Essai de la Tesla Model S : électrique à grande vitesse

Essai auto de la Tesla Model S

Ayant grandement évolué depuis ses débuts, la Tesla Model S s’avère toujours aussi technologique et confortable. Nous avons pris le volant de la version Grande Autonomie pour mieux nous en rendre compte. Découvrez l’essai auto de la Tesla Model S.

La Tesla Model S, cela fait déjà un petit moment qu’on la connaît, alors qu’il s’agit du tout premier modèle intégralement conçu par Tesla depuis ses débuts, succédant alors à un Roadster qui était pour rappel basé sur la plateforme de la Lotus Elise. D’abord lancée en 2012 sur le marché américain, avant d’arriver en Europe un an plus tard, la grande berline haut de gamme a par la suite connu deux restylages, un en 2016 et un plus récemment, au début de l’année. Le premier, plus conséquent, se concentrait alors sur la face avant. Mais si la star de la marque californienne semble avoir traversé les années sans trop changer, c’est en réalité loin d’être le cas, alors que de nombreuses mises à jour ont été effectuées sur l’auto. Car celles-ci peuvent alors être faites à distance, comme pour un smartphone, permettant alors à la voiture d’évoluer rapidement et sans effort, au fur et à mesure des innovations de la marque.

Véritable objet roulant non identifié lors de ses débuts sur le marché, la grande berline américaine est alors très rapidement devenue une source d’inspiration pour de nombreux constructeurs, qui ont également commencé à craindre cette jeune marque pleine d’ambition. Ceux-ci ont alors en quelque sorte été poussés à se lancer eux aussi sur le marché de l’électrique, alors que les normes, notamment européennes sont de plus en plus sévères. Il faut dire que sur le papier, la Tesla Model S redouble d’arguments chocs pour séduire et donner envie aux automobilistes de passer au zéro-émission. En plus de sa ligne à la fois belle et aérodynamique au possible, l’auto plaît aussi par son aspect très futuriste ainsi que de son intérieur, aux faux-airs de vaisseau spatial. Par ailleurs, la gamme en constante évolution permet également d’attiser l’intérêt des clients, avec l’arrivée entre autres il y a quelque temps de versions Grande Autonomie et plus récemment Plaid, en lieu et place de la nomenclature à chiffres originelle.

Autant de raisons qui nous ont donc donné envie de prendre le volant de cette Tesla Model S, afin de prendre la mesure de toutes ces évolutions et de ces technologies. L’occasion également de voir si cette version Grande Autonomie tient vraiment ses promesses, le temps d’un week-end.

Extérieur et design de la Tesla Model S

Vous l’avez très probablement remarqué, la Tesla Model S a opéré quelques changements esthétiques depuis son lancement, bien que ceux-ci soient très discrets et se concentrent notamment sur la face avant avec ce restylage, intervenu au cours de l’année 2016. Celle-ci est alors plus épurée par rapport à la précédente mouture, alors que le style général est quant à lui resté le même qu’au début, avec des lignes arrondies optimisant alors la pénétration dans l’air, ce qui conduit alors à réduire la consommation d’électricité et donc à améliorer l’autonomie de l’auto. Une équation qui n’est pas toujours simple à résoudre, mais à laquelle Tesla semble donc avoir trouvé la solution, en offrant alors à sa Model S des lignes en apparence très simples, mais résultant de longues années de développement. Par ailleurs, on notera certains détails facilitant encore un peu plus l’écoulement de l’air, comme les poignées de porte rétractables. À l’arrière, rien n’a en revanche changé par rapport à la version de lancement, mais ce n’est pas grave, car l’ensemble reste toujours très séduisant.

Avec une longueur totale de cinq mètres environ, la Tesla Model S affiche des proportions très généreuses et fait encore tourner les têtes sur son passage, malgré son âge désormais quelque peu avancé, sept ans après son lancement. Une preuve supplémentaire que les designers ont bien travaillé notamment lors de ce restylage, signant par ailleurs l’arrivée d’un toit panoramique livré de série, rendant l’habitacle encore plus lumineux. Cette nouvelle version se distingue également par un nombre de caméras en hausse, installées dans les ailes ainsi que les montants de portes, ayant alors pour rôle de détecter les obstacles lorsque l’Autopilot est en fonctionnement. Contrairement à certains constructeurs, qui jouent la carte de la personnalisation, Tesla va de son côté à contre-courant, en réduisant au fil des années le nombre d’options disponibles. Cela se ressent également du côté du style avec seulement cinq teintes de carrosserie proposées, dont le bleu Outremer de notre version d’essai. À cela s’ajoutent alors trois styles de jantes, dont une 21 pouces visible sur nos photos.

