Commercialisée depuis plusieurs mois, la Renault 5 E-Tech est désormais disponible dans une version plus abordable, équipée d’une batterie de 40 kWh. Cette gamme, nommée Autonomie urbaine, est-elle tout aussi appréciable et recommandable que la version haut de gamme ? Réponse dans notre essai auto complet !
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La Renault 5 E-Tech est certainement la voiture la plus importante pour Renault de cette décennie. La première voiture néo-rétro du constructeur au losange est le symbole de la Renaulution et de la transition énergétique de la marque. Très appréciée par la presse dans sa version de lancement haut de gamme, nous avons pu prendre le volant de l’entrée de gamme à 25 000 euros pour vérifier si la Renault 5 conserve ses qualités.
Extérieur et design de la Renault 5 E-Tech Autonomie Urbaine
L’un des succès autour du lancement de la nouvelle Renault 5 E-Tech est bien évidemment son style. On ne prend pas trop de risques en disant qu’il s’agit d’une réussite stylistique. Renault a réussi l’exercice compliqué de moderniser la Renault 5 tout en conservant son âme.
Les projecteurs rectangulaires ont été repensés, les antibrouillards avant réinterprétés, les ailes larges inspirées de la Turbo sont présentes et les optiques arrière en 3D captivent le regard. Même dans cette version Evolution d’entrée de gamme, la Renault 5 est charmante. Un peu moins sexy que la version Iconic, car elle perd plusieurs éléments.
Oui, à 25 990 euros, il faut faire l’impasse sur certains éléments stylistiques. Par exemple, le capot n’a pas l’indicateur de charge en forme de « 5 ». À la place, il y a toujours un insert noir qui rappelle la prise d’air de la R5 originelle. L’ensemble des plastiques de la voiture est noir mat, le toit est couleur carrosserie et les roues sont des jantes en tôle de 18 pouces recouvertes d’enjoliveurs Disco. Et pour une fois, ces enjoliveurs sont, selon nous, le plus beau design disponible au catalogue. De plus, les jantes acier de 18 pouces ne sont pas plus petites que les jantes en alliage.
Poste de conduite et habitabilité de la Renault 5 E-Tech Autonomie Urbaine
À l’intérieur, Renault a fait quelques concessions sur les matériaux et la présentation. La sellerie est moins haute en couleur. C’est un mélange de gris agrémenté de fines coutures tricolores : la R5 est fière d’être française ! Sur le tableau de bord et les intérieurs de porte, pas de tissu en jean, mais un plastique blanc plutôt dur. Le volant est en plastique, l’écran du compteur est plus petit et le système d’infodivertissement se passe d’Android Automotive, ce qui oblige à utiliser la réplication de son smartphone pour disposer d’un système de navigation.
Pour terminer sur le confort à bord, on regrette l’absence d’accoudoir central à l’avant, de vide-poches dignes de ce nom ou encore de porte-gobelets.
En revanche, Renault n’est pas avare sur les équipements. On retrouve quatre vitres électriques et automatiques, un système audio à six haut-parleurs qui, sans être transcendant, se montre assez puissant, le régulateur de vitesse, l’aide au maintien dans la voie, le frein de parking électrique à activation automatique, l’activation automatique des essuie-glaces et des phares à LED, la commutation automatique des projecteurs ou encore l’accès, la fermeture et le démarrage mains libres, ainsi que la climatisation automatique bizone fonctionnant avec une pompe à chaleur. Ajoutez-y les sièges avant chauffants et vous avez là une voiture qui ne manque pas d’équipements pour le quotidien.
Si les Renault Clio, Peugeot 208, Lancia Ypsilon et Opel Corsa peuvent remplir le rôle de voitures pour une petite famille, ce sera plus compliqué avec une Renault 5 de 3,92 m de long. À titre de comparaison, une Peugeot 208 mesure 4,08 m. Cette différence de 16 cm se ressent aussi bien dans l’habitacle : lorsqu’il s’agit de monter à quatre, il est difficile de s’installer derrière un conducteur dépassant 1,80 m, et les caves à pied ne sont pas très logeables. De même, un troisième passager sur la banquette ne sera pas bien installé. Heureusement, la garde au toit est plus que satisfaisante et il n’y a pas de tunnel de transmission. La Renault 5 E-Tech se vit donc mieux avec deux adultes et deux enfants maximum. Pour terminer sur l’habitabilité, elle dispose d’un coffre de 326 litres.
Que vaut la Renault 5 E-Tech Autonomie Urbaine sur la route ? Essai en conduite
Avant de prendre la route avec la moins chère des Renault 5 E-Tech, voyons ce qu’elle cache sous son capot. Il s’agit d’un moteur de 120 chevaux, soit 30 de moins que la version haut de gamme équipée de la grande batterie. En parlant de batterie, celle de l’Autonomie Urbaine est de 40 kWh, ce qui reste relativement petit. L’homologation de cette version selon le cycle WLTP permet à Renault d’annoncer une autonomie de 313 km, ce qui semble largement suffisant pour les usages du quotidien. La consommation est annoncée à 14,5 kWh/100 km, tandis que la charge peut encaisser 80 kW, permettant sur le papier un remplissage de l’accumulateur d’énergie de 10 à 80 % en 30 minutes. Voilà les présentations terminées.
Puisque cette Renault 5 se proclame Autonomie Urbaine, essayons-la d’abord en ville. Et il est vrai que pour quitter les bouchons parisiens, pas besoin de plus de 120 chevaux ou d’une batterie plus grande. Dans les bouchons et en ville, la consommation peut être bien en dessous de 14,5 kWh/100 km, ce qui permet d’envisager de dépasser les 313 km d’autonomie. La Renault 5 Autonomie Urbaine est donc parfaitement adaptée. Cela dit, l’inverse aurait été surprenant vu son nom !
