La S60 n’est ni plus ni moins que la dernière berline au catalogue Volvo. Une spécificité qui s’accompagne des atouts inhérents à ce type de carrosserie, à commencer par des consommations vraiment intéressantes dans un monde saturé par les SUV. Découvrez-la dans notre essai auto complet !
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Volvo ne propose plus que des motorisations électrifiées dans sa gamme. Micro-hybrides, hybrides rechargeables ou carrément 100% électriques, ses modèles n’ont plus droit à un moteur thermique non assisté, qui n’a plus le bienvenu. Il en va de même pour la S60, que nous essayons aujourd’hui dans sa version hybride rechargeable la plus modeste, baptisée Recharge T6. Cette dernière est la dernière berline de Volvo depuis le départ de la S90 de la gamme française il y a maintenant 3 ans.
Extérieur et design de la Volvo S60
Comme la majorité des membres de sa fratrie, la S60 dispose d’une agressivité discrète, le tout drapé dans une bonne dose d’élégance. On trouve un petit côté musculeux dans ses traits avec des pare-chocs expressifs et des jantes de belle taille mais pas démesurées (elles affichent 19 pouces), tandis que la teinte Rouge Fusion permet de se démarquer des sempiternels noirs, gris et blancs qui pullulent sur les routes de l’Hexagone. Plaisante à l’œil, la Volvo S60 dispose de proportions maîtrisées et de signatures lumineuses avant et arrière reconnaissables immédiatement. Preuve que le coup de crayon est réussi, le grand coupé Polestar 1 s’en inspire fortement bien qu’il dispose pour sa part d’une exclusive carrosserie 2 portes.
Poste de conduite et habitabilité de la Volvo S60 T6 hybride rechargeable
Quiconque est déjà monté dans une Volvo récente ne sera bien évidemment pas déboussolé en ouvrant la porte de la S60. La présentation intérieure épurée, avec une planche de bord rectiligne, est en effet reprise sur l’ensemble de la gamme avec quelques détails spécifiques à chaque modèle. Mais dans l’ensemble, on retrouve le volant à trois branches avec peu de boutons ainsi que l’écran multimédia vertical. L’ergonomie est bonne, avec des menus faciles à appréhender et une dalle tactile réactive. L’équipement déjà complet de base peut, entre autres, s’enrichir d’un toit ouvrant panoramique bien utile pour baigner l’habitacle de lumière ainsi que de la très bonne sono optionnelle Bowers & Wilkins. L’option est onéreuse (2 700 euros) mais chaudement recommandée pour les mélomanes. Dans tous les cas, la qualité de fabrication de l’ensemble est fort appréciable, tandis que les matériaux choisis sont valorisants et minutieusement assemblés.
Côté habitabilité, la Volvo S60 peut compter sur des places avant généreuses avec des sièges confortables et une bonne position de conduite. Les passagers arrière ne sont pas trop mal lotis non plus, avec une place aux jambes et à la tête appréciable, même s’il n’y a pas matière à battre des records. Le coffre est pour sa part donné pour 391 l, un chiffre acceptable et suffisant pour partir une semaine en vacances à 3 ou 4 adultes. En revanche, la malle et son ouverture qui n’est pas des plus généreuses imposent de savoir jouer à Tetris pour que tout rentre sans encombre.
Que vaut la Volvo S60 sur la route ? Essai en conduite
Qui dit berline dit centre de gravité bas. Un atout qui profite directement au dynamisme de conduite, bien présent au volant de la S60. Ce dernier commande une direction précise et consistante (mais malheureusement très peu communicative), tandis que le train avant est suffisamment accrocheur pour que le sous-virage n’intervienne que si on brusque vraiment la Volvo. La suspension passive assez ferme permet de limiter correctement le roulis et le châssis affiche une stabilité à toute épreuve. En revanche, on peut regretter un manque de douceur en ville, avec une certaine sécheresse sur les aspérités.
Côté motorisation, le T6 associe un 4-cylindres 2.0 turbo essence de 253 ch à un moteur électrique, pour un total de 360 ch et 659 Nm de couple cumulé. De quoi assurer des accélérations franches et des relances toniques, tandis que la boîte automatique à 8 rapports est suffisamment rapide pour suivre le rythme. L’ensemble n’est pas pour autant soiffard, car bien aidée par une hauteur relativement limitée (1,44 m), la S60 se contente de 7,5 l/100 km sur autoroute, pourtant le terrain de jeu détesté des hybrides rechargeables. Sur route, on peut facilement rester aux environs des 4 l/100 km sur des trajets d’excédant pas 150 km.
Et cela grâce à la généreuse batterie de 18,8 kWh. Cette dernière nous aura même permis de parcourir 79 km juste à la force du courant sur un parcours mixte comprenant de la ville, de la route et de la voie rapide. Joli score ! C’est bien là que la berline prend la tangente par rapport au XC60 Recharge T6 que nous avons également essayé. Ce dernier, bien plus lourd (2 081 kg contre 1 964 pour la S60) et physiquement moins profilé, divise presque par deux son autonomie électrique tandis que ses consommations d’essence sont significativement plus élevées.
Notes et avis sur l’essai de la Volvo S60 T6
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Joliment dessinée, la S60 reste toujours agréable à l’œil, 3 ans après sa sortie. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️ | Agréable à mener et avec des consommations décentes, la S60 T6 manque juste un peu de douceur pour pleinement convaincre. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | L’habitacle est assez spacieux, bien fini et l’équipement se veut complet. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️ | La S60 T6 ne souffre pas de gros défauts mais ça n’en fait pas une auto bon marché pour autant. |
Bilan de notre essai de la Volvo S60
Choisir la Volvo S60 plutôt qu’un XC60 à motorisation et finition équivalente, c’est donc avant tout une question de rationalité. Énergétique, avec des consommations significativement plus basses, mais aussi financière. Car à équipement égal, 9 130 euros séparent les deux autos ! Ce qui ne fait pas pour autant de la S60 une voiture bon marché, puisqu‘il faut compter minimum 65 350 euros pour une S60 Recharge T6. À l’écriture de cet article, une BMW Série 3 30e xDrive réclame 64 000 € avec un équipement similaire, tandis qu’une Mercedes C 400e 4MATIC demande au bas mot 70 800 €.
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Hello,
Article très intéressant sur un véhicule que je trouve très attirant.
Juste une erreur s’est glissée sur la puissance totale qui devrait être de 498 ch (je n’ai pas vérifié le couple).
Bye.