindres de 160 chevaux était gavée de couple. Un véritable élastique pour des performances intéressantes et des consommations limitées, le diesel avait du bon.
Les passionnés se souviennent aussi du moteur 1,8 TSI de 192 chevaux. Installé dans la Seat Ibiza MK4, ce moteur essence était plein à tous les régimes.
Mais depuis la déclaration d’indépendance de Cupra par rapport à Seat, l’Ibiza a perdu une partie de cet ADN sportif. L’Ibiza est devenue une citadine parmi les autres du groupe Volkswagen. La concurrence est plutôt rude et il est difficile d’exister face à la Volkswagen Polo, proposant d’ailleurs toujours une version sportive GTI, mais aussi face à la Skoda Fabia dotée d’une habitabilité remarquable.
Les technologies embarquées sont identiques tout comme la gamme de motorisations. Les citadines du groupe Volkswagen reposant sur la plateforme MQB-A0 ont le droit aux mêmes moteurs trois et quatre cylindres essence.
Une existence difficile d’autant plus que les cousines ont des tarifs relativement proches. Il faut compter 24 385 euros pour une Volkswagen Polo motorisée par le 1,0 TSI de 95 chevaux, 23 030 € pour une Skoda Fabia avec le même moteur et 22 945 euros pour la Seat Ibiza.
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Bilan de notre essai de la Seat Ibiza
Sérieuse et ne manquant pas d’atouts, la Seat Ibiza reste une citadine polyvalente et tout à fait recommandable. Dans cette version Anniversary Edition, la Seat Ibiza se dote d’éléments sportifs comme les sièges baquets spécifiques à cette version. Mais n’attendez pas une citadine sportive pour autant.
Certes le moteur 1,5 TSI 150 est complet, mais il manque de caractère. Il n’est pas un moteur particulièrement démonstratif. Ce moteur quatre cylindres fait de l’Ibiza une excellente citadine capable de prendre la route pour des longs trajets sans problème. C’est d’ailleurs ce que l’on retient de notre essai de l’Ibiza, avec cette cinquième génération, elle est devenue une citadine sans problème. Elle ne fait pas de vague et rentre dans les rangs sérieux des voitures du groupe Volkswagen. Pour bien choisir votre Seat Ibiza, utilisez notre guide d’achat complet !
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Vous oubliez de parler des consommations. La Seat Ibiza est gourmande très gourmande et la boîte DSG n’est pas fait pour faire de l’éco-conduite.