Mais on regrette l’absence de certains équipements en ville, comme la caméra de recul ou encore l’aide au stationnement avant, des équipements qui s’avèrent bien pratiques au quotidien. D’autant plus que la caméra de recul n’aurait pas été de trop, vu la taille de la lunette arrière relativement petite.
La direction est douce, la voiture maniable avec un rayon de braquage convenable, et le mode Eco donne une pédale douce.
La version de lancement de la Renault 5 en finition Iconic avait été appréciée pour ses qualités dynamiques. Et même si cette finition Evolution avec la motorisation Autonomie Urbaine perd certains éléments, comme les modes de conduite, elle ne perd pas réellement en dynamisme. Du moins dans les virages : les jantes de 18 pouces sont toujours présentes et la suspension maîtrise le roulis. La direction est directe et le grand volant permet d’avoir une trajectoire sûre et précise.
Il n’y a que les 120 chevaux qui montrent un peu plus de faiblesse. C’est 30 chevaux de moins que la version de lancement. Une diminution de 20 %, ça laisse forcément des traces. Mais d’un autre côté, on ne peut pas lui en vouloir puisqu’elle se veut urbaine.
Nous avons pris la route des vacances avec la Renault 5 E-Tech Autonomie Urbaine pour vérifier si c’était un calvaire, comme certaines langues bien pendues pouvaient l’annoncer. Et le résultat est plutôt surprenant. En effet, il est possible de parcourir 200 km avant de s’arrêter charger, à condition de limiter sa vitesse à 110 ou 120 km/h selon les conditions météorologiques. Ce qui donne une consommation proche de 17 kWh/100 km en moyenne. Ce n’est pas exceptionnel, mais ce n’est pas catastrophique non plus.
Évidemment, à ce rythme, la batterie se vide rapidement, et il faut penser à trouver un chargeur en utilisant une application tierce, car il n’y a pas de planificateur d’itinéraire dans la R5 Evolution. Dommage, d’autant plus qu’il n’y a donc pas de préconditionnement de batterie. Pour autant, la charge de 10 à 80 % se fait bien en 30 minutes, avec un pic de puissance approchant les 80 kW, comme Renault l’indique. On s’arrête donc rarement plus de 30 minutes pour charger.
Sur un trajet de 700 km, nous avons chargé trois fois pour un temps perdu d’environ 1h30, et le temps de conduite a été légèrement augmenté, puisque la vitesse était réduite à 110 km/h. Alors oui, ce n’est pas la routière de l’année. Pour autant, elle peut dépanner pour quelques trajets dans l’année et même un départ en vacances en voiture, à condition de partir à deux (en raison de la taille du coffre). On le rappelle, cette voiture se nomme Autonomie Urbaine. Pour plus de polyvalence, la version 52 kWh est disponible.
Pendant la conduite sur autoroute, on peut apprécier la très bonne insonorisation de l’habitacle pour une citadine : peu de bruit de roulement et d’air. On remarque aussi une excellente tenue de cap. En revanche, l’alerte de franchissement de ligne est un peu agaçante. Heureusement, Renault permet de la désactiver facilement avec le bouton My Safety sur le tableau de bord, offrant la possibilité de revenir rapidement à son réglage favori d’aides.
Notes et avis sur l’essai de la Renault 5 E-Tech Autonomie Urbaine
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | La Renault 5 Iconic mérite un 5/5. Mais l’absence de certains éléments pour cette version Evolution fait baisser sa note à 4/5. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Bon compromis entre confort urbain et dynamisme au niveau des suspensions, la Renault 5 sait se jouer des villes et des parcours extra-urbain. En revanche sur autoroute c’est une autre histoire demandant anticipation et un peu de retenu sur la vitesse. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️ | C’est selon nous le défaut de la Renault 5. La voiture est un peu trop petite pour la rendre polyvalente et pratique. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | La Renault 5 E-Tech rate le 5/5 de peu au sujet du rapport qualité prix. Une Citroën ë-C3 ou une Fiat Grande Panda ont des caractéristiques comparables mais sont un peu moins chères. D’un autre côté leur style est moins réussi et marquant que celui de la Renault 5. |
Bilan de notre essai de la Renault 5 E-Tech Autonomie Urbaine
La Renault 5 E-Tech Evolution Autonomie Urbaine perd quelques éléments iconiques de la R5 : l’indicateur de charge sur le capot, le tissu en jean sur le tableau de bord, la sellerie colorée, ainsi qu’Android Automotive et l’assistant vocal Reno. Des concessions nécessaires pour réduire le prix à 25 990 euros, sans parler de la batterie plus compacte et du moteur de 120 chevaux.
Pour autant, la Renault 5 reste charmante. Sa bouille est toujours aussi mignonne, et elle continue de susciter des regards, même dans ce blanc relativement discret. Ses qualités dynamiques sont bien présentes, en faisant une citadine très agréable à conduire, y compris hors des villes. Elle se montre donc à l’aise en ville et sur les trajets extra-urbains, mais un peu moins sur autoroute. Il faut toutefois rappeler que Renault vend cette version comme pensée pour la ville.
Faire de longs trajets reste possible, mais cela doit rester occasionnel, sous peine d’avoir fait le mauvais choix de citadine. Si vous prenez la route deux à trois fois par an pour partir en vacances loin de votre domicile, c’est envisageable, à condition de réduire sa vitesse pour ne pas multiplier les arrêts et d’anticiper son parcours avec un planificateur d’itinéraire comme Chargemap ou ABRP.
Pour savoir quelle Renault 5 E-Tech choisir, n’hésitez pas à consulter notre guide d’achat complet !
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