La Lexus LS 500h est la berline japonaise la plus huppée disponible à la vente en Europe. Découverte du haut de gamme Lexus, entre matériaux nobles et soin du détail poussé, dans notre nouvel essai auto.
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Lexus s’est forgé une solide réputation de constructeur haut de gamme dans le monde. Si ses marchés de prédilections sont plutôt en Asie et en Amérique, la marque perdure en Europe avec des produits dont la qualité de fabrication est le principal atout, en plus d’un design qui ne ressemble à aucun autre. La LS est la berline de luxe de Lexus, son produit le plus abouti en termes de soin apporté aux passagers. C’est même l’un des modèles les plus luxueux du groupe Toyota dans son ensemble, si l’on excepte la très exclusive Century V8 hybride, uniquement vendue sur invitation sur l’archipel nippon.
Extérieur et design de la Lexus LS 500h
Qui dit berline de luxe dit bien évidemment stature. Impossible de rater la Lexus LS sur la route, elle qui étale fièrement ses 5,24 m de long pour 1,90 m de large. Le design acéré cher à Lexus revêt ici une robe particulièrement classieuse avec des proportions savamment étudiée et une allure générale qui inspire l’agressivité sans pour autant verser dans le sportif et la surenchère. Les peintures proposées sont toutes singulières, à l’image du Gris Lune de notre modèle d’essai, qui change de teinte en fonction de la lumière, avec des variations tantôt froides, tantôt plus chaudes. Le tout est supporté par de belles jantes de 20 pouces polies livrées de série, dont le voile est malheureusement très exposé aux trottoirs. Et sa différence visuelle, la Lexus la cultive aussi à dans l’habitacle.
Poste de conduite et habitabilité de la Lexus LS 500h
Bois, aluminium, cuirs fins, ajustements au cordeau… S’installer à bord de la Lexus LS est un éveil des sens autant qu’une expérience apaisante. Rien d’agressif n’a sa place ici, et cela va du dessin très simple mais subtilement courbé de la planche de bord jusqu’aux boutons qui cliquent de manière douce, sans son clinquant ni effet plastique dur. La nippone impressionne par son soin du détail, tant il semble qu’absolument chaque recoin a été pensé pour être le plus agréable à utiliser, toucher ou regarder. Les sièges avant sont évidemment réglables dans tous les sens possibles si bien que l’on trouve rapidement une position de conduite idéale alors que l’on peut aussi choisir de se faire masser avec plusieurs programmes qui intègrent en outre le chauffage de l’assise et/ou du dossier, le cas échéant.
En bonne limousine, ce sont évidemment les passagers arrière qui disposent de toutes les attentions, en particulier la personne assise dans le fauteuil diamétralement opposé à celui du chauffeur. Le siège passager avant peut en effet se replier sur lui-même, laissant une place gigantesque au siège arrière, qui peut donc s’allonger comme un transat, avec un repose-pieds dépliable. Encore une fois, massages, ventilation et chauffage sont bien évidemment de la partie, histoire de se mettre dans les meilleures conditions possibles pour apprécier la très bonne sono Mark Levinson. Cette dernière compte 23 haut-parleurs et restitue un son clair, détaillé et bien spatialisé. Mais ceux qui préfèrent s’isoler peuvent aussi appairer ou brancher un casque et profiter de l’écran fixé au siège avant et relié au lecteur Blu-Ray situé entre les sièges arrière. Il y a même une prise HDMI pour raccorder un ordinateur ou tout autre appareil multimédia ! Vous l’aurez compris, rien ne manque à l’appel et si l’effet « wow » que procure l’écran rétractile 8k présent dans les BMW i7 et Série 7 n’est pas là, il y a tout de même largement de quoi profiter de son voyage dans un grand confort. Pour une voiture initialement présentée en 2017, rien ne manque à l’appel.
Que vaut la Lexus LS 500h sur la route ? Essai en conduite
En bonne berline de luxe, la Lexus LS est le plus à son aise sur les longs rubans autoroutiers, où elle avale les kilomètres par paquets de 100. SI ce n’est quelques bruits d’airs que l’on aimerait un peu moins prononcés à haute vitesse, la LS offre tout le confort que l’on est en droit d’attendre d’une auto de ce standing. La suspension pneumatique gomme efficacement toutes les grosses aspérités de la chaussée, les sièges ultra-rembourrés ne sont pas fatigants après 600 km, et les 70 l de réservoir permettent d’aligner plus de 700 km d’après nos relevés, avec une consommation moyenne de 9,6 l/100 km. Un score qui n’a rien d’indécent pour une berline hybride de cette taille et qui revendique 2 410 kg sur la balance. Quand la route devient tournoyante, il n’est pas incongru de mettre le mode Sport pour durcir un peu le châssis et ainsi bénéficier d’une auto qui se tient mieux, sans s’affaisser sur ses appuis. Le confort général n’en est pas franchement impacté, si l’on excepte quelques trépidations impossibles à éradiquer avec de lourdes roues de 20 pouces. Il ne faut évidemment pas attendre de la japonaise qu’elle soit aussi dynamique que ses concurrentes allemandes, souvent dotées de roues arrière directrices. Mais en respectant son rythme, il n’y a rien que la LS ne puisse faire, y compris évoluer sur de sinueuses routes de montagne.
Lexus oblige, la LS n’est vendue qu’en version 500h, c’est-à-dire hybride simple non rechargeable (c’est la seule de son segment dans ce cas) avec un V6 3.5 essence combiné à un moteur électrique pour une puissance totale de 359 ch. Le tout fonctionne de manière transparente et transmet sa puissance via une complexe boîte de vitesses maison composé d’une part d’un train épicycloïdal qui fonctionne comme une boîte à variation continue CVT, et d’autre part d’une boîte automatique à convertisseur classique, comptant 4 rapports. Tout ce beau monde opère de concert pour garantir une réponse rapide lorsque l’on écrase l’accélérateur, tout en étant le plus efficient possible sur voie rapide. En de rares occasions, quelques très légers à-coups sont perceptibles à basse vitesse, mais ces derniers ne sont pas envahissants.
Notes et avis sur l’essai de la Lexus LS 500h
| Catégorie | Note sur 5 | Avis Caroom |
|---|---|---|
| Esthétique | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | On aime ou on déteste la patte Lexus, mais la LS est d’une grande élégance quand elle évolue dans la circulation. |
| Conduite | ⭐️⭐️⭐️⭐️ | Confort et rythme sénatorial sont le meilleur moyen de décrire cette grande berline qui s’apprécie aussi, si ce n’est plus, aux places arrière. La LS est très agréable sur long trajet. |
| Praticité | ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ | Le diable se cache dans les détails et Lexus l’a compris, avec un habitacle très bien fini et agréable. |
| Rapport Qualité/Prix | ⭐️⭐️⭐️ | Très chère mais singulière, la Lexus est un peu à part à cause de ses choix technologiques. Il est donc difficile de la confronter directement à la concurrence. |
Bilan de notre essai de la Lexus LS 500h
Difficile de catégoriser cette berline très haut de gamme qui se veut foncièrement différente de ses concurrentes. Elle n’est peut-être pas la plus rapide, puissante ou fun à conduire, mais elle propose une vision du luxe chaleureuse et très attachante. On se sent comme à la maison à bord de la Lexus LS 500h, qui laisse la froideur technologique à ses rivales pour se concentrer sur l’expérience sensorielle. Notre version d’essai 4×4 s’échange contre 152 900 euros, mais ceux qui n’ont pas besoin de la transmission intégrale peuvent tout à fait se satisfaire de la version propulsion, moins chère (dès 112 900 euros) et qui fera tout aussi bien tout en consommant un peu moins. Choisir la Lexus plutôt qu’une BMW, une Mercedes ou une Audi, c’est donc privilégier une vision un peu différente du luxe qu’à travers le prisme européen, et qui n’est, en définitive, pas moins raffinée.
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