Essai de l’Opel Corsa : l’Allemande frenchy

Essai auto de l'Opel Corsa

Première génération à avoir été conçue sous l’ère PSA, cette nouvelle Opel Corsa reprend les dessous de sa cousine technique, la Peugeot 208. Le tout, sans perdre son identité propre, comme nous avons pu le voir durant notre essai. Découvrez dès à présent notre essai auto de l’Opel Corsa.

Cela fait déjà six générations que l’Opel Corsa est présente dans la gamme du constructeur allemand, alors que la révélation de la toute première version remonte à 1982, lors du Mondial de Paris. Près de 40 ans plus tard, le modèle le plus vendu de la marque au Blitz sur l’ensemble de l’année 2019 se renouvelle en profondeur avec une nouvelle version, officiellement dévoilée en mai 2019, déclinée en version thermique et électrique. Mais avant d’arriver sur le marché, le best-seller de la firme a connu une conception pour le moins chaotique, alors que son développement avait débuté chez General Motors, avant de se poursuivre chez PSA, le rachat d’Opel étant intervenu au cours du processus, en 2017 plus précisément. Un épisode important synonyme de grands chamboulements, mais qui aura alors permis à la citadine de profiter de l’expertise du groupe français. Cela s’est notamment traduit par l’adoption de la plateforme CMP de la Peugeot 208 et de la DS 3 Crossback, conçue par l’entreprise tricolore et installée sur les citadines.

Autant dire que les ambitions de la marque allemande s’avèrent donc très grandes avec l’arrivée de cette toute nouvelle génération, qui vient quelque peu bousculer un segment toujours très concurrentiel, alors que 13 millions d’exemplaires de la Corsa ont été vendus depuis ses débuts dans les années 1980. Autant dire que la firme a tout intérêt à mettre les moyens pour réussir le lancement de sa citadine et pour assurer son succès, d’autant plus qu’elle profite désormais d’une toute nouvelle liberté, après avoir quitté un groupe GM en petite forme. Profitant des innovations et du savoir-faire de PSA, Opel jouit en plus d’une plus grande marge de manœuvre, tout en conservant son identité ainsi qu’un positionnement clair. Le but : ne pas marcher sur les plates-bandes de la Peugeot 208. C’est ainsi qu’est née la nouvelle Opel Corsa, une citadine très largement modernisée empruntant de nombreux éléments à sa cousine sochalienne, sans être une copie pour autant.

Nous avons donc voulu prendre le volant de cette toute nouvelle Opel Corsa dans sa version haut de gamme GS Line, incarnant avant tout un certain dynamisme. À titre de comparaison, cette déclinaison correspond peu ou prou à la Peugeot 208 GT Line, c’est-à-dire qu’elle possède des attributs sportifs, sans pour autant être aussi perforante qu’une OPC, celle-ci ne devant alors renaître qu’en électrique selon les rumeurs. Découvrez donc dès maintenant notre essai complet de la citadine qui possède tous les atouts pour rivaliser avec les stars du segment, à savoir les 208, C3 et Clio !

Extérieur et design de l’Opel Corsa

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette Opel Corsa a bien évolué par rapport à la précédente génération, aux lignes très conventionnelles, en adoptant ici un style plus soigné, au caractère affirmé. Les traits deviennent en effet plus latins, mais surtout bien plus dynamiques, une évolution indispensable afin qu’elle puisse se faire une vraie place sur le marché et ainsi se distinguer de ses nombreuses rivales tricolores. À l’avant, le regard gagne donc en agressivité, grâce aux optiques anguleuses, entourant une calandre traversée par une fine bande chromée. Plus bas, le bouclier se veut plus sportif, avec ses antibrouillards ressemblant de loin à des prises d’air. À l’arrière aussi, la citadine évolue considérablement, avec une signature lumineuse profitant notamment d’un nouveau coup de crayon, de même que le volet de coffre. Néanmoins, les dimensions restent peu ou prou les mêmes que l’ancienne, avec une longueur de 4,06 mètres, soit 4 centimètres de plus qu’avant. En revanche, l’auto perd 5 centimètres en hauteur, tandis que le dynamisme est accru par les porte-à-faux courts.

