La compacte allemande est revenue métamorphosée pour ce qui sera sans doute sa dernière génération. Mais elle conserve sa spécificité sous le capot : le 5-cylindres turbo donne toujours des ailes à l’Audi RS3 ! Découvrez sans plus tarder notre essai auto de l’Audi RS3 Sportback.
Écoutez cet essai en podcast 🎧
La RS3 est parvenue, en trois générations, à devenir une icône d’Audi. On la retrouve régulièrement dans des clips musicaux, elle est très souvent présente sur les réseaux sociaux, en croiser une dans la rue fait toujours tourner les têtes… Bref, l’allemande plaît et son succès ne se dément pas. Audi aurait eu tort de ne pas lui donner de descendance, aussi elle a rempilé en 2021 pour ce qui devrait être une ultime génération tant il devient difficile de sortir des voitures thermiques en Europe. Et bonne nouvelles pour les clients et passionnés : la RS3 n’a jamais été aussi aboutie !
Extérieur et design de l’Audi RS3
Non seulement elle est proposée dans des couleurs vives comme le Bleu Turbo de notre modèle d’essai, mais la RS 3 affiche aussi une gueule d’enfer. Entre l’immense calandre noire, les pare-chocs agressifs, les grandes jantes et les énormes sorties d’échappement ovales, impossible de la confondre avec une banale A3 ! Tout cela sans compter sur les ailes largissimes à l’avant, qui laissent entrevoir des extracteurs d’air devant les portières. La carrosserie a en effet été spécifiquement étirée pour accueillir une monte de pneu plus large à l’avant qu’à l’arrière, dans le but de donner plus de grip au train avant. Si elle n’est pas aussi méchante qu’une RS 6, la plus petite des Audi RS (à l’exception du TT) a tout de même plus qu’il n’en faut pour être franchement intimidante quand elle déboule dans vos rétroviseurs.
Poste de conduite et habitabilité de l’Audi RS3 Sportback
Mais si l’extérieur verse dans l’ostentatoire, l’habitacle est en revanche bien plus mesuré. Un peu trop même : si l’on excepte les sièges brodés du logo RS ou le volant siglé, difficile de se croire dans une sportive… Il y a bien quelques affichages spécifiques dans le combiné d’instrumentation numérique, mais tout le reste rappel furieusement l’Audi A3, de la disposition à la qualité des matériaux employés, correcte dans l’ensemble mais pas irréprochable. Il y a tout de même pas mal de plastiques durs assez peu flatteurs, surtout en partie basse, ce qui dessert un peu l’image premium de la marque. C’est dommage, mais la RS3 s’en tire pas trop mal question habitabilité, puisque là encore le score est proche de celui d’une A3. Les passagers arrière sont plutôt bien lotis, tandis que le coffre dispose de 282 litres dans sa plus petite configuration : suffisant au quotidien mais un peu juste au moment de partir en vacances.
Que vaut l’Audi RS3 sur la route ? Essai en conduite
Mais si l’on achète une Audi RS3, c’est parce que l’on est intéressé par la performance plus que par le côté pratique. Sur les premiers tours de roues pourtant, le côté explosif de l’allemande ne saute pas aux yeux. L’Audi fait même preuve d’un confort désarmant ! Les pavés parisiens, pourtant impitoyables, sont ici avalés avec une sérénité insoupçonnée. Faire des kilomètres n’est ainsi nullement fatiguant, une gageure tant le potentiel de l’auto est important. Car il suffit de basculer sur l’un des modes de conduite sportive, comme le RS Performance, pour se retrouver avec une voiture complètement transformée. On passe de nuage à bout de bois ! Le châssis devenu très raide ne laisse alors aucun répit aux vertèbres et le moindre mégot sur la route est remonté dans l’habitacle. Heureusement, un mode individuel permet de choisir une position « équilibrée » pour la raideur des suspensions, et cette dernière porte bien son nom tant elle parvient à limiter les rebonds intempestifs sur chaussée dégradée, tout en maintenant des mouvements de caisse réduits. L’Audi reste ainsi agile et précise en toutes circonstances, même si sa direction pouvait être un poil plus consistante.
Mais le gros atout de cette génération de RS3 est surtout la présence d’un train arrière disposant de deux embrayages pilotés électroniquement. Ainsi, la puissance envoyée aux roues arrière peut être finement modulée, et le système permet de faire du torque vectoring : la roue extérieure au virage est accélérée par rapport à la roue intérieure, ce qui crée un effet de lacet et augmente virtuellement l’agilité de la voiture. Dans les faits, il faut déjà rouler fort pour le sentir, mais son action est bien perceptible et efficace. Combiné à la monte pneumatique majorée à l’avant (265 contre 245 de large), l’Audi repousse très loin les limites du sous-virage et passe comme une balle dans les courbes, avec une motricité à toute épreuve grâce à la transmission intégrale quattro. Et cette dernière n’est pas castratrice, puisqu’il existe même un mode drift baptisé RS Torque Rear (réservé exclusivement au circuit) qui permet de faire de grandes glissades !
Le tout dans la sonorité magique du fabuleux 5-cylindres 2.5 turbo de 400 ch et 500 Nm. Dommage que les normes soient passées par là et que l’échappement ne soit plus aussi loquace qu’avant, mais le bloc semble inépuisable. Les accélérations sont violentes (3,8 s pour passer de 0 à 100 km/h, ça commence à être très physique), la poussée est linéaire mais enivrante et il faut avoir en permanence les yeux rivés sur le compteur pour ne pas se transformer en délinquant de la route à la moindre ligne droite.
Notes et avis sur l’essai de l’Audi RS3
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | Entre gueule de tueuse et couleurs vives, la RS 3 ne laisse personne indifférent. On aime ou on déteste, mais ça fonctionne ! |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | Confortable mais rigoureuse, puissante, amusante et polyvalente, elle réussit efficacement à faire le grand écart. |
| Praticité | ⭐️⭐️ | Audi nous avait habitués à mieux en finition, d'autant que la présentation ne se démarque pas assez d'une banale A3. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️ | Déjà très chère de base, la RS 3 se fait en plus assassiner par le malus français pour devenir quasi intouchable. Dommage, car le produit est convaincant. |
Envie d’une Audi RS3 au meilleur prix ?
Achetez-la moins cher avec Caroom !
Bilan de notre essai de l’Audi RS 3 Sportback
Voiture à tout faire par excellence, l’Audi RS3 Sportback se veut aussi facile à vivre que démoniaque quand on la provoque. Le grand écart est très réussi, mais il faut composer avec un habitacle qui manque de fantaisie et surtout un tarif qui fera réfléchir à deux fois les potentiels acheteurs. Proposée à partir de 69 990 euros, la RS3 est déjà un objet de luxe. Mais en y ajoutant un gros malus compris entre 21 966 et 23 616 euros, on peut très vite arriver à des configurations qui flirtent avec les 100 000 €, ce qui est une somme astronomique pour une compacte. Certes, l’Audi n’a jamais été aussi polyvalente et efficace, ce qui la rend très désirable, mais la pilule est dure à avaler ! Sachez qu’une RS3 Berline, avec une malle de coffre plutôt qu’un hayon, est aussi disponible au catalogue contre 71 390 euros hors malus.
6 personnes ont trouvé cet article utile
Cela vous a été utile ?
0 commentaires sur cet article
Commentez cet article
Avant de publier votre commentaire, relisez-vous (orthographe, clarté) et vérifiez si la réponse n’est pas déjà dans l’article. Pour obtenir une réponse utile, donnez du contexte à votre situation. Courtoisie et bienveillance exigées.