BMW enrichit sa gamme de voitures électriques avec sa nouvelle i5, une inédite déclinaison de sa Série 5 qui évolue en profondeur par la même occasion. Mais alors, cette version zéro émission tient-elle toutes ses promesses ? Découvrez-le dans notre essai auto détaillé.
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Ce n’est un secret pour personne, l’électrique va prendre de plus en plus d’importance au cours des prochaines années en Europe. Et pour cause, on se rappelle que Bruxelles a prévu d’interdire purement et simplement la vente de modèles thermiques neufs sur le territoire à partir de l’année 2035, hormis quelques exceptions pour les constructeurs qui vendent très peu de véhicules par an. Or, ces derniers sont rares et la grande majorité des marques va donc devoir se plier à cette règle très stricte. C’est notamment le cas de BMW, qui va encore devoir accélérer d’un cran son électrification. Heureusement, la gamme est déjà bien remplie, avec les i4, i7 et autres iX, sans oublier l’iX1 et l’iX3. Mais ce n’est pas tout, car d’autres modèles devraient encore arriver par la suite afin d’étoffer ce catalogue. Car les ambitions de la firme allemande sont très grandes, avec un objectif de 50 % de ventes en électriques d’ici à 2030.
C’est donc dans ce contexte et dans ce marché en pleine mutation que le constructeur a récemment officialisé sa dernière création, la toute nouvelle i5. Mais en réalité, et comme pour le reste de sa gamme électrique, il ne s’agit pas d’un modèle unique et totalement inédit. Et pour cause, cette dernière est en fait une déclinaison de la Série 5, qui s’offre également une toute nouvelle génération et se décline pour la toute première fois en électrique depuis 50 ans. Une belle évolution pour la star de la marque, qui fut révélée au cours du mois de mai dernier. Mais alors, qu’est ce qui change sur cette nouvelle mouture ? Eh bien cela commence par son style, qui se modernise et gagne en caractère, afin de mieux rivaliser avec la Mercedes Classe E qui se cantonne à l’hybride. Mais ce n’est pas tout, car elle se décline également en deux versions électriques, à savoir eDrive 40 et M60.
De quoi aller directement chasser sur les terres de la Tesla Model S pour celle qui est parfois décrite comme la petite sœur de la BMW i7. De notre côté, nous avons eu la chance de pouvoir prendre le volant de la version eDrive 40 le temps d’un essai. De quoi nous rendre compte de ses prestations roulées et de voir si elle a toutes les cartes en mains pour se faire une place de choix sur un marché de plus en plus concurrentiel. On vous propose de découvrir l’essai détaillé dès maintenant !
Extérieur et design de la BMW i5
Il existe deux types de constructeurs : ceux qui font évoluer radicalement leurs voitures lors du passage à une nouvelle génération, et ceux qui préfèrent rester dans la continuité. BMW fait partie de ceux-là, et le prouve une nouvelle fois avec son i5. Et pour cause, si son design évolue et se modernise beaucoup, les changements se font de manière relativement subtile malgré tout puisque la berline reste dans la continuité de la précédente. D’autant plus que les designers de la marque n’ont pas fait le choix de l’affubler d’une calandre démesurée ou à la forme étonnante, même si sa face avant devient un peu plus anguleuse tout de même. La berline conserve sa silhouette que l’on connaît déjà bien mais gagne en caractère, tandis que l’on note l’arrivée d’un nouveau bouclier plus imposant. Sans surprise, les différences entre la version thermique et électrique sont assez minimes, comme d’habitude chez BMW.
Seulement la grille à l’avant permet en effet de distinguer ces deux variantes, de même que les logos spécifiques. Et c’est tout. Avec une longueur affichée à 5,06 mètres, pour 1,90 mètre de large et 1,52 mètre de haut, la berline électrique affiche des proportions généreuses et en impose. Des dimensions qui lui permettent alors de rivaliser frontalement avec la Tesla Model S, ainsi que la Mercedes EQE, entre autres. Bien sûr, les équipes en charge du design ont également pris un soin particulier pour optimiser l’aérodynamisme de cette i5, avec un Cx (coefficient de traînée) alors affiché à 0,23. Une valeur alors strictement identique à celle de la Tesla Model 3 de précédente génération. Cela passe notamment par des poignées de portes affleurantes ainsi qu’une calandre optimisée. À l’arrière enfin, les évolutions restent assez discrètes mais l’on remarque évidemment la nouvelle signature lumineuse tandis que la voiture repose sur des jantes de 19 à 21 pouces selon la finition.
Poste de conduite et habitabilité de la BMW i5
Maintenant que nous avons pu découvrir l’extérieur de la berline électrique, il est temps de nous intéresser à son poste de conduite. Et on peut véritablement dire que ce dernier a fait un vrai bond en avant par rapport à la précédente génération. En effet, la présentation devient bien plus épurée, notamment au niveau de la planche de bord qui se simplifie grandement. Celle dernière se débarrasse de tous les boutons physiques ainsi que des imposants aérateurs qui prenaient place en son centre. Mais si cela est bien plus agréable visuellement, le conducteur peut être un brin déstabilisé au début, alors que la disparition des touches rend la prise en main parfois un peu compliquée. Comme à son habitude, BMW nous gratifie d’un poste de conduite très sobre, mais cette austérité apparente est compensée par un éclairage d’ambiance qui donne un aspect futuriste à cet intérieur. Enfin, la qualité perçue est toujours très bonne, malgré quelques plastiques durs çà et là.