De profil, la citadine s’avère également très belle, avec ses flancs dynamiques et ses ailes légèrement marquées, le tout mis en valeur par un toit flottant bi-ton proposé en option, qui se pare alors de noir pour rendre l’ensemble plus épuré visuellement. Les adeptes d’un style sportif se tourneront quant à eux plus volontiers vers la version GS Line de notre essai, livrée de série avec le pack Sport Line. Celui-ci inclut de nombreux éléments spécifiques, dont les pare-chocs avant et arrière, la sortie d’échappement chromée (deux sur la version de 130 chevaux) ainsi que les antibrouillards à LED. Par ailleurs, si notre modèle à l’essai s’habille d’une teinte très sobre, à savoir le gris Clair de Lune, il est évidemment possible d’opter pour des couleurs plus fun, à l’image du superbe Orange Fizz et du joli Rouge Piment. À cela s’ajoute également un choix de six styles de jantes pour la version thermique et deux pour l’électrique.

Poste de conduite et habitabilité de la Corsa

Comme pour l’extérieur, le poste de conduite de cette nouvelle Opel Corsa n’a absolument rien en commun avec celui de la Peugeot 208. En effet, si cette dernière joue à fond la carte de la technologie, la citadine allemande se veut de son côté bien plus sobre et sérieuse, sans pour autant être ringarde ou dépassée. L’ensemble est en effet très rigoureux, origines germaniques obligent, alors que notre Corsa ne s’autorise aucune touche de folie dans cet intérieur très sobre. On appréciera néanmoins les nombreuses touches de rouge disséminées un peu partout dans l’habitacle, sur la planche de bord ainsi que le siège, qui se revient de leur côté très enveloppant et confortable. Par ailleurs, on appréciera la qualité perçue de l’ensemble, avec des assemblages et des matériaux très corrects, malgré la présence de quelques plastiques durs. Si l’Opel Corsa propose une présentation intérieure plus conventionnelle que la Peugeot 208, en conservant de nombreuses commandes physiques, elle n’en reste pas moins tout à fait dans l’air du temps.

La citadine voit en effet son écran tactile passer de 5 à 7 pouces, accueillant par ailleurs la navigation, ainsi que la connectivité Apple CarPlay et Android Auto. Celui-ci peut alors être associé à un combiné numérique de 7 pouces, tandis que des compteurs analogiques sont livrés de série. Si l’Opel Corsa se veut évidemment très différente de la Peugeot 208, les deux partagent néanmoins un point commun : l’espace à bord. Logique, lorsque l’on sait qu’elles ont la même plateforme et donc le même empattement, d’une longueur de 2,54 mètres. La citadine au Blitz accueille donc ses occupants très correctement, bien que les plus grands gabarits pourraient se sentir légèrement à l’étroit sur la banquette arrière, silhouette de citadine oblige. À l’avant, la position de conduite est quant à elle très bonne, malgré le réglage manuel des sièges, d’autant plus que ces derniers peuvent également être chauffants. Enfin, le volume de coffre oscille de son côté entre 308 et 1 118 litres lorsque la banquette est rabattue, ce qui reste tout à fait correct.

Que vaut l’Opel Corsa sur la route ? Essai en conduite

Étant été majoritairement développée sous l’ère PSA, cette nouvelle génération de l’Opel Corsa profitera logiquement des motorisations déjà présentes sur d’autres modèles des marques de l’entreprise. La citadine est donc proposée avec des blocs essence et diesel repris de la Peugeot 208, avec une gamme s’échelonnant de 75 à 130 chevaux. Par ailleurs, et comme pour sa cousine tricolore ainsi que la DS 3 Crossback, une déclinaison électrique nommée Corsa-e est également disponible, partageant alors la même chaîne de traction que les deux Françaises et développant quelque 136 chevaux. De notre côté, nous avons jeté notre dévolu sur la version de 100 chevaux, constituant le cœur de gamme de la citadine, avec une motorisation intermédiaire idéale pour un usage de tous les jours. Ce trois cylindres revendique alors un couple maximal de 205 Nm arrivant assez tôt, à partir de 1 750 tr/min, grâce à son turbo. Résultat, ce petit 1,2 litre se montre alors très volontaire, notamment à bas régime, même s’il faudra jouer de la boîte manuelle à six rapports pour profiter de bonnes relances.