Poste de conduite et habitabilité de la Model S

L’intérieur de la berline a également pas mal évolué depuis ses débuts, faisant par exemple disparaître pour de bon le cuir, au profit d’une sellerie « vegan » synthétique, plus respectueuse du bien-être animal. L’illusion est alors presque parfaite, tant la qualité est bonne, tandis que la composition précise de ce matériau n’est pas connue. Au total, trois teintes de sellerie sont disponibles sur cette Tesla Model S, avec du noir, du blanc et du crème, que nous retrouvons alors sur notre version d’essai, associée à une planche de bord en chêne, qui n’est pas sans nous rappeler les productions de Volvo. Quoi qu’il en soit, la qualité des ajustements est en nette amélioration, tandis que les sièges sont plus confortables. Notons également que cette Model S est maintenant livrée de série avec de nombreux équipements, dont le pack Climat Glacial, ainsi que l’écran tactile de 17 pouces. Désormais bien connu, celui-ci reste toujours aussi plaisant à utiliser, bien qu’il nécessite un petit temps d’adaptation, alors que l’ensemble des commandes physiques ont disparu de l’habitacle.

Un parti-pris osé de la part de Tesla au lancement de la Model S, pourtant désormais copié par de nombreux constructeurs, ceux-ci n’allant toutefois pas aussi loin que la marque, qui a quant à elle supprimé le combiné de sa Model 3. Quoi qu’il en soit, la présentation du système d’infodivertissement a quant à elle assez peu évolué, mais s’enrichit de quelques fonctions assez amusantes. Avec son empattement de 2,96 mètres, cette Tesla Model S accueille très bien ses passagers, à l’avant comme à l’arrière, avec sa banquette chauffante. L’espace aux jambes et à la tête est plus que correct, tandis que la berline se montre très habitable dans l’ensemble. On apprécie également les nouveaux rangements très pratiques, notamment dans la console centrale revue avec le restylage, compensant alors l’absence de bacs de portières, qui n’auraient pas été de trop. De son côté, le coffre arrière offre un volume oscillant entre 895 et 1 645 litres, idéal pour partir en vacances, tandis que le rangement situé à l’avant permet d’apporter quelques affaires supplémentaires.

Que vaut la Tesla Model S sur la route ? Essai en conduite

Vous l’avez donc compris, cette Tesla Model S a grandement évolué par rapport à ses débuts, il y a quelques années déjà. Parmi les principaux changements, nous pouvons alors évoquer l’arrivée d’un tout nouveau moteur sur l’essieu arrière, hérité de la Model 3, ainsi que de nouveaux roulements. Autant d’évolutions qui permettent alors à la berline de gagner en confort, mais également en efficience, avec une autonomie en hausse de 10 %, sur toutes les versions. De notre côté, nous avons jeté notre dévolu sur la déclinaison Grande Autonomie, qui embarque quant à elle deux moteurs, un à l’avant et un à l’arrière, offrant une puissance totale estimée à 350 chevaux, tandis que le 0 à 100 km/h est quant à lui abattu en seulement 3,8 secondes. Mais au-delà des simples chiffres, c’est une fois derrière le volant que cette donnée prend tout son sens, alors que le couple instantané de 527 Nm nous propulse sans préavis et croyez-nous, il vaut mieux avoir le cœur bien accroché !

Si l’ensemble a tendance à s’essouffler passé les 100 km/h, les relances sont quant à elles très bonnes, permettant alors d’effectuer des dépassements en toute sécurité. Mais le confort reste toujours de mise avec cette Tesla Model S, grâce notamment à sa suspension adaptative abaissant alors la hauteur de caisse en fonction de la vitesse. Un atout qui permet également d’améliorer l’aérodynamisme, tandis que l’excellente insonorisation plonge ainsi les occupants dans un vrai cocon de calme et de quiétude. On apprécie par ailleurs aussi les évolutions apportées au système de conduite semi-autonome, qui associe alors un régulateur de vitesse adaptatif à un dispositif de maintien dans la voie. En plus de pouvoir dépasser seul un véhicule trop lent, l’auto est également en mesure de se placer automatiquement sur la voie la plus adaptée, en fonction de la destination choisie. Par ailleurs, la firme californienne travaille aussi sur un dispositif permettant à la voiture de rejoindre son propriétaire de manière autonome sur un parking par exemple, une fonction qui ne s’avère pas indispensable, mais qui pourra néanmoins être intéressante à tester ultérieurement.