On notera également que le constructeur allemand fait l’impasse sur le cuir, au profit de matériaux synthétiques. La présentation est quant à elle agréable à regarder, tandis que le poste de conduite se veut résolument technologique. Et pour cause, le conducteur peut profiter d’une grande dalle incurvée de 27,2 pouces, qui associe en fait un combiné numérique et un écran tactile de 14,9 pouces. Ce dernier est très complet et moderne mais demande un certain temps d’adaptation en raison des nombreux menus. Afin de mieux rivaliser avec Tesla, la nouvelle BMW i5 propose également une sélection de jeux vidéo dans le style de ceux disponibles sur smartphone. L’habitabilité de la berline est également très appréciable, alors qu’elle affiche un empattement de trois mètres de long, au profit de l’espace aux jambes notamment. Dommage pour le tunnel de transmission qui prend tout de même beaucoup de place. Enfin, le volume de coffre est affiché à 490 litres.
Que vaut la BMW i5 sur la route ? Essai en conduite
La gamme de la nouvelle BMW Série 5 se compose de versions thermiques essence tandis que des déclinaisons hybrides rechargeables arriveront plus tard. Mais ce qui nous intéresse le plus ici, ce sont surtout les variantes électriques, connues sous le nom de i5. La première adopte l’appellation eDrive40 et s’équipe alors d’un seul moteur, installé sur l’essieu arrière et offrant une architecture propulsion. Celle-ci affiche une puissance de 340 chevaux pour un couple de 430 Nm, tandis que la vitesse maximale est bridée électriquement à 193 km/h. Les clients pourront également opter pour la version M60 xDrive plus performante, puisqu’elle se dote quant à elle d’un second moteur électrique, cette fois-ci installé sur l’essieu avant. De ce fait, elle développe une puissance totale de 601 chevaux pour 820 Nm de couple. Mais vous vous en doutez, ce n’est pas cette variante qui représentera le plus gros des ventes.
En effet, il s’agira surtout de la première variante, qui joue alors le rôle d’entrée de gamme. Et soyez rassuré, elle ne manque pas non plus de performances, alors qu’elle réalise le 0 à 100 km/h en six secondes, ce qui reste très honorable. Et pour cause, on se rappelle qu’elle profite d’une accélération très franche grâce au couple instantané, disponible dès la première pression sur la pédale de droite. Ce qui permet de compenser son poids assez élevé affiché à 2 130 kg à vide tout de même. Un beau bébé donc que cette BMW i5, qui se destine avant tout à être une bonne routière et qui se montre à l’aise sur les autoroutes et les voies rapides. D’autant plus qu’elle s’équipe en option d’une suspension adaptative qui fait évoluer l’amortissement en fonction du mode de conduite choisi. Si la configuration sport rend la voiture plus dynamique, nous lui avons préféré le mode standard, qui offre un bon compromis entre rigidité et confort.
Dans les virages, la berline électrique se comporte étonnamment bien, malgré son poids. S’il ne faut évidemment pas s’attendre à un véritable tempérament dynamique, l’auto vire tout de même à plat et se montre saine et rassurante. Cependant, on notera tout de même une petite tendance au survirage lorsque l’on accélère un peu le rythme dans les courbes. Mais rien de rédhibitoire pour autant, sachant que la berline est avant tout une routière. Cependant, elle se débrouille étonnamment aussi très bien en ville, grâce notamment à ses roues arrière directrices en option. Ces dernières permettent de réduire le diamètre de braquage à seulement 1,9 mètre. Une valeur plus que correcte qui facilite les manœuvres, de même que les nombreuses caméras, dont celle à 360 degrés. On apprécie également que la voiture se dote d’un freinage régénératif très fort, qui permet de ne rouler qu’avec une seule pédale, ce qui est très appréciable dans les embouteillages.
Un mode permet également de laisser la voiture gérer seule la puissance de ce dispositif, en fonction de la topographie de la route et de la navigation GPS. À vrai dire, la voiture offre de bonnes performances dans l’ensemble et remplit bien sa mission. On regrette cependant qu’elle ne soit pas dotée d’un vitrage feuilleté, qui aurait encore plus amélioré l’insonorisation qui demeure perfectible à haute vitesse. La consommation est quant à elle annoncée à 15,9 kWh/100 km en cycle mixte, tandis que l’autonomie est affichée à 582 kilomètres selon l’homologation WLTP. Enfin, il faut compter environ 25 minutes pour passer de 10 à 80 % sur une borne rapide en courant continu à une puissance maximale de 205 kW. À noter que la voiture repose sur une architecture 400 volts et non 800 comme certaines de ses rivales.
Notes et avis sur l’essai de la BMW i5
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | La BMW i5 se modernise et arbore des lignes plus anguleuses, qui restent assez clivantes |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | La berline mise tout sur le confort, et se montre assez convaincante en tant que routière mais elle manque de dynamisme |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Avec son coffre de 490 litres et ses nombreux rangements, la i5 est pratique mais pas forcément la meilleure du segment ! |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️ | La BMW i5 démarre à partir de 76 200 euros, un prix qui reste élevé au vu des équipements… |
Bilan de notre essai de la BMW i5
Avec cette nouvelle i5, BMW nous offre une proposition intéressante et complète, offrant de bonnes prestations dans l’ensemble. De quoi rivaliser frontalement avec les Tesla Model S et autres Mercedes EQE, ainsi qu’avec la BYD Seal, entre autres. Certes, quelques éléments demeurent perfectibles, mais la berline électrique devrait cependant séduire les clients, grâce notamment à son grand confort. Elle est également agréable à conduire et saine, mais il faudra aller fouiller dans le catalogue des options pour avoir une auto à la dotation complète. Car les équipements de série sont assez peu fournis par rapport aux prix, comme pour la grande majorité des voitures allemandes.
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