Mais l’un des atouts de cette Opel Corsa, c’est surtout son dynamisme, qui lui permet alors de se distinguer d’une Peugeot 208 devenue un peu plus confort avec sa 2e génération lancée en 2019. Si les deux citadines partagent en effet la même base technique et mettent le même temps à réaliser le 0 à 100 km/h, elles restent cependant très différentes, avec des personnalités bien distinctes. Si la lionne joue désormais la carte du confort avec des suspensions très souples, sans pour autant rivaliser avec la Citroën C3, l’Allemande propose un typage plus ferme, lui conférant alors un caractère plus dynamique. Mais quoi qu’il en soit, les deux jouissent d’un châssis très abouti, offrant une tenue de route parfaite ainsi qu’une excellente agilité, avec une prise de roulis qui reste maîtrisée. Cette Opel Corsa est étonnamment fun à conduire, malgré une direction un peu floue toutefois, bien que le mode Sport la rende légèrement plus ferme.

Mais si l’auto est à l’aise quasiment partout, c’est surtout en ville qu’elle s’appréciera le plus, tandis qu’il s’agit de son terrain de prédilection. Avec son petit gabarit, la citadine se veut évidemment très maniable et se faufile alors partout, même dans les rues les plus étroites, grâce entre autres à son petit diamètre de braquage facilitant les manœuvres. Mais ce n’est pas tout, car le conducteur est également assisté par les radars de stationnement à l’avant comme à l’arrière, ainsi que par la caméra de recul, le tout disponible en option selon les versions. En revanche, si le typage assez ferme de l’amortissement est plaisant en conduite dynamique, il rend le passage de certains ralentisseurs un peu désagréables, même si cela est loin d’être dramatique et dissuasif pour autant. D’autant plus que les sièges sont quant à eux très confortables, compensant donc efficacement les suspensions. Enfin, on reprochera cependant l’insonorisation quelque peu insuffisante, alors que le son du trois cylindres ainsi que les bruits aérodynamiques s’avèrent assez présents.

Passé ce détail, cette Opel Corsa se montre en réalité très polyvalente et peut sans aucun problème vous accompagner sur des trajets plus longs, grâce à ses nombreux équipements technologiques livrés de série. Parmi eux, citons entre autres le limiteur/régulateur de vitesse, l’assistance au maintien dans la voie, l’alerte anti-somnolence ainsi que la reconnaissance des panneaux de signalisation. Un arsenal complet qui fait partie de la dotation standard et qui permet donc à la citadine de se placer au niveau des stars du segment et ainsi gagner quelques places au classement des modèles les plus vendus. Par ailleurs, soulignons aussi la grande sobriété de la petite Allemande, qui affiche une consommation moyenne de seulement 4,2 litres en cycle mixte. Un vrai atout pour la citadine, qui échappe également au malus écologique, avec ses émissions comprises entre 96 et 98 g/km.

Notes et avis sur l’essai de la Corsa

Catégorie
Note sur 5
Avis Caroom
Esthétique
⭐️⭐️⭐️⭐️
La citadine s’offre un nouveau look plus affirmé et gagne en potentiel séduction !
Conduite
⭐️⭐️⭐️⭐️
Plus dynamique que la Peugeot 208, l’Opel Corsa ne perd néanmoins pas en polyvalence pour autant.
Praticité
⭐️⭐️⭐️⭐️
Si les passagers arrière peuvent se sentir un peu à l’étroit, la citadine offre un bon espace à bord dans l’ensemble.
Rapport Qualité/Prix
⭐️⭐️⭐️⭐️
Très bien équipée dès sa version d’entrée de gamme pour un prix raisonnable, la Corsa est une vraie bonne idée !

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Bilan de notre essai de l’Opel Corsa

Techniquement identique à la Peugeot 208, l’Opel Corsa s’en distingue néanmoins par un caractère bien distinct, que ce soit sur le plan esthétique qu’en termes de conduite. Avec son style très affirmé, cachant habilement son lien de parenté avec la lionne et son caractère dynamique sur la route, la citadine Allemande se distingue sans difficulté de ses rivales françaises. Seuls quelques petits défauts pourraient venir entacher le tableau, sans pour autant être rédhibitoires. On apprécie par ailleurs la très intéressante liste d’équipements de série, qui permet à la citadine d’afficher un excellent rapport qualité/prix, avec une gamme débutant à partir de 14 600 euros en version 1,2 litre 75 chevaux.

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Julie
Publié par
Julie
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1 commentaire
  • Le tissu des sièges est tout détendu sur la photo… Étonnant de ne pas aborder ce point…
    Sur un véhicule neuf, il y a quand même un problème…

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