Véritablement polyvalente, grâce à ses nombreux modes de suspension, allant du plus confortable au plus sportif, la Tesla Model S s’adapte à tous les besoins. En conduite dynamique, la berline ne démérite pas non plus, malgré son gabarit et son poids, de 1 847 kilos tout de même, qui se fait néanmoins ressentir. La direction, raffermie en mode Sport est alors plus précise, bien que le grand volant ne soit pas forcément le plus adapté pour une conduite vraiment dynamique. Quoi qu’il en soit, malgré ses plus grandes prédispositions aux longs trajets, l’auto ne flanche pas et distille un fort sentiment de sécurité, grâce entre autres à son centre de gravité très bas, que l’on doit aux batteries installées sous le plancher. La prise de roulis est donc quasiment inexistante, alors que l’auto se comporte parfaitement, comme si elle était installée sur des rails. Si les sensations ne sont pas forcément au rendez-vous, avec un comportement très sérieux, cette Tesla Model S reste très sécurisante en toutes circonstances. On apprécie par ailleurs le mode d’accélération confort, rendant le démarrage moins violent.

Avec une autonomie annoncée à 610 km selon le cycle WLTP, la Tesla Model S Grande Autonomie a vraiment réussi à faire ses preuves durant notre essai, alors que nous avons parcouru une longue distance durant notre week-end, sans faire une seule pause par un Superchargeur. Plusieurs centaines de kilomètres qui nous auront permis de mesurer les capacités de la berline électrique, dont le niveau de charge baisse plutôt lentement, malgré les fortes accélérations répétées. Si les passages à la borne se font donc assez rares, il est néanmoins important d’évoquer cet aspect tout de même. Sachez donc qu’une heure est nécessaire pour recharger la berline jusqu’à 80 % sur un Superchargeur Tesla, avec une puissance maximale passée de 120 à 150 kW, réduisant le temps de 25 %. À cela s’ajoute un réseau en constante expansion, permettant désormais de traverser presque toute l’Europe avec une facilité déconcertante !

Notes et avis sur l’essai de la Model S

Catégorie
Note sur 5
Avis Caroom
Esthétique
⭐️⭐️⭐️⭐️
Avec un style optimisé pour l’aérodynamisme, la Model S reste également très consensuelle
Conduite
⭐️⭐️⭐️⭐️
Hyper polyvalente, la Tesla Model S s’avère également très agréable à conduire avec sa motorisation électrique
Praticité
⭐️⭐️⭐️⭐️
Technologique et spacieuse, la berline est une parfaite alliée pour les familles
Rapport Qualité/Prix
⭐️⭐️⭐️⭐️
Si son prix peut sembler élever, l’auto offre de très bonnes prestations dans l’ensemble.

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Bilan de notre essai de la Tesla Model S

Avec un prix de départ affiché à 91 000 euros, la Tesla Model S Grande Autonomie représente actuellement l’entrée de gamme de la berline. Si le tarif peut sembler élevé, d’autant plus que l’auto n’est plus éligible au bonus écologique, il est néanmoins rapidement compensé par les économies à l’usage, malgré une recharge désormais payante. Quoi qu’il en soit, cette Model S possède une foule d’arguments, dont une grande polyvalence qui lui permet alors d’être la voiture principale du foyer. Bien évidemment, on pourra reprocher quelques petits détails à l’auto, à commencer par ses ajustements intérieurs qui gagneraient à être un peu plus travaillés. Mais dans l’ensemble, la voiture demeure très agréable et performante, tout en restant ultra-technologique, bien que les amateurs de sensations fortes aient plutôt intérêt à se tourner vers les versions Plaid ou Plaid +, plus tournées vers la performance.

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Julie
Publié par
Julie
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2 commentaires
  • Ce doit être une erreur lorsque vous affirmez: « l’auto n’est plus éligible au contrôle technique » car j’imagine qu’il faut lire « bonus écologique ».
    Quatre fois dans cet article le recours à l’expression « Quoi qu’il en soit » sonne lourd